Pourquoi je quitte les milieux militants sur internet

Trigger warning : Violences psychologiques, suicide.

2700 Mots
Temps de lecture : 20 minutes

Je suis doucement rentré dans le milieu militant au fur et à mesure des deux dernières années. Cela s’est fait par deux mediums principaux : 1/ La création d’un compte twitter et 2/ La fréquentation de groupes militants sur Facebook.

J’avais commencé un article humoristique pour dire à quel point j’en avais ma claque, de ce milieu. Je m’intéresse aux subcultures depuis toujours. Une subculture (« sous-culture ») est « une culture partagée par un groupe d’individus, se différenciant ainsi des cultures plus larges auxquelles ils appartiennent. » Elle peut être « alternative » à la culture dominante (mainstream), voir se déclarer « anti » mainstream (counterculture).

I – Des Subcultures et des milieux militants

J’ai été spectateur et/ou acteur dans les communautés juive, geek, *tousse* PUA *tousse*, végane, polyamoureuse, athée, childfree, féministe, antifa… J’ai même eu la chance d’observer la communauté furry (fort intéressante au demeurant). Vous me croirez, j’imagine, si je vous disais que ces subcultures fonctionnent plus ou moins toutes de la même façon.

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Ce qu’il faut comprendre à propos du monde des pailles rigolotes en plastique, c’est qu’il y a deux camps : les professionnels et les amateurs. Le milieu des amateurs est bourré de disputes idiotes , avec des échauffements entre les membres principaux et un groupe séparatiste qui se concentre sur les boucles
Les subcultures humaines sont disposées en fractale : elles sont infinies

Une chose qu’ont en commun tous ces groupes, c’est la reproduction des structures hiérarchiques. Même dans les milieux politiques les plus anarchistes, on recommence, inlassablement, à recréer les schémas de la société de domination. On voudrait détruire ces structures oppressives, et c’est ce qu’on fait dans un premier temps… Avant d’immédiatement reconstruire une nouvelle hiérarchie sur les décombres encore fumants de l’ancienne. Bien sûr, ça ne sera pas la même chose. Les normes auront bougé. Mais elles seront toujours là : on aura juste remplacé un étron par un autre (celui-là recouvert de paillettes, pour faire plus joli).

Un exemple assez évident de normes subissant un léger décalage sans être réellement remises en questions : les normes de beauté.

À gauche : beauté de magasine. Femme blanche, mince, peau lisse, eyeliner, pas de tatouages ni de piercings, cheveux colorés (couleur naturelle), yeux clairs

À droite : beauté « alternative ». Femme blanche, mince, peau lisse, eyeliner, tatouages et piercings, cheveux colorés (couleur non naturelle), yeux clairs

Le déplacement des normes dépend de la sous-culture en question, bien que la plupart des normes sociales se retrouvent d’une sous-culture à une autre. Si vous êtes mince, par exemple, il faut chercher longtemps avant de trouver une subculture dans laquelle cela ne vous avantage pas, bien que cela finisse toujours par se trouver.

Le milieu des militants SJW (social justice warrior) est assez particulier. Là ou dans la société mainstream, on est avantagé si on est un homme blanc cis hétérosexuel riche (etc), dans le milieu militant on va privilégier les opprimés, c’est à dire ceux qui n’ont pas ces privilèges. Cette discrimination positive est globalement une excellente chose : il est souhaitable que les opprimé(e)s aient un endroit où ils/elles gagnent un peu de valeur, ne serait-ce que pour l’empowerment, sans lequel la lutte pour les avancées sociales reste perdue d’avance.

Cela amène cependant à des situations très étranges. Chose unique, dans ce milieu, on va chercher à revendiquer un maximum d’oppressions pour acquérir du statut. J’ai par exemple vu une personne soutenir qu’elle n’était pas blanche, plusieurs fois, et ce devant des racisées. Plus tard, il s’est avéré que cette personne se disait non-blanche parce que, tenez vous bien : « en été, je bronze ». Deux semaines plus tard, on avait l’affaire Rachel Dolezal qui éclatait aux États-Unis.

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Pourquoi reproduit-on perpétuellement des schémas hiérarchiques oppressifs ? Je ne suis pas sociologue, mais je pense que la réponse est assez évidente. Une sous-culture est par définition issue de la culture mainstream. On croise tous les jours un bienheureux qui s’imagine que la sociologie ne s’applique pas à lui, qu’il est le maître de son propre destin sans aucune influence extérieure. C’est évidemment un leurre : nier que nous sommes perméables à la pression sociale, c’est s’empêcher de déconstruire nos valeurs oppressives en profondeur. C’est une manière de se donner de l’importance, du pouvoir… ce qui permet de nous élever dans ces mêmes échelles sociales.

Un cas intéressant à commenter est celui de la position des trans NB amab (personnes transgenres s’identifiant comme non binaires, ayant été assignées mâles à la naissance) dans les milieux militants. Il faut savoir qu’un certain nombre de ces personnes (anciennement socialement identifiées comme masculines) conservent une bonne partie de leurs privilèges masculins. Il est donc possible, par exemple, que certain.es fassent du mansplaining, ou aient un passing tel qu’iels ne soient pas harcelé.es dans la rue.
L’opinion d’une personne trans NB amab sera parfois plus écoutée dans les groupes militants que celle d’un homme cis-hétéro. Je ne cherche pas à savoir ici si c’est une bonne chose ou pas. Par contre, en réaction à ça, on a vu des militants féministes (et pas des TERFs) déclarer que tel.le trans NB amab est en réalité un homme qui cherche à se donner de l’importance… Ce qui est extrêmement malsain. La dernière fois que j’ai checké, on ne se permettait pas de juger des identités et orientations sexuelles d’autrui.

Bref, même le militant le plus prudent n’échappe que difficilement aux batailles d’égos et à la reproduction des structures oppressives.

II – De la toxicité des milieux militants

Par où commencer pour parler de la toxicité en milieux militants ?

Pendant que je rédigeais cet article, l’Elfe sur Lesquestionscomposent a sorti un -exceptionnel- texte à ce sujet, je vous invite fortement à le lire. Il résume longuement tout ce que je voulais dire ici.

Je pourrais ensuite citer cet article, traduction française disponible ici. L’autrice a également écrit cette suite.

Comme l’expliquent ces textes, la moindre erreur ou le moindre aveux dans le milieu militant peuvent déclencher des tempêtes de merde. J’ai déjà parlé de la Police Végane qui m’a harcelé pendant un mois entier. C’est hélas seulement un exemple parmi d’autres. Le moindre propos problématique peut entrainer des conséquences graves. Or, il est extrêmement difficile de ne pas faire d’erreur : les notions militantes sont parfois assez avancées, et il y en a beaucoup à connaitre. Une erreur de « tokenism » par exemple (Un concept assez peu accessible, à ne pas confondre avec le « racial quota« ) est si vite arrivée (ce qui a par exemple entrainé un déferlement d’insultes envers une certaine militante féministe). Et il ne s’agit pas là d’une lutte Dominant Vs. Opprimé. Dans le milieu militant, nous souffrons quasiment tous d’une oppression ou d’une autre. L’autrice des questions composent a été harcelée pour propos neurophobes (critique des Hauts QI), étant elle-même à haut QI.

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Bien sûr, il serait malvenu de critiquer la réaction des victimes offensées : leur colère est légitime. Cependant, il faut remarquer que : 1/ Si les victimes étaient les seules à s’exprimer sur le sujet, la situation serait extrêmement moins angoissante. 2/ Le format internet, en plus d’être déshumanisant, peut entrainer des effets de réponse disproportionnée. Un  propos problématique mérite d’être remis à sa place par les concerné.es, sèchement, peut-être même violemment, d’accord. Mais combien de réponses violentes sont trop de violence ? une centaine ? Mille ?

L’exemple Justine Sacco illustre bien le problème : cette femme est devenue célèbre en quelques heures après une blague raciste de -très- mauvais goût sur twitter. Elle ne semble pas plus raciste que la moyenne : elle a par contre omis à quel point ses propos étaient déplacés et choquants. Elle a été harcelée des mois sur tous les réseaux sociaux et chez elle, et renvoyée de son travail. Pourquoi aller si loin pour harceler cette femme, plutôt qu’aller par exemple taper du suprémaciste blancs ? Twitter n’en manque pas. Je pense que la réponse disproportionnée qu’elle a reçu peut être critiquée sans que cela ne soit qualifiable de tone policing… Et on m’a également fait remarquer qu’il aurait été bien possible qu’un homme dans la même situation ne se fasse pas harceler autant.

Il y a tellement à dénoncer, dans la violence qu’on a pu voir dans les milieux militants… Voir un jeune trans se faire accuser d’être cis transphobe par exemple, alors qu’il est trans, mais ne peut pas sortir du placard. Voir des militants essayer de déterminer si je suis bisexuel ou pas, juger de mon orientation sexuelle pour voir si j’ai du Militant Cred ou pas (Cf. ce dont on discutais plus haut : le corolaire de vouloir se trouver des oppressions, c’est essayer d’en enlever à autrui).

Et non, il ne suffit pas pour les victimes de « couper internet ». Parce que c’est impossible d’échapper complètement à Internet en 2015. Parce que parfois, le harcèlement se poursuit sur d’autres espaces. Et parce que pour certaines, la vie sociale se résume à internet, et couper internet c’est synonyme de mort sociale. Il est tout aussi logique de dire aux victimes de harcèlement au travail de ne plus aller au travail, ou aux victimes de harcèlement de rue de ne plus foutre les pieds dans la rue.

Ce qu’on ne réalise pas forcément, c’est que les milieux dans lesquels on évolue prennent une importance démesurée à nos yeux. Certes, une communauté ne représente qu’une infime partie de la population, mais à l’instar des poissons dans un aquarium, les acteurs de cette communauté perçoivent leur environnement comme le tout. Notre environnement, c’est notre monde, c’est notre vie.

Pour illustrer comment notre environnement fermé prend une ampleur démesurée dans nos vies, je vais citer un exemple extrêmement frappant que j’ai vécu personnellement : les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE). Pendant un an, j’ai évolué dans ce microcosme étrange qu’est l’intérieur d’une classe prépa d’élite. Des valeurs étranges évoluent dans ce petit milieu ultra-fermé : on est convaincus que si nos notes ne sont pas assez bonnes, notre vie sera finie. Que la pire chose qui puisse nous arriver, c’est d’échouer et de finir à la fac (quelle horreur !). Que notre vie sera finie, qu’on arrivera jamais à rien. Cela semble ridicule, 10 ans après, mais sur le moment on en est persuadés. Prenez des ados paumés, mettez les suffisamment sous pression, coupez les du monde, récoltez le drame. Ils sont rares, les taupins qui n’ont pas connus le suicide d’un.e camarade, et je n’échappe pas à la règle.



studyingSi tu échoues, c’est la mort. Ah, et, no pression, hein, y’a pas que les études dans la vie. Maintenant remet-toi au boulot.

[Et ne me répondez pas que « aucune statistique ne permet d’établir que le taux de suicide est plus élevé en classes prépa » : il y a une raison pour laquelle ces statistiques n’existent pas, c’est qu’on refuse de les faire]

Le harcèlement qui a lieu régulièrement sur les réseaux sociaux militants pose en réalité une question simple : à quel moment est-ce qu’on quitte la colère légitime pour rentrer dans la haine la plus crasse ?

III – De mon départ des milieux militants

J’ai reçu de nombreuses critiques pour mes articles. La grande majorité est positive. Mais s’ouvrir à la critique, c’est également prendre le risque d’être blessé, comme le dit si bien the oatmeal :

Sans titreComment je me sens après avoir lu 1000 commentaires intéressants et positifs sur mon travail, et 1 négatif
 Tout l’internet me déteste 🙁 

Cela ne signifie pas que je ne suis pas ouvert à la critique négative, ni même que je ne la désire pas. Cela explique par contre que l’opinion d’une poignée de personnes puisse m’affecter, quand bien même la plupart de ces personnes sont connues pour être parmi les plus malsains des militants du net. Si l’on rajoute la violence militante par dessus, et même parfois du harcèlement et cyber-bullying, on comprend combien le prix pour partager ses articles dans l’espace militant est élevé.

De mes articles et de mon image sur internet, on m’a construit un drôle de personnage dans certains coins sombres des milieux militants. Je serais donc apparemment un faux ex-PUA en réalité vrai PUA (PUA = communauté problématique de dragueurs en ligne) infiltré dans les milieux militants et féministes pour baysay, mais également un manipulateur pervers narcissique extrêmement doué. Tellement doué que tous les gens qui me connaissent ne s’en rendent pas compte, seuls celles et ceux qui ne m’ont jamais rencontré ont réussi à me percer à jour. C’est assez insultant pour mes ami.es, et aussi pour toutes les véritables victimes de pervers narcissiques.

Déjà, s’il est vrai que je suis un ex-PUA (ce que je n’ai jamais caché), je ne comprend pas l’intérêt de me désigner péjorativement par ce terme. Est-ce logique d’appeler les militants « Ex-sexistes » ? Ou les véganes « Ex-carnistes » ? Est-ce qu’on pense que les gens ayant des opinions problématiques ne peuvent pas changer ? Et alors, pourquoi on milite, si c’est pas pour changer ces opinions ? On fait quoi de ces personnes, on les brûle toutes ? Je reviens sur ce qu’on a dit plus tôt sur la haine et la colère : la colère est supposée se diriger contre quelque chose d’actuel. Cette utilisation-là du terme « Ex-PUA », par contre, est du domaine de la haine. Sans vouloir diaboliser la haine outre mesure, celle-ci ne semble pas vraiment un outil militant fiable.

Voici d’autres commentaires que j’ai entendu à mon sujet :

-« Il faut sauver son amoureuse de son emprise » (mon amoureuse va très bien, elle vous remercie.)
-« Elle n’est pas partiale parce qu’elle couche avec » (Mon pénis est-il si incroyable qu’il transforme l’opinion des gens à mon sujet ?)
-« Ce connard a supprimé des articles problématiques de son blog ! » (Donc la bonne chose à faire ça aurait été de les laisser ?)
-« Certaines personnes l’aiment beaucoup trop pour que ce soit sain. C’est la preuve que c’est un manipulateur » (Mon égo part loiiinnn.)
-« C’est un masculiniste déguisé » (C’est connu, le passe temps préféré des masculinistes est de se déguiser en pro-féministes, c’est une occupation tellement virile.)

Et sinon, de quel droit vous débattez et jugez mon orientation sexuelle, tout en citant pour cela des extraits de mon blog, que j’ai écrit avant mon coming-out ? Pourquoi est-ce que c’est uniquement les gens qui ne m’ont jamais rencontré qui se permettent de me juger ? En quoi suis-je si dangereux ? Et surtout : où sont les témoignages de victimes qui appuient ces dires ? Même les ancien(ne)s ami(e)s avec qui je ne suis pas resté en bons termes (hélas ça arrive) s’accordent à dire que je ne suis aucunement une personne dangereuse.

On en revient à un problème fondamental dans le militantisme : on juge des personnes plutôt que juger des opinions ou des actes. Pourquoi ? Simplement parce que notre égo se nourrit davantage de ce que l’on est ou n’est pas, plutôt que de ce que l’on dit. Pour gonfler mon égo, il faut que ce soit Moi qui soit une personne de valeur, plutôt que mes opinions. Il faut que ce soit l’ennemi qui n’ait aucune valeur, plutôt que ses opinions.  Il est plus valorisant de se sentir intrinsèquement meilleur, plutôt que juste se dire que nos opinions sont plus justes. On retourne ainsi dans une conception hiérarchique essentialiste de la société.

Je prend un exemple simple. Une femme trans ayant exprimé des opinions biphobes à mon égard s’est vue reprocher ses dires… Ce qui a donné lieu à ce tweet, de la part d’une de ses amies :

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Deux choses à commenter :

1/ Je suis ni neurotypique ni hétéro, merci pour l’invisibilisation des oppressions

2/ J’ai une idée : et si on arrêtait de « traiter » les gens, de les juger en permanence, et si on s’occupait plutôt de leurs propos ? A ce que je sache, des paroles biphobes sont toujours biphobes, mêmes prononcés par une femme trans.

Mais okay, pas de soucis. Si c’est bien ça le milieu militant, s’il continue dans cette violence et dans ces délires, j’en sort sans regret. Je vous le laisse.

Je m’y suis fait des amis géniaux. J’ai énormément appris (en particulier sur l’éthique). J’ai fait mon éducation de militant. J’ai le sentiment d’en avoir retiré tout ce qu’il y avait à en retirer, qu’y rester plus longtemps sera maintenant contre-productif pour mon évolution personnelle et ma production écrite. Entre ma dernière dépression et la violence à laquelle j’ai été confrontée dans les milieux sociaux (on se moquera de moi pour cette phrase : les mecs cis n’ont pas de raisons suffisantes pour souffrir, il parait), je n’ai pas pu écrire sur ce blog pendant deux longs mois. C’est dommage.
J’ai quitté Twitter un mois. J’ai imprimé et épinglé au mur quelques uns des mails de remerciements que j’ai reçu en réaction à mes articles. Je suis allé me ressourcer dans le désert (cliché, je sais).

Maintenant, c’est bye-bye le milieu militant. Finis pour moi les dramas et les prises de têtes. Si on veut exprimer une opinion sur mon article, que ce soit un encouragement ou une critique acerbe, ça se passera uniquement sur le blog, après filtration des trolls (oui, je sais faire la différence entre un troll et une critique acerbe, rassurez-vous).

Et comme on ne gagne pas de followers en gueulant ici, quelque chose me dit que ça calmera pas mal de monde.

Edit : J’ai lu une critique de cet article assez intéressante sur ce blog et je souhaite y répondre brièvement :

  • Le milieu militant inverse-t-il réellement les oppressions ?
    Je ne crois pas que mon analyse à ce sujet soit masculiniste puisque j’appuie le fait que la société mainstream fonctionne différemment. L’autrice insiste cependant sur le fait que la hiérarchie sociale n’est pas inversée mais bel et bien toujours présente dans les milieux militants. Il est possible que mes propos soient un peu forts à ce sujet et je vais m’autoriser à davantage de réflexion à ce propos.
    Il était par contre plus que maladroit (disons-le : complètement couillon) de linker « oppressions inversées des normes de minceur » sur un article définissant le fat-fetishism. Mes excuses pour cela.
  • Concernant la note sur le militantisme en tant que développement personnel :
    Dans mon paradigme, la société est constituée de la somme de ses composants, c’est à dire de nous, les individus. Ainsi, une étape essentielle du militantisme est la déconstruction de nos propres opinions problématiques, ce qui relève au moins partiellement du développement personnel. Ainsi, développement personnel et militantisme sont vaguement liés, ce qui ne signifie aucunement que je sous-entend qu’il s’agisse de la même chose. On est supposés militer pour changer le monde, et non pas dans un intérêt personnel (encore que je ne pense pas qu’il soit négatif de « faire le bien autour de soi » dans notre propre interêt. Cela ferait un fort intéressant sujet de philo de bac). Je tenais donc à clarifier ma position là-dessus. Ce qu’il faut comprendre de ce passage, c’est simplement la citation mainte fois répétée : « Be the change you want to see in the world » (soyez le changement que vous voulez voir dans le monde).

Pour aller plus loin :

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