Dossier : Le « Marché Romantique et Sexuel », Partie 1 : Les femmes sont-elles des privilégiées ?

Temps de lecture : 15 minutes
Niveau de bullshit sexiste : Dangereusement élevé

À parler d’amour, on entend souvent revenir une certaine théorie, celle de l’économie de marché sexuelle et romantique.

Cette théorie ne date pas d’hier : elle est popularisée par Houellebecq depuis 1994 avec son célèbre Extension du domaine de la lutte. C’est un sujet qui deviendra récurrent dans quasiment tous ses livres : cet auteur aura construit toute sa carrière sur le thème de la « frustration sexuelle masculine » (sic) au sein du « marché romantique et sexuel ». Le fait qu’il soit un des auteurs français les plus vendus et connus est un indice éloquent à propos de la psyché générale de notre société.

Nous allons entamer un dossier en plusieurs parties, qui explorera ce concept. Attention, nous allons plonger dans de la psychologie normative ultra-sexiste. Le langage utilisé sera la plupart du temps cis-hétérocentré, parfois même violent, et désespérement normatif. Je tiens à m’en excuser, mais hélas il est parfois nécessaire de se salir les mains pour défaire les constructions sociales… Accrochez vos ceintures, et essayez de faire en sorte que votre dernier repas reste dans votre estomac.

Dans ce dossier sur le « Marché romantique et sexuel »,  nous allons définir très sommairement cette structure sociale supposée, puis nous développerons détails, sources et exemples au fur et à mesure de plusieurs articles. Dans cette toute première partie, on se penchera d’abord sur l’un des mythes les plus tenaces lié à ce mode de pensée : le privilège féminin au sein du marché.

Le marché romantique et sexuel, c’est quoi ?

Il s’agirait d’une forme d’organisation sociale (comme le patriarcat), dans laquelle nous serions acteurs et consommateurs, exactement comme nous le sommes dans le marché monétaire.

Cette théorie se base sur plusieurs principes :

1/ La romance et/ou le sexe sont, comme l’argent, des ressources limitées. Ce principe se base lui-même sur les observations suivantes :

  •  Chaque individu ne peut en offrir qu’une quantité limitée, voir très limitée. Dans une société majoritairement monogame, chaque personne  n’est supposée ne pouvoir offrir de la romance/du sexe qu’a une seule personne.
  • La plupart des individus sont en recherche permanente de romance et/ou de sexe.
    Ce dernier point varie énormément selon la dose de sexisme que l’on incorpore dans la théorie. La version la plus usuelle dit que « les femmes cherchent de la romance, tandis que les hommes cherchent du sexe », pour des raisons biologiques essentialistes.

2/ Le genre masculin étant en permanente recherche de sexe, et le genre féminin ne permettant qu’un accès limité à ses ressources sexuelles, cela entraine les conséquences suivantes :

  • Les femmes sont « les gardiennes » du sexe : objets passifs n’ayant pas à faire d’efforts pour coucher.
  • Les hommes, n’ayant pas accès à des ressources sexuelles abondantes (sauf quelques privilégiés), sont en perpétuel état de frustration sexuelle.

Nous allons étudier en détail ces idées, pour voir de quoi il en retourne. Une précision pour la suite du texte : étant donné que la norme sociale dicte que romance et sexe vont de pair (ce qui évidemment occulte les asexuels/aromantiques), on parlera de marché romantique OU sexuel de manière interchangeable, bien que ce ne soit évidemment pas la même chose.

Du point de vue des hommes, les femmes sont des privilégiées.

Les privilèges ont ceci d’horrible que, quand on les a, on ne s’en aperçoit pas.
Ainsi, les hommes sont persuadés d’être les grands perdants de ce « marché romantique et sexuel ». Les injonctions masculines à la virilité et au succès (qui sont nécessaires pour gagner la course à la domination), font que les garçons doivent apprendre à séduire les filles. Les filles n’ayant pas cette obligation, elles peuvent se relaxer et jouer les princesses courtisées par moultes chevaliers et princes charmants. La société leur mâche tout le travail !

Du point de vue masculin, leur éternelle frustration sexuelle est une des pires souffrances possibles . Pour plusieurs raisons :
-Physiquement : la frustration, il faut avouer que c’est pas fun.
-Psychologiquement : la frustration c’est difficile, surtout dans une société qui promet le Bonheur à qui s’établit en relation monogame longue durée.
-Socialement : c’est terrible, puisqu’un succès sexuel et/ou romantique mitigé est supposé signifier que votre valeur de mâle est faible. Votre valeur sociale dépendant de votre statut de mâle (et donc, de votre capacité à séduire de nombreuses femmes), vous êtes rabaissé socialement. Vous perdez la course à la domination, ce qui est une des pires choses pouvant arriver à un homme dans cette société.

C’est la raison pour laquelle vous verrez énormément d’hommes chouiner à propos de leurs frustrations sur internet. Est-il possible d’imaginer pire souffrance ? Et bien en fait oui, c’est très, très possible, et les hommes le sauraient s’ils écoutaient un peu le vécu des femmes au lieu de pleurer sur leur sort.

Quelle est la vraie situation des femmes dans le marché romantique et sexuel ?

Toute personne un minimum renseignée sur la condition féminine saurait que, non, être une femme ne garantit pas que vous ayez un paquet de bites à votre disposition (Mes excuses pour le cishétérocentrisme, j’emprunte le langage masculin normatif). Non, toutes les femmes ne peuvent pas simplement sortir en bar, se faire draguer, et bam trouver l’amour et/ou le plaisir sexuel. Oui, certaines femmes ont ces ressources, tout comme certains hommes.

Dans le cas où elles ont effectivement la possibilité de trouver du mâle à se mettre sous la dent… Et bien d’abord il faut s’assurer qu’elles vont s’en sortir vivantes, de préférence indemnes, physiquement et mentalement, et déjà c’est pas évident. A ce propos, je vais juste citer les mots parfaits de Louis C.K [attention je ne cautionne pas le personnage, il reste un comédien ultra-sexiste] sur le sujet :


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– Une femme qui accepte de sortir avec un homme est complètement folle : c’est une très très mauvaise idée. Et la survie de l’humanité repose là dessus.
– Nous sommes la menace numéro 1 pour les femmes. Mondialement et historiquement, nous sommes leur première cause de problèmes et de mortalité, nous sommes la pire chose qui leur soit jamais arrivée.
– Je ne sais pas pourquoi les femmes sortent encore avec des hommes, étant donné qu’il n’y a aucun pire danger pour elles.
– Pour les hommes, notre danger numéro 1, c’est l’arrêt cardiaque. Voilà. C’est le coeur qui te dit « Mec, je peux plus continuer, je te le dit depuis trois infarctus, arrête de déconner »
– Mais les femmes sortent encore avec les hommes ! « Oui, je vais sortir avec toi, seule, la nuit ». Êtes-vous folles ? « Salut, où on vas ? » « Statistiquement, à ton enterrement ».
– Si vous êtes un homme, essayez d’imaginer que vous ne pouviez sortir qu’avec des créatures mi-lion mi-ours, et que vous seriez là à chaque fois à vous dire : « Ugh, j’espère que celui là est gentil ».

Deuxièmement, pour les femmes qui auraient eu la chance de tomber sur un homme pas trop violent (physiquement et/ou psychologiquement). C’est bien, c’est cool, elles vont pouvoir avoir du sexe !
Pas si vite, papillon. C’est pas si simple. Il ne faut pas oublier qu’une écrasante majorité des hommes est extrêmement sexiste. Et pourquoi, oh bon dieu, pourquoi une femme voudrait-elle coucher avec un homme sexiste ? Je rappelle que les valeurs sexistes dictent que les femmes ne sont pas supposées coucher avec les hommes en général !
Coucher avec des hommes, c’est « se salir ». C’est « se donner », c’est « céder » quelque chose. Quelque chose, on ne sait pas trop quoi, mais qu’une femme qui « se donne » perd, à commencer par sa virginité (un concept oppressif utilisé pour contrôler le corps féminin). Et si une femme a connu trop d’hommes, elle n’est plus rien. C’est une salope, sa valeur sociale est plus basse que terre. Elle est finie.

Alors pourquoi, pourquoi coucher avec un homme dans ces conditions, puisque par l’acte même de coucher, elle va perdre de sa valeur auprès de cet homme ? Jusqu’à quel point faut-il qu’une femme soit aliénée pour qu’elle accepte de perdre de la valeur avec un partenaire masculin, pendant l’acte même qui est supposé être étalage de vulnérabilité et d’intimité ? Comment est-il encore possible que des femmes acceptent de « sacrifier une partie d’elle-mêmes », tout en sachant qu’elles se feront traiter comme de la merde en conséquence ? Elles y gagnent quoi, en fait ?

Troisièmement. Imaginons que cette femme qui désire coucher ait trouvé un partenaire pas trop dangereux et pas trop sexiste (perle rare), ou peut-être qu’elle se sent courageuse et qu’elle est prête à supporter tout ça (Dans les faits, c’est surtout qu’elle pense ne pas avoir le choix…).

C’est dommage pour elle, parce que les hommes sont nuls au lit.

Oui oui… Pas tous, non (#NotAllMenInBed), mais en moyenne générale, les hommes cis hétéros sont carrément nuls au pieu. Il suffit d’écouter ce que vos amiEs racontent pour s’en rendre compte.

C’est dommage mais pourtant c’est vrai. Plusieurs raisons à cela :

-La culture du sexisme viril, et son alliée la pornographie, qui déclament en substance que les femmes « aiment ça » de la manière la plus violente et phallocentrée possible. En dehors d’un coît brutal, point de salut ! Un vrai mâle affiche sa virilité en pilonnant des vagins en mode marteau-piqueur. S’il reproduit les trucs de dominant vus dans les pornos, c’est des points bonus. Savez-vous qu’il y a des gens là-dehors qui demandent comme cadeau à leur femme pour leur anniversaire de les laisser la sodomiser ? Ais-je besoin de décrire à quel point ce mode de pensée est malsain ?

-Le sexe, c’est avant tout de l’écoute et de la communication. Souvent, du bon sexe nécessite également de réussir à se laisser aller, à partager ses émotions et son ressenti avec autrui. Manque de chance, la communication et les émotions, c’est un truc pour les gonzesses et les pédés. Un vrai mâle viril, ça pilonne, sans amour ni sentiments.

-Le sexe est une compétence comme une autre : elle s’apprend. Contrairement à ce qu’on peut lire dans les hentaïs, personne n’est magiquement ultra-doué dès les premiers essais. Or, pour réussir à améliorer une compétence, il faut se remettre en question. Se remettre en question, ça sous-entend qu’on n’est pas parfait par nature. Que l’on est pas né mâle alpha génétiquement supérieur. En conséquence de quoi, le Vrai Mâle ne se remet pas en question, car cela blesse son égo de mâle.

-Tout ce qui entoure la sexualité féminine et le plaisir féminin est tabou et/ou très mal connu. Saviez vous par exemple qu’un hymen ne se déchirait pas et qu’il était anormal de saigner la première fois ? Moi non plus.

4dbd3a27bf301-female_organism1L’orgasme féminin n’a été découvert qu’au début du XXème siècle par cette équipe de chercheurs (Source : The Onion, journal parodique)

Résumons la situation :

Ce que les hommes pensent : Les femmes sont les privilégiées du marché romantique et sexuel car elles ont des tonnes de partenaires sexuels à leur disposition, et n’ont qu’a claquer des doigts pour se faire servir.

La réalité : Certaines femmes ont possiblement les ressources nécessaires pour avoir à leur disposition des partenaires sexuels. Elles encourent un risque de violences physiques et/ou psychologiques très important. Elles ne sont pas sensées coucher, car sinon ce sont des salopes, et si elles couchent quand même elles se font mal voir par la personne même avec qui elles ont couché. Et de toute façon, l’expérience ne sera pas forcément agréable, ce sera même souvent le contraire.

Alors, oui, les femmes aussi connaissent la souffrance de la frustration. Au niveau psychologique, c’est même bien pire pour elles. Si vous êtes une femme, vous n’êtes supposée pouvoir vous réaliser qu’a travers un homme (le célibat longue durée est bien plus stigmatisant pour une femme que pour un homme). Socialement, même si un homme avec un pouvoir de séduction faible possède une valeur sociale basse, par le simple fait de sa naissance il reste supérieur à une femme, qui elle est socialement plus proche de l’objet n’ayant pas de volonté propre, que d’une vraie personne.

Alors, Messieurs qui chouinez sur votre éternelle frustration, veuillez s’il vous plait prendre conscience de vos privilèges.

Comment confondre les causes et les conséquences, ou l’essentialisme comme mauvaise justification

Revenons sur la croyance sociale dont nous avons parlé au début de cet article :

Les femmes cherchent de la romance, tandis que les hommes cherchent du sexe, pour des raisons biologiques essentialistes

Détaillons un peu les fondements essentialistes répandus dans la culture populaire qui soutiennent cette croyance.

Cette théorie se base sur le fait que les hommes se reproduisent par une simple éjaculation, tandis que les femmes mettent 9 mois à accoucher, mois pendant lesquels elles sont vulnérables. Elles ont ensuite besoin de soutien et de protection pour nourrir et élever leur enfant.
Ainsi, pour optimiser la transmission des gènes, un homme serait « programmé » pour avoir le maximum de partenaires sexuels femmes possible, tandis qu’une femme serait « programmée » pour ne coucher qu’avec un seul homme, et établir une relation romantique afin de pouvoir faire élever sa progéniture dans les meilleures conditions.

Ce n’est ni la première, ni la dernière théorie essentialiste fumeuse largement partagée par la population. L’essentialisme, c’est cette croyance que les hommes et les femmes sont programmés d’une certaine façon à cause de la sélection naturelle, et qu’il faut en conséquence se plier aux volontés de la Nature sous peine d’un châtiment terrible.

Ainsi, beaucoup de masculinistes pensent réellement que la destruction des normes de genre par les féministes va entrainer la fin de la civilisation (oui oui).
Beaucoup d’homophobes justifient leur homophobie par le fait que « l’homosexualité n’est pas naturelle » puisque la procréation est nécessairement hétérosexuelle. De tout temps, l’essentialisme a été la méthode de prédilection pour justifier les oppressions, et ça remonte à loin, bien plus loin que juste les Rois et nobliaux du moyen-âge qui régnaient « de droit divin », comprendre « c’est comme ça, c’est la nature alors taggle ».

2310evolution-homosexualite-rpg(Source : SMBC, traduction Portail Lapin)

Au fond, la seule différence entre masculinistes et féministes tient là-dedans : chaque groupe est conscient du sexisme de la société. Les masculinistes pensent que ce sexisme est souhaitable, nécessaire et inexorable, puisque produit de la Nature, tandis que les féministes pensent qu’il est néfaste et qu’il faut s’en débarasser, puisque le résultat d’une construction sociale. Les études sociologiques et biologiques ont beau se ranger du coté des féministes, selon les conservateurs cela est probablement un complot (vous savez, le fameux complot de la « théorie du genre »).

Bref. J’aborde ce sujet, pour montrer encore une fois comment nous croyons des « vérités éternelles » qui sont en réalité de récentes constructions sociales :

[…] durant l’essentiel de l’Histoire occidentale, de la Grèce antique jusqu’au début du XIXe siècle, on supposait que c’était les femmes les obsédées de sexe et les adeptes de porno de leur époque. [La suite sur Les Fesses de la Crémière]

Cette idée que les hommes sont naturellement toujours en recherche de sexe, mais surtout pas les femmes, est tellement ancrée dans notre société que nous pensons évidemment qu’il en a toujours été ains, alors que ce fut le contraire très longtemps. Tout comme les canons de beauté ont changé (vous savez sûrement que la glorification de la minceur, par exemple, est très récente), les structures sociales aussi évoluent… Et de tout temps l’on est persuadé qu’il s’agit de la Nature, que c’est comme ça et c’est tout.

Quelle est l’explication la plus simple pour expliquer que les hommes semblent obsédés par le sexe, mais pas les femmes ? Est-ce que ce serait parce que nous avons été programmés par nos ancêtres (dont nous savons très peu) il y a des millions d’années pour agir exactement de cette manière… Ou est-ce simplement parce que nous vivons dans une société où un homme a tout à gagner à baiser beaucoup, et où une femme a tout à perdre ?

En conclusion

Pour de très nombreuses personnes, le Marché romantique et sexuel est une réalité. Comme toute construction sociale, elle devient vraie si elle est partagée par le plus grand nombre. Rapellons-nous que nous décidons tous, en tant qu’individus, de quoi est fait la société : la société c’est ce que nous voulons en faire.

Je transmet donc un message aux hommes hétérosexuels : pour l’amour de Dieu, apprenez à vous taire et à écouter. Si vous saviez écouter, des femmes vous communiqueraient davantage sur leurs vécus, et vous vous rendriez alors compte à quel point votre situation est enviable et privilégiée. C’est un bon point de départ pour faire parti de la solution plutôt que du problème.

Je transmet aussi un message aux femmes, celui-là plus simple : Bonne chance.

Pour aller plus loin :

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53 Commentaires

  1. ilenwei
    Publié le avril 12, 2015 à 12:07 | Permalien

    Merci pour cet article !
    J’ai envie d’ajouter que dans la phrase « les femmes n’ont plus qu’à se relaxer et jouer les princesses se faisant courtiser », il faut traduire « se relaxer » par « passer 3h par jour à se maquiller/coiffer/habiller/épiler etc », bref : faire ce qu’il faut pour… séduire le maaaaâle !
    Finalement, la contrainte d’apprendre à séduire le sexe opposé est tout aussi forte pour les deux bords… nous n’avons même pas cet « avantage » là.
    En tout cas, j’ai hâte de lire la suite de ta réflexion!

  2. Publié le avril 12, 2015 à 2:40 | Permalien

    Génial, je voulais écrire à peu près exactement le même article, mais il n’aurait pas été aussi bien je pense 🙂

  3. nylon
    Publié le avril 12, 2015 à 5:17 | Permalien

    Je suis d’accord sur le fait que c’est loin d’être rose du côté des femmes : elles encourent beaucoup plus de risques physiques en couchant avec un homme, elles sont traitées de « putes », etc.

    Cependant, pour ce qui est d’obtenir une relation sexuelle, les femmes ont effectivement beaucoup plus de facilité. C’est bien sûr la conséquence du système sexiste que tu décris, mais c’est un fait.

    C’est notamment criant sur les sites de rencontres. Une fille « peu attirante » reçoit des centaines de messages d’approches par semaine. A l’opposé, un mec même « moyennement attirant » ne reçoit pratiquement jamais de message, et devra en envoyer des centaines pour espérer une réponse vague et sans conviction.

    Parmis ces centaines de messages d’approche, il y a bien sûr des « machos violents dangereux » tels que tu décris. Mais la fille est théoriquement libre de choisir le type de mec « gentil geek inoffensif » (ce qui représente au moins 50% des messages). Si elles ne le font pas en pratique, c’est parce qu’elles jugent ce type de mec « inattirant », et recherchent des mecs plus « virils » (avec les dangers sus-mentionnés que cela comporte).

    Donc une fille peu attirante peu obtenir TRES facilement :
    – soit des mecs « gentils » mais peu attirants
    – soit des mecs « virils » mais potentiellement dangereux/violents/etc

    Pas des choix idéaux pour elle, OK.
    Mais le mec peu attirant, lui, ne peut obtenir littéralement AUCUN type de fille « facilement ».

    Après, je ne dis pas qu’il vaut mieux être une fille, à cause de tous les désavantages que tu cites. Mais cette « facilité » existe bel et bien (objectivement, sans jugement de valeur), et j’ai l’impression que cet article tente de la nier ou de la minimiser.

    Bien entendu, tout cela est la conséquence de notre société sexiste, qui devrait être changée.

    • Zerhariel
      Publié le avril 12, 2015 à 10:11 | Permalien

      Il y a encore beaucoup d’assomptions sexistes dans ton commentaire

      • nylon
        Publié le avril 13, 2015 à 10:11 | Permalien

        Sur quel points ?

        • Zerhariel
          Publié le avril 13, 2015 à 2:54 | Permalien

          « Donc une fille peu attirante peu obtenir TRES facilement :
          – soit des mecs « gentils » mais peu attirants
          – soit des mecs « virils » mais potentiellement dangereux/violents/etc »

          –> Mecs gentils = peu attirants
          –> lafame aime la virilitay dangereuse

          Je te conseille d’aller lire plus a ce sujet sur lesquestionscomposent =)

          • nylon
            Publié le avril 13, 2015 à 4:07 | Permalien

            Aurais-tu un lien ? (désolé, je ne suis pas familier ces blogs)
            Car ce que je constate autour de moi, c’est que oui, dans 90% des cas, « gentil = pas attirant » et « les fâmes aiment la virilitay ». Je le déplore, mais je ne peux m’empêcher de le constater très souvent, pour ne pas dire tout le temps. Je serais ravi de découvrir que j’ai tort sur ce point !

          • Sharlin
            Publié le septembre 11, 2015 à 12:57 | Permalien

            En fait l’assomption ici c’est (outre le fait que les femmes -qui aiment les hommes- aiment forcément la « virilité »), d’imaginer que les mecs « gentils » (ou Nice Guys, tu trouveras plein d’articles sur ce thème) sont moins dangereux ou violents. Il y a aussi plein de mecs qui utilisent leur « gentillesse » comme une stratégie (qui marche pas des masses, certes) de séduction (par exemple parce qu’ils ont pas les « attributs » de l’homme viril, muscles etc), mais seulement dans l’espoir de baiser et qui sont frustrés quand la femme en face ne répond pas à leurs attentes (parce qu’en très résumé, « après toute ma gentillesse elle me laisse sur ma faim, au lieu de m’apporter MON DU »). Et ce genre de mecs AUSSI peut être violent, violeur, harceleur, etc

            (mais tu as bien fait de mettre des guillemets à « gentil ». Bien sûr il y a des mecs -comme des personnes de tous les genres- réellement gentils mais dans ce cas illes ne le sont pas dans le but/attente calculée de bayzay).

    • Joka
      Publié le avril 13, 2015 à 11:09 | Permalien

      Je me sens en rogne à la lecture de ton message, nylon (même si j’imagine que c’est pas ton attention). Les « gentils geeks inoffensifs » seraient donc l’opposé strict des « mecs virils potentiellement dangereux/violents » ? Comme si le monde des hommes se divisaient entre ces des catégories, au lieu de se placer sur un continuum selon qu’ils aient plus ou moins interrogé et travaillé activement contre leurs comportements/attitudes/manières de penser sexistes/misogynes.

      C’est un peu comme de penser que les violeurs, ce ne seraient que des sales types planqués dans des parkings, attendant leur heure, et visiblement inquiétants.

      Suffit de regarder le nombre d' »affaires » de violences faites à des femmes dans la sphère tech/jeux vidéos ces dernières années pour voir que de « gentil geeks » comme tu dis, qui clament souvent ne pas se reconnaître dans le stéréotype de l’homme macho, ont pourtant des attitudes sexistes tout à fait dégueulasses, et ayant des conséquences bien réelles pour les femmes visées. Alors, geek ou pas, viril ou pas, les dangers que pointent Zerhariel sont bien présents, dans tous les cas. (Sans parler de l’incapacité/non-volonté de communiquer sur la sexualité et de se remettre en question à ce sujet, facteur de moments nazes dans le sexe, comme le dit Zer, alors des fois on se dit, à quoi bon).

      OUI, on a bel et bien des raisons pour ne pas répondre à l’intérêt d’un mec, et c’est pas (forcément) parce qu’on le juge « inattirant », contrairement à ce que t’as l’air de croire. (En plus, c’est toi qui te dit qu’un mec « gentil », si on lui répond pas, c’est forcément parce qu’il n’est pas attirant ?? Et pourquoi ça ? J’entends ça comme « les femmes n’aiment pas les hommes gentils », version de « au fond, les femmes préfèrent les machos »..
      Avec des implicites pareils, je te mettrais pas dans la catégorie des « inoffensifs », même si j’acceptais ce genre de classement binaire -_- )

      (scoop : j’ai connu des hommes qui se disent pro-féministes, sont capables de faire la leçon là-dessus, et qui ont pourtant bel et bien violé des copines endormies/ayant trop bu/pleurant en leur disant d’arrêter. Incredibeule !)

      • nylon
        Publié le avril 13, 2015 à 4:56 | Permalien

        Bien sûr, c’est une simplification. Mais l’inverse (prétendre qu’il n’existe aucune catégorie, juste des cas particuliers) est encore plus faux, ce n’est pas à des féministes que je vais apprendre ça.

        Donc selon toi, tous les types d’hommes présentent rigoureusement le même niveau de danger « potentiel », qu’il s’agisse de « gringalets sans charisme » ou de « bad boys » (par exemple) ? Question naïve, mais je te la pose sérieusement.

        • Publié le avril 13, 2015 à 5:57 | Permalien

          Nylon, tu crois beaucoup au délit de sale gueule je trouve.
          C’est impossible de deviner la dangerosité d’une personne avant de la connaître.
          Et qu’est-ce que le charisme a à voir là-dedans ?

          • chacal
            Publié le avril 13, 2015 à 8:13 | Permalien

            En effet, les filles (je globalise) dominent le marché sexuel notamment dans cette ère numérique où toute communication se réalise rapidement.

            C’est une évidence à ne pas nier. Vous avez notamment soulevé ce fossé que l’on retrouve sur de nombreux sites et applications de rencontre: AUM, Tinder et co pour citer les majeurs qui accentuent ce gap et c’est une réalité, une femme peut de nos jours cumuler un nombre invraisemblable de rencontres bien qu’elle mente souvent sur son passif sexuel, pression sociale oblige hein…

            Les cas de violences se retrouvent principalement au sein de couple, ce que mentionne Joka réprésente vraiment des cas isolés. Il est évident que l’habit ne fait pas toujours le moine mais parfois il faut savoir s’arrêter aux apparences et il faut savoir dégager des tendances sociologiques et creuser après. Effectivement, un beau garçon, souvent bien entouré socialement, par son vécu à plus de chance d’être méprisant envers les femmes que le pseudo gringalet geek. Ce dernier étant moins expérimenté, ayant moins de choix peut tomber dans un cercle vicieux qui le rendra aigri et maladroit mais haineux dans peu de cas. En somme, une autre forme de violence.
            Vous soulignez la violence des hommes mais qu’en est-il de celles des femmes ? Il y a un nombre important d’hommes battus en occident, de femmes qui extorquent leur maris notamment dans les divorces, celles qui coincent des hommes en leur faisant des enfants dans le dos ou qui jouent les victimes violées (n’assumant pas un ébat sexuel en cas d’ébriété) tout en sachant que la justice favorisera toujours les femmes (égalité ?). Ce sont également des formes de violences, et certaines femmes par cet instrument de pouvoir, en d’autres termes leur sexe, manipulent d’une manière vaniteuse, épineuse, machiavélique de nombreux garçons pour arriver à leur fins.

            Ne me parlez pas de clichés sinon faîtes du cas par cas et je vous assure que le débat sera sans fin… Je dégage des tendances.

            Pour en revenir à l’histoire du marché. Il est à noter, qu’une femme suffisamment apprêtée gagne beaucoup plus socialement que les hommes en terme de rencontres et de relations notamment par son physique. Il suffit juste d’analyser un compte Instagram ou Facebook d’une fille assez mignonne pour se rendre compte à quel point beaucoup d’hommes par frustration et envie sexuelle se prosternent devant la femme qui devient contextuellement parlant le « sexe fort.
            Prenez aussi en compte, tous ces hommes qui apprennent à séduire en ligne, qui payent des coach pour rivalisez avec des femmes de plus en plus froides. Compare cette énergie et ces sous dépénsés avec votre soi-disant maquillage de matin qui ne répond qu’à un désir égoiste.
            Tu le sais très bien qu’une fille se maquille d’abord pour elle même, pour sa confiance en elle, ensuite pour peu décomplexer face à des rivales femmes et enfin pour taper dans l’oeil des garçons. Tout converge vers son ÉGO en bref.

            Sur le marché, oui autres la période make up les femmes n’ont rien à faire en particulier les plus jolies d’entres elles qui ont plus de CHOIX. Les mass medias vendent aux femmes qu’elles doivent multiplier les conquêtes pour être épanoui, qu’elles fassent du chiffre car tout cela se réduit au marché qu’on l’entende bien et qu’elles s’empoisonnent de cocktails contraceptifs qui à mon avis peuvent causer de nombreuses répercussions mentales et psychologiques (On verra dans 30 ans pour avoir suffisamment de recul). De ce fait, nombreuses femmes copient les hommes dans ce qu’il y a de plus « bas » et certaines en sont fiers et ne l’hésitent pas à le partager sur des forums ou auprès de leurs ami(e)s. Généralement, ces gens ont une faible estime de soi, ont peur de la solitude ou n’arrive pas à combler un manque émotionnelle. Les cas sont diverses, mais il en ressort un taux plus ou moins élevé d’un déséquilibre psychologique qui n’a rien avoir avec le leitmotiv « carpe diem » « Profite de la vie, on ne vit qu’une fois » à 2 franc 5 sous »…

            Joka, les femmes répondent à l’intérêt des très beaux hommes, il ne faut pas se mentir. Durant ces instants, vous êtes beaucoup à baisser la garde, quel que soit le passif du jeune homme. Quand l’homme en question est grand (+1m80), soit disant viril car il a une barbe, style semi-hipster. Un idéal représentatif du moment, vous cédez (dixit: instagram: mecsmetroparis). Fonctionnant par mimétisme sociale, nombreuses d’entres vous répondront à ce genre de garçon car vous êtes attirés par ce qui est déjà convoité. Exemple d’un restaurant vide ou d’un autre rempli. Dans lequel vas-tu aller manger ? Être le plus rassuré ?

            Je vais finir avec les goût des femmes. Il est fort probable voire implacable que 95% des femmes jettent leur dévolu sur un homme inspirant la confiance en soi, un bon statut social (le plus important > richesse > consommation > sécurité) avec un brin de machisme qu’un monsieur simplet passe partout. Le désir est élémentaire dans un rapport de force dominant / dominé. Une femme qui a un statut égal ou supérieur à son mari, se séparera de lui ou le tournera en bourrique (amant, chantage).

            Hommes comme femmes ne sont pas multitâches, renseignez vous sur l’origine du mariage, des couples, de l’avènement de la prostitution. Il est difficilement possible d’être à la fois bon père, meilleur ami, bon conjoint, bon amant et bon je ne sais quoi vice versa pour les femmes. La société nous impose une fausse pression pour entretenir une forme de névrose, d’insatisfaction de la vie, ayez un esprit de discernement, faîtes des constats, assumez vos actes, réalisez des choses qui ne vous nuisent pas. Ne cherchez pas ce désir d’appartenance (Maslow) pour être « IN » c’est une fausse route, vous êtes aussi votre propre juge, enfin je crois…

            Pour répondre définitivement à l’article.
            Les femmes sont avantagées sur beaucoup plus de points que les hommes. La notion de danger est parasitaire, elles tiennent les reines malgré tout. D’ailleurs elles payent rarement dans la séduction virtuelle et peu durant les dates 😉

          • Zerhariel
            Publié le avril 13, 2015 à 8:26 | Permalien

            Ya tellement de bullshit sexiste dans ce commentaire que je ne peux même pas commencer à répondre… A part : va voir les chiffres officiels, masculiniste de mes gonades.

          • Tata
            Publié le avril 13, 2015 à 8:49 | Permalien

            @Chacal
            Ooooh ! Le point « Il est implacablement démontré que les femmes sont vénales » est franchi !

        • Joka
          Publié le avril 13, 2015 à 8:24 | Permalien

          J’ai pas dit qu’il y avait pas de catégories, j’ai dit qu’elles étaient sur un continuum.
          ET que si catégories il y a, pour autant ça ne veut pas dire que l’une est MÉCHANTE (« dangereuse » dans tes mots ») et l’autre GENTILLE (« innocente »).

        • Joka
          Publié le avril 13, 2015 à 8:42 | Permalien

          selon toi, tous les types d’hommes présentent rigoureusement le même niveau de danger « potentiel », qu’il s’agisse de « gringalets sans charisme » ou de « bad boys » (par exemple) ?

          ..et par rapport à ta question, ben, j’ai jamais été inscrite sur un site de rencontre donc je sais pas quel serait mon filtrage dans ce cas-là.
          Pour ce qui est de la vraie vie, les hommes que j’ai rencontré dans ma vie ont tous été globalement confrontés aux mêmes stéréotypes/attitudes/rôles sexistes, et les reproduisent à leur insu ou non. Y compris ceux qui essaient de s’en défaire à force d’écoute, d’humilité et de réflexions – bref, d’efforts, et je vois bien que c’est pas facile (sans s’en plaindre, ils le disent eux-mêmes !). Donc, oui, pour moi, ils présentent de base – tant que je ne les connais pas mieux – le même risque d’être sexistes, avec ce que ça *peut* impliquer de manière très concrète pour moi.. (Et pourtant, je continue d’être étonnée quand des copains me sortent au détour d’une conversation un truc affreux que je n’aurais pas soupçonné de leur part… Comme quoi, je continue spontanément d’avoir une foi un peu trop grande en l’humain-e, peut-être !)

    • Svazu
      Publié le avril 13, 2015 à 12:48 | Permalien

      Donc tu penses que c’est mieux d’avoir un partenaire violent et/ou qu’on ne trouve pas attirant que d’etre seule ?

    • Svazu
      Publié le avril 13, 2015 à 12:50 | Permalien

      Oh et va lire les articles de l’elfe sur les « nice guys » si tu penses que les mecs qui se considerent comme des « gentils geeks » sont si gentils et inoffensifs que ca…

    • nylon
      Publié le avril 13, 2015 à 1:42 | Permalien

      A chacun d’en juger.
      Je dis juste que les filles « peu attirantes » ont la possibilité de trouver un partenaire peu attirant ou violent en claquant des doigts.
      Les hommes « peu attirants », eux, n’ont pas cette possibilité.
      Après, je ne dis en aucun cas que les hommes sont plus à plaindre, mais il ne faut pas nier cet aspect du problème non plus.

      Je ne sais pas à quel article tu fais référence (lien ?), mais je vois le genre d’article.
      Non, bien sûr, les mecs « gentils » ne sont pas si « gentils » au fond. La plupart sont dans la même logique sexiste que les autres (vision de la fille comme trophée, etc…), c’est pour ça que j’ai mis des guillemets. C’est juste plus discret, plus refoulé.

      MAIS outre cette laideur morale commune à la plupart des homme, ils ne sont pas physiquement dangereux pour la plupart, du moins clairement pas au même degré que le profil « macho prédateur ». Or, l’un des arguments principaux de cet article est le danger physique qu’encourent les femmes.

      Là, elle n’encourent que le « danger » de ne pas être satisfaites dans leur exigeances en matière de partenaire. Mais avoir des « exigeances », ça suppose déjà d’avoir le choix à la base. D’autres ne l’ont pas.

      • Svazu
        Publié le avril 13, 2015 à 8:41 | Permalien

        Mais enfin, meme en n’ayant « pas le choix », ton seul critere pour te mettre en relation avec quelqu’un, c’est « je ne risque pas de mourir » ?

    • Tata
      Publié le avril 13, 2015 à 6:41 | Permalien

      Nylon, tu devrais te renseigner sur ce qu’est une pétition de principe (ou cercle). En définissant a priori « gentil = peu attirant, viril et violent = attirant », tu commets cette erreur qui consiste à prendre pour base de la démonstration ce que tu cherches à démontrer.

      Bon, plus concrètement, mon expérience de femme peu attirante sur un site de rencontre.
      Tu supposes a priori comme ça que parmi les messages qu’une femme reçois, il y a 50% de mecs gentils (auxquels elle ne répond pas parce qu’elle n’aime pas les mecs gentils). Dans la réalité, les messages reçus, chez moi, ça donne :
      – 80% d’hommes divers qui habitent à des milliers de km de chez toi, n’ont pas lu ton profil et disent seulement « hi sexy » -> veulent juste une photo de tes boobs. Effacer. Faudrait un anti-spam spécial.
      – 10% de quadra-quinquagénaires qui cherchent des femmes plus jeunes qu’eux et prétendent t’éblouir avec leur savoir parce qu’ils ont tant de choses à t’apprendre et te supposent si naïve -> mansplainers. Effacer.
      – 5% d’hommes qui avaient l’air pourquoi pas sur le papier mais t’envoient aussitôt une photo de leur bite. Effacer.
      – 3% dont tu ne comprends pas pourquoi ils t’écrivent vu comme vos profils sont chien et chat, et qui te harcèleront néanmoins de messages de plus en plus agressifs parce que tu ne réponds pas. Effacer et bloquer.
      – Ce qui nous laisse 2%, oui, tu lis bien, 2% de personnes auxquelles on peut être tentée de répondre. Alors sur « des centaines » de messages par semaine, chiffre sorti de ta poche aussi bien que mes pourcentages, évidemment, ça fait encore beaucoup. Là-dessus, il y aura la fonte des neiges habituelle, ceux avec qui on n’aura rien à se dire, ceux qui ne répondront plus parce que trop occupés par toutes leurs conquêtes, ceux qu’on rencontre et la non-attirance est mutuelle.
      Tavu comme elle a réduit comme peau de chagrin, ta prétendue abondance sexuelle pour les femmes peu attirantes ?

      Conclusion de tout ça : sur les sites de rencontre, ceux que je plains le plus, ce sont les mecs proféministes, humainement respectueux, qui assument une vraie personnalitéTM. Parce qu’ils sont tellement rares qu’ils doivent être littéralement écrasés sous la pression de toutes ces femmes à satisfaire.

      Le lien vers l’article de l’Elfe, que visiblement personne n’est assez serviable pour t’indiquer :
      http://lesquestionscomposent.fr/toutes-des-salopes-ou-le-mythe-du-mec-trop-gentil/
      (et suivre le mot-clé Poire pour tous les articles suivants sur le sujet)

      Et je plussoie sur les doutes de Joka quant à ton archétype du « gentil geek inoffensif ». Tu as entendu parler du gamergate ?

      • nylon
        Publié le avril 13, 2015 à 10:02 | Permalien

        Merci pour ton témoignage, qui me fait un peu reconsidérer les choses. Oui, en effet, c’est pas la panacée.
        …Mais d’un autre côté, un « mec pas attirant » payerait cher pour avoir l’équivalent féminin de ce que tu décris, plutôt que le néant absolu. Question de perspective.

        (Merci pour le lien, en fait j’avais déjà lu cet article.)

        J’imagine que ta remarque sur les mecs « proféministes humainement respectueux » était ironique 🙂
        A moins d’être Brad Pit, même si l’on fait des messages bien écrit, drôle, respecteux, personnalisés, etc… il fait en envoyer des centaines pour espérer avoir de vagues réponse (généralement 1 ou 2 mots, sans ponctuation). Ne parlons même pas de la suite, il faut être persévérant à en crever pour être « successful » sur une site de rencontre (au point qu’on finit par se demander si ça en vaut vraiment la peine…).

        Bref, c’est marrant que les deux partis (homme et femme) semblent chercher activement des relations, et pourtant semblent galérer à mort chacun de leur côté :-/

        • Tata
          Publié le avril 14, 2015 à 7:18 | Permalien

          J’arrive toujours pas à comprendre ce que tu considères comme un « mec pas attirant ».

          Quant à savoir si ledit aimerait vraiment ce tsunami permanent d’attention… Ya un article là-dessus aussi 🙂

          http://alanoix.over-blog.com/article-du-genre-souris-124202577.html

          Quant à tes messages auxquels tu reçois des réponses d’un ou deux mots sans ponctuation : diable ! Sur quels critères as-tu donc choisi celles à qui tu les envoyais ?

      • YGG
        Publié le juin 22, 2015 à 11:50 | Permalien

        J’approuve les pourcentages, j’ai au pifomètre la même chose pour 3 ans d’usage intensif de site de rencontre, en tant que fille pas moche mais pas canon (et grosse 🙂 ). Les deux mecs fréquentables que j’ai déniché était tous les deux frais arrivés sur le site, avec l’un ça a pas marché et il y est peut être retourné, l’autre je le garde 🙂
        Je dirais que les mecs sur les sites de rencontre c’est surtout la lie infréquentable, les autres ne restent pas longtemps…

    • Nurja
      Publié le septembre 6, 2015 à 10:41 | Permalien

      Obtenir du sexe (si sexe veut dire pénétration vaginale) est peut-être plus facile pour une femme.
      Partager une relation sexuelle épanouissante est une autre histoire.
      Et, en voyant une photo, on ne peut pas savoir quel dose de sexisme (et de machisme) il y a dans la personne photographiée.

  4. Publié le avril 12, 2015 à 9:20 | Permalien

    « Comme toute construction sociale, elle devient vraie si elle est partagée par le plus grand nombre. »

    C’est tellement juste que c’en est effrayant.

  5. Toto
    Publié le avril 13, 2015 à 8:17 | Permalien

    Je suis le seul à noter l’ironie consistant à tenir un discours anti-sexiste tout en multipliant les propos sexistes (« les hommes sont (presque) tous les mêmes, pensent ceci, disent cela, sont nuls au pieu, sont comme ça, etc… ») ?

    A un moment donné, faut être cohérent : soit on estime qu’essentialiser les gens par rapport à leur sexe est à la fois improductif et moralement discutable, et dans ce cas on ne le fait pour personne, soit on estime que c’est une manière efficace et moralement acceptable de juger les gens, et dans ce cas on est mal placé pour critiquer les discours machistes qui font exactement la même chose.

    Sinon, je crois qu’il y a un quiproquo : les hommes qui tiennent un discours Houellebecquien (je schématise) ne se plaignent pas seulement du manque de sexe, mais aussi et surtout du manque de relations sentimentales. La nuance me semble importante : on est pas face à une «simple» frustration sexuelle pouvant être résolue par la masturbation ou la prostitution, mais face à un phénomène plus complexe : des gens vivant dans une solitude terrible, qui se considèrent comme étant des hommes biens, et qui se voient malgré tout confinés dans un célibat douloureux (avec le manque d’estime de soi et la douleur psychique qui viennent avec, le besoin d’être aimé étant universel) alors qu’autour d’eux d’autres hommes multiplient les conquêtes.

    Avoir des données sociologiques fiables sur les comportements de séduction est difficile. Même s’ils sont très imparfaits, on peut tout de même utiliser les sites internet de rencontre en ligne (adopteunmec, Meetic…), faute de mieux. Le site américain Okcupid, site de rencontre très populaire là-bas car complètement gratuit, est notamment très intéressant car il a été crée par des étudiants en mathématique d’Harvard qui tiennent un blog où ils analysent les comportement de leurs utilisateurs (avec leur accord, et en les anonymisant).

    Ce qu’il en ressort: 1) nous sommes encore dans une société où, culturellement, les hommes draguent et où les femmes sont draguées. Ça changera peut-être dans les années ou décennies qui viennent, mais en attendant les femmes reçoivent des tonnes de messages et n’en envoient que très peu (elles n’en ont pas besoin, elles croulent sous les demandent) et 2) les réponses sont très inégales, certains hommes en reçoivent beaucoup et ont donc les moyens d’avoir une vie sentimentalo-sexuelle riche, et d’autres très peu et se sentent donc condamnés à la solitude.

    Bref, le succès des discours des Houellebecq et Soral et des théories comme la «friendzone» s’expliquent facilement : elles correspondent au vécu de nombreux hommes.

    Certains vont produire une analyse économique de la situation, et estimer que les femmes, comme elles ont le choix, vont sortir en priorité avec les hommes puissants (riches, socialement bien intégré) laissant les autres (pauvres, socialement marginalisés) dans leur solitude – ce que les donnée de l’INSEE valident en partie, d’ailleurs.

    D’autres vont produire une analyse psychologico-machiste de la situation, et estimer que les femmes sortent en priorité avec les hommes puissants (virils, machos, poilus qui traitent les femmes comme du bétail) laissant les autres (les nerds maigrichons respectant les femmes) dans la solitude.

    Dans tous les cas, il s’agit de réponses, imparfaites et parfois misogynes, à une situation douloureuse vécu par une partie de la population. Je ne crois pas un seul instant que tous les hommes achetant les bouquins de Houellebecq ou Soral partagent leur vision des femmes, ils cherchent juste une réponse à la situation dans laquelle ils se trouvent, et qui est globalement ignorée par le reste de la société.

    Et le fait que la seule réponse que le discours féministe leur donne est qu’ils restent des hommes, et donc privilégiés par rapport aux femmes, est un problème. Nier la douleur et la difficulté des gens a plutôt tendance à les radicaliser.

    Pour finir, un peu de lecture (en anglais, sorry) sur le blog d’un psychiatre : http://slatestarcodex.com/2014/08/31/radicalizing-the-romanceless/

    • Zerhariel
      Publié le avril 13, 2015 à 2:52 | Permalien

      Le sexisme anti-homme n’existe pas.

    • Publié le juin 16, 2015 à 6:14 | Permalien

      « Certains vont produire une analyse économique de la situation, et estimer que les femmes, comme elles ont le choix, vont sortir en priorité avec les hommes puissants (riches, socialement bien intégré) laissant les autres (pauvres, socialement marginalisés) dans leur solitude – ce que les donnée de l’INSEE valident en partie, d’ailleurs. »
      C’est ici qu’il y a, me semble-t-il, une grosse erreur de raisonnement. Les femmes n’ont pas plus le choix que les hommes. On attends des hommes qu’ils fassent le premier pas/envoient le premier message, certes, mais de la même façon exactement que les femmes choisissent à qui elles veulent répondre, les hommes ont choisi a qui ils allaient envoyer des messages, et après avoir reçu plusieurs réponses, ils choisissent avec qui ils décident d’aller plus loin.

    • Sharlin
      Publié le septembre 11, 2015 à 1:10 | Permalien

      Bon, à répéter mais « nerd » va pas forcément avec « gentil » et « poilu viril » avec « macho ». (et surtout le premier)

  6. Aurélien Jena
    Publié le avril 14, 2015 à 8:02 | Permalien

    Beau travail 🙂
    Impatient de lire la suite.

  7. Clem
    Publié le avril 14, 2015 à 9:55 | Permalien

    ok, un article de mec plein aux as sexuellement qui tape sur les mecs frustrés.
    cool.

    • Zerhariel
      Publié le avril 15, 2015 à 5:07 | Permalien

      « Peut-on imaginer pire souffrance ? »
      « Oui on peut. »

      • Clem
        Publié le avril 15, 2015 à 9:08 | Permalien

        ok donc une femme qui a une vie sexuelle foireuse c’est pire qu’un homme qui en a pas
        donc je me pose une question, juste comme ça
        pourquoi les femmes se contentent pas de…… ne pas avoir de vie sexuelle?
        puisque c’est moins pire selon toi
        faudrait etre logique a un moment donné!

        • Zerhariel
          Publié le avril 15, 2015 à 9:49 | Permalien

          « Foireux » = Dangereux et traumatisant

          Oui oui c’est pire que de juste devoir se masturber.

          • Clem
            Publié le avril 15, 2015 à 4:17 | Permalien

            et qu’est-ce qui empêche les femmes de se masturber?
            puisque c’est moins pire selon toi

          • Zerhariel
            Publié le avril 17, 2015 à 1:48 | Permalien

            Pour la moitié d’entre elles, elles t’ont pas attendus darling.
            L’autre moitié est trop dégoutée de leur corps a cause de la société qui t’apprend a te detester.
            Bienvenue dans la vie d’une meuf

  8. Iris
    Publié le avril 14, 2015 à 10:58 | Permalien

    Les femmes privilégiées dans le marché de la séduction?
    Celles qui n’ont pas l’heur de correspondre aux canons de beauté actuels, certainement pas. Quand tu es moche, handicapée ou pire, grosse, les rares avantages que tu pourrais retirer de ta position de femme fondent comme neige au soleil. Tu galères comme tout un chacun.
    A la rigueur, si tu ne cherches qu’un partenaire occasionnel, tu pourras trouver une âme charitable qui se dévouera pour te troncher discrètement mais, outre les problèmes et dangers évoqués dans cet article qui sont réels, il te faudra alors affronter l’idée que la plupart de ces coups d’un soir te mépriseront sans doute et ne te présenteront ni leurs potes, ni leurs parents. Et qu’ils auront probablement un peu honte d’avoir couché avec une fille qui ne leur permette pas de recevoir l’admiration ou, au moins, le respect de leurs pairs et qu’ils ne pourront pas exhiber fièrement à leur bras.

    Et si tu corresponds à ces standards de beauté, que tu mérites ton label « femme désirable garantie nourrie au grain » (ce qui, on l’aura compris n’est pas mon cas mais j’ai les témoignages de mes amies mieux gaulées que moi pour appuyer mes propos) tu n’es pas pour autant sortie du sable. Effectivement, tu seras très demandée. Voir harcelée. Mais, selon mes potes, les types qui présentent bien le savent, sont du même coup convaincus qu’ils pourront te mettre dans leur lit d’un claquement de doigt et sont donc particulièrement puants d’orgueil et te méprisent. Quant à ceux qui ne sont pas aussi objectivement attirant, ils sont certains qu’ils ne pourront pas « t’avoir » et compensent leur frustration en te méprisant (« ils sont trop verts et bon pour les goujats » comme disait cette vieille branche de Lafontaine).
    Dans tous les cas, à moins que tu ais eu la chance incroyable de tomber sur un des (très) rares représentant d’un sexe masculin moins stéréotypé et moins sexiste (sur un coup de chatte, tu peux même croiser un mec proféministe qui te redonneras espoir en la race humaine avant qu’un énième connard ne vienne modérer aussi sec ton enthousiasme) tu récoltes du mépris et tu finis par te désinscrire, passablement dégoutée.

    • Clem
      Publié le avril 15, 2015 à 4:18 | Permalien

      ouais en gros ta le choix entre rien et des truc pas terrible
      moi j’ai le choix entre rien et rien

      • Tata
        Publié le avril 16, 2015 à 9:39 | Permalien

        C’est parce que les femmes préfèrent encore se masturber, chéri.

        • Clem
          Publié le avril 17, 2015 à 12:11 | Permalien

          ouais merci j’avais remarqué
          je suis gros et timide donc pour moi c’est mort
          alors les filles qui vienennt se plaindre parce que leur mec les presentent pas a leur amis et a leur parents…..
          olala, trop dure votre vie sexuelle!
          j’en pleurerai presque

          mais c’est bien, t’as compris la solution
          puisque que votre vie sexuelle elle es si duuuuuure, apres tout…..
          ben masturbez-vous!
          comme ça votre vie sexuelle deviendra aussi privilégiée que………… la mienne 😉
          vous vous rendez-compte ?
          aussi privélgiée que moi, un mec!
          dingue non?

          • Iris
            Publié le avril 17, 2015 à 4:02 | Permalien

            Perso, les privilèges de ta vie sexuelle de mec je m’en branle (oui, avec le mauvais jeu de mot).
            En revanche, je veux bien récupérer tous les autres, salaire, métier, respect et considération.
            Sur ce, je vais me toucher!

          • Ludo
            Publié le avril 18, 2015 à 12:18 | Permalien

            « Ouiiin, j’ai pas de vie sexuelle, c’est la faute des femmes qui veulent pas me donner le sexe auquel j’ai droiiiiiiiiiit ! »

            Euh Clem, qu’on soit homme ou femme, on a jamais « droit » à du sexe. On essaye de faire envie à l’autre et en attendant on le/la respecte.

          • Publié le juin 16, 2015 à 6:05 | Permalien

            Je réponds ici parce que je ne peux pas répondre à Ludo. Vous tous, relisez donc la conversation en vous mettant à la place de l’autre. Est-ce que la question de savoir qui souffre le plus est vraiment importante ?
            Clem, il y a un tas de choses qu’on ne remarque pas forcement au premier abord, mais qui rendent la situation très différente pour un homme qui n’arrive pas à trouver de partenaire ou une femme qui n’arrive pas à trouver de partenaire. Partage ton expérience, sans juger de celle des autres, et apprends à écouter ce que les autres ont à dire sur la leur.
            Tata, cette remarque était gratuite et méchante. Tu ne le connais pas, tu n’a lu qu’un seul message de lui de quelques lignes, c’est un peu rapide pour le juger comme ça. Pour ce que tu en sais, tu a peut-être complètement tord.
            Ludo, tu va un peu vite en besogne. Clem est manifestement triste de ne pas trouver de partenaires sexuels, mais il y a une différence entre être triste de ne pas trouver quelque chose et estimer que cette chose nous est due. Parce que, d’autant que je puisse en juger, Iris aussi est triste de ne pas réussir à en trouver. Il y a effectivement malheureusement des gens qui estiment qu’on leur «doit» du sexe, mais rien de ce que n’a dit Clem pour le moment ne permet d’affirmer que c’est le cas pour lui.

  9. interrogactif
    Publié le avril 19, 2015 à 12:33 | Permalien

    Merci Zerh pour cet article. 🙂
    On pourrais savoir combien de parties il y’aura à ce dossier (l’art du teasing :D)?
    Je connais pas bien Louis C.K, mais j’aimerais bien quelques liens sur des déclaration que tu as jugé problématiques et sexistes; ça m’intéresse.

    Sinon, j’enfonce sûrement des portes ouvertes pour les pro féministes mais pour les autres, je sais que la déconstruction des aprioris sexistes et de la « virilité » de prédateur mâle cis-genre peut apparaître « déserotisant  » au possible pour un mec qui a l’habitude de se réfugier dans les attitudes de séduction classique. Mais vérifier régulièrement si on tombe pas dans le sexisme, même si ça tue un peu la spontanéité (celle là même qui nous fait répéter aveuglement les vieux schémas sexistes apprises depuis tout petit), ça permet de s’assurer d’être dans une relation « safe » avec ses partenaires. Et la sécurité de celles/ceux avec qui on choisit de vivre quelque chose (et la sécurité des autres aussi) mérite bien ça. 🙂
    C’est fou comme écrit comme ça, on peut facilement faire un parallèle avec l’usage de la capote (safe mais « déserotisant » pour certains) 😀

    • Herazul
      Publié le avril 21, 2015 à 11:14 | Permalien

      A priori principalement deux choses :
      1) il y a eu un malentendu entre lui et un autre humoriste qui avait fait une blague sur le viol (une histoire de tweet). Le souci c’est que la polémique ayant enflé, il s’était exprimé sur le sujet, avec l’habituelle rengaine « oué c’est vous qu’avez pas d’humour, des blagues sur le viol ça peut être drôle tout ça »

      2) j’ai entendu une séquence ou il choque une femme du public, et annonce assez fièrement qu’il est très content de l’avoir choqué et fait de la peine.

      Y’en a peut-être d’autre, le mec est clairement loin d’être parfait. Mais pour relativiser le tout, c’est quand même un humoriste qui a des sketch et des opinions bien plus intéressantes que beaucoup d’autres, et qui s’est aussi souvent exprimé sur le racisme, le sexisme et les privilèges de façon assez intelligente, tout n’est pas à jeter loin de la. (et sa série « Louie » est vraiment très cool je trouve !)

      Voila pour mon point de vue, zerh pourra peut-être étoffer =)

      • interrogactif
        Publié le avril 23, 2015 à 11:15 | Permalien

        Merci, vraiment. 🙂
        Après dans le contexte de notre monde inégalitaire où plein de déconstructions restent à mener; c’est très commun que des gens admirables pour certaines contributions (artistiques, politiques, etc.), mais tout à fait « problématiques » sur d’autres questions. On ne les entends juste pas forcement s’exprimer là dessus (contrairement à cet humoriste)

    • Publié le juin 16, 2015 à 5:46 | Permalien

      Pour moi, avoir l’impression d’être un «prédateur» n’est pas érotisant, c’est traumatisant. Ça me donne plus envie de me mettre en position fœtale et de pleurer que de baiser.

  10. Publié le juin 16, 2015 à 5:44 | Permalien

    Bonjour,

    Je ne suis pas complètement d’accord avec l’orientation de l’article comme quoi il faudrait se demander si c’est pire pour « les hommes » ou pour « les femmes ». – D’abord parce que je pense que (même en se restreignant uniquement aux cis-genré hétérosexuels etc) c’est avant tout une question d’individus, peu importe le genre. Dans la même situation, certains le vivent très bien (ou en tout cas ont l’air de bien le vivre, quand d’autres peuvent le vivre très mal. Pour prendre un exemple, dans ton texte, tu mentionnes ceci :
    Coucher avec des hommes, c’est « se salir ». C’est « se donner », c’est « céder » quelque chose. Quelque chose, on ne sait pas trop quoi, mais qu’une femme qui « se donne » perd, à commencer par sa virginité (un concept oppressif utilisé pour contrôler le corps féminin). Et si une femme a connu trop d’hommes, elle n’est plus rien.
    Les conséquences négatives pour les femmes sont évidentes, mais c’est aussi nocif pour certains hommes. Cela implique que notre contact sexuel est dégradant, que notre désir est cruel et égoïste. Certes, la société glorifie ce qu’elle présente en même temps comme quelque chose de destructeur.
    Certains s’en accommodent parfaitement, pour d’autres au contraire c’est source de honte et de mal-être. Moi, par exemple, ou bien apparemment, d’après ce commentaire, un certain Scott Aarsonson : http://www.scottaaronson.com/blog/?p=2091#comment-326664 (je partage le lien pour la description de ce qu’il a vécu, sans forcement partager ses opinions, bien entendu).

    – Ensuite, et surtout parce que la compétition des douleurs n’amène à rien de bon. Je ne pense pas qu’on n’ai quoi que ce soit à retirer d’avoir une petite médaille avec écrit dessus « souffre plus que son voisin ». Le vrai intérêt de parler, c’est de mieux comprendre ce que l’on vit les uns les autres, de s’entraider, de chercher à changer les choses… et je ne pense pas qu’on puisse traiter les symptômes des normes de genre sans s’en prendre aussi au fond, et donc on ne peut traiter les problèmes des « femmes » sans du même coup traiter aussi ceux des « hommes », et inversement.

    Par contre, je suis parfaitement d’accord sur la nécessité de savoir remettre en question ses assomptions erronées sur les expériences d’autrui. Il y a un réel travail de réflexion et d’écoute à faire pour comprendre le vécu de gens qui sont dans une situation différente de la notre, et trop de mecs tombent dans la facilité de ce point de vue là, en s’imaginant que pour les femmes tout est facile, en s’aveuglant sur tous les aspects super négatifs d’être une femme dans une vie amoureuse.

    • Zerhariel
      Publié le juin 17, 2015 à 4:56 | Permalien

      Bonjour,

      Ton commentaire est très intéressant, et je suis tout à fait d’accord avec. Par contre il est un peu avancé par rapport au niveau des personnes à qui s’adresse cet article, c’est à dire aux hommes totalement non-déconstruits qui s’imaginent encore que « pour les femmes c’est plus facile donc elles sont privilégiées »
      L’orientation laisse donc à désirer en effet tu as raison, mais c’est surtout parce que la question de base est naze

  11. Publié le août 8, 2016 à 1:06 | Permalien

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  12. verdeterre
    Publié le octobre 11, 2017 à 9:35 | Permalien

    pourquoi le « Dossier : Le « Marché Romantique et Sexuel », Partie 2 : La Responsabilité Affective Par Zerhariel | Publié : mai 25, 2015 »
    as-t-il disparu du blog ??

    • Zerhariel
      Publié le novembre 6, 2017 à 11:58 | Permalien

      Je pense qu’il était brouillon et peu clair.

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