Les mensonges de la monogamie

[TW : Bullshit sexiste]

En ce moment, je me passe la fin de How I met your mother, cette série télé extrêmement sexiste et relativement conservatrice. Ce show a une caractéristique très particulière : il présente les relations humaines, et en particulier les relations amoureuses, telles qu’elles sont « admises » socialement de nos jours, du moins chez les 15-40 ans. A ce titre, c’est une série dans l’air du temps, puisque ses valeurs sont celles de la société d’aujourd’hui, d’ici et de maintenant. Et donc un excellent outil pour mettre en lumière les paradoxes de nos valeurs sociales.

Alors que la série prend plusieurs fois la défense des couples homosexuels (ce qui ne l’empêche pas de se teinter d’homophobie par ailleurs), la notion de relation ouverte n’est quasiment jamais abordée. La norme monogame est reine toute-puissante*, quand bien même 5% des habitants des USA sont en relations non-monogames.**

polyamour

J’en profite pour rapeller à mes amis polyamoureux un peu trop rapides à cracher sur la monogamie, que celle-ci est un modèle de relation tout à fait valable. Ce n’est pas la monogamie le problème, mais la norme monogame, qui essaie de s’imposer à tous et à toutes, là où elle devrait être le résultat d’un choix individuel réfléchit et conscient. Et elle s’impose à travers des mensonges justifiant son monopole, notamment à travers des médias comme le cinéma ou les séries télévisées.

La monogamie est un faux dieu, dont l’on justifie l’omniprésence dans notre société par une soi-disant omnipotence, qui sera justifiée elle-même par une omniscience du « sens commun ». Omniprésence : la monogamie est partout, Pourquoi ? Omnipotence : parce que c’est le seul vrai mode de relation. Pourquoi ? Omniscience : parce que tout le monde sait ça. Preuve ? La monogamie est partout.

Nous allons donc décortiquer quelques mensonges que la société nous fait avaler, pour nous faire croire qu’en dehors de la monogamie, point de salut.

  • Le « vrai amour » est forcément unique.

Ne nous étendons pas trop sur cette idée, car il n’y a pas grand chose à dire dessus, sinon simplement : c’est faux, faux, et archi-faux. Toutes les personnes qui vous sortiront cette phrase le feront avec un regard vide tandis qu’ils répètent une idée sur laquelle ils n’ont jamais réfléchi. Demandez leur des preuves ? Des sources ? D’où ils tirent cette information ? Aucune réponse. Cette idée fausse a beau n’avoir aucun fondement, elle a la vie tristement dure.

Peu importe que la plupart des gens vivent au moins deux histoires d’amour, en général plus, dans leur vie. Pour d’étranges raisons inexpliquées, il serait impossible d’aimer deux personnes en même temps. On pourrait argumenter simplement que l’amour est un ressenti et que le ressenti change selon les individus, mais non, on nous répondra que ce n’est pas du « vrai » amour, quoi que cela signifit.

Oui, je suis énervé en écrivant ces lignes. De la même manière qu’un monogame serait enervé si je venais lui sermonner que cette personne avec qui il a passé des années de sa vie et qu’il aime du fond du coeur, ben en fait non tu l’aimes pas vraiment, tu te trompes. Pourquoi ? Parce que c’est comme ça, c’est impossible. Ah bon, tu n’étais pas au courant ? Je dois être plus mature que toi.

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  • Il faut « s’engager », un couple demande de « l’engagement »

Ah, l’engagement. Toute une histoire. J’ai eu d’énormes soucis dans mes relations monogames car on me réclamait de l’engagement. Je ne comprenais pas de quoi il s’agissait.

Qu’est-ce que l’engagement ? Si vous demandez à plusieurs personnes si un couple demande de l’engagement, vous pouvez être sûrs qu’une écrasante majorité répondra « bien sûr ». Mais pour autant, si l’on demande de définir exactement ce qu’est vraiment l’engagement… les réponses ne seront pas claires ni évidentes.

Après avoir discuté avec un certain nombre de gens, je me suis rendu compte que cet « engagement » se divise en deux catégories :

Le premier type peut être appellé engagement affectif. Il s’agit en très gros de l’ensemble d’actes que l’on effectue auprès d’une personne que l’on aime, à commencer par accepter et développer nos sentiments pour cette personne. Par exemple, il est bien vu d’être présent dans les temps de coup dur, si l’autre personne nous dit qu’elle a réellement besoin de nous. Je ne crois pas dire une bêtise en affirmant que cela est acquis dans l’écrasante majorité des relations amoureuses, du moins celles qui sont saines. Cet « engagement » affectif est quasi-automatique, chez les monogames comme chez les polyamoureux. C’est un trait heureusement commun que d’être suffisamment empathique pour vouloir aider nos amoureux/ses à aller mieux…
Comme ce trait est naturellement très présent et très commun, ce n’est pas ce « manque d’engagement » là qui est habituellement reproché en monogamie.

Le second type d’engagement… Et c’est là que ça devient sale… Le second type d’engagement, c’est tout ce qui lie les deux personnes ensemble, matériellement. C’est à dire que cela va devenir bien plus difficile pour les deux protagonistes du couple de se séparer, pour des raisons matérielles. Quelques exemples :

-On vit ensemble / on possède une maison ensemble
-On a le même compte en banque
-On a des enfants (je n’ai rien contre faire des enfants, mais faire des enfants pour faire tenir une relation est possiblement la pire idée qui soit)
-On a le même groupe d’amis
-Etc.

Le fameux « engagement » que demandent beaucoup de monogames, mais en particulier ceux qui sont particulièrement insecures, est d’ordre matériel. Les sentiments c’est bien beau, mais ça ne vaut pas un bout de papier avec nos noms et nos signatures devant Dieu et l’Etat. Les mots d’amour c’est sympa, mais comment je te fais assez confiance pour savoir que tu ne vas pas me larguer demain ? Ah, parce que ça serait un enfer psychologique, financier et administratif de se séparer. Au final, mieux vaut qu’on reste ensemble, pas vrai chérie ?

Oui, c’est horrible comme vision, mais historiquement si l’on regarde d’ou vient le couple et le mariage, cela devient une évidence. Et c’est effectivement le sens secret et tabou du mot « engagement » dans le langage commun, un sens si cynique que peu des concernés se l’avoueront : ne pas avoir suffisamment confiance en l’amour de notre partenaire, et avoir besoin de preuves matérielles que cette personne va se barrer à la première occasion. Attention, ceci n’est pas une critique des personnes insecure, car ce sont probablement les premières à souffrir de ces situations. Ceci est une critique de la norme monogame qui demande systematiquement cet « engagement » soi-disant nécessaire à une relation saine.

Alors non, là aussi il s’agit d’un mensonge. Vous n’êtes pas obligés de partager vos sous, votre maison, ou même de vous marier pour que votre relation soit saine et heureuse. Vraiment pas.

NGS Picture ID:394287Je te déclare mon indépendance

  • Il est important de se poser

Qu’est ce que « se poser » ? Il s’agit apparemment d’une forme de stabilité composée des éléments suivants : un emploi stable, la possession d’un appartement, possiblement des enfants, et bien sûr de l’ENGAGEMENT (matériel) dans un couple monogame.

Alors, non. Y’a des gens qui enchaînent les CDD précaires, non pas par obligation mais par choix. Ça existe.
Y’a des gens qui aimeraient bien avoir un appartement à eux, mais qui savent que ça ne sera jamais le cas, parce que la simple idée d’être lié à une banque pendant littéralement 30 ans leur fout des boutons.
Y’a des gens qui ne veulent pas d’enfants, ni de chien, ni s’engager dans leur couple sur des considérations bassements matérielles.

Y’a des gens qui sont heureux comme ça, et qui peuvent vivre des relations très saines avec leur(s) amoureux/se(s).

  • Au bout d’un moment, tout le monde « se pose »

Nope. Prétendre que tout le monde finit par correspondre à la définition ci-dessus, c’est tout aussi irrespectueux que de dire à une personne qui n’a pas d’enfants « tu changeras d’avis ». Mes choix de vie sont mes choix de vie et sont valides, même s’ils sont différents des tiens et de ceux de la majorité des personnes.

obama-shark-oops-too-cool_124Je me représente ma vie comme ça et je compte bien la garder comme ça

  • La personne avec qui on est est « l’élue »

J’aime bien détruire le concept de l’ « âme soeur » avec cet article de Randall Munroe (auteur de xkcd) qui calcule statistiquement que si l’on avait vraiment UNE âme-soeur, alors seulement 1 personne sur 10 000 trouverait l’amour dans sa vie entière.

soulmates_10000En rouge : une personne qui a trouvé l’amour.
En noir : tous ceux qui resteront seuls pour toujours.

  • Il faut « Garder les choses intéressantes au lit »

Celui là fait beaucoup rire les adeptes des relations ouvertes. On a l’impression, en entendant ça, que l’on est condamné à s’ennuyer si l’on ne fait du sexe qu’avec la même personne, pour toujours. Peu importe que ce soit objectivement vrai ou pas, le simple fait qu’il existe une injonction à « garder les choses intéréssantes au lit » montre que les personnes répétant cette injonction le pensent.

Du temps de ma monogamie, dans une de mes relations longues, ma partenaire voulait en permanence qu’on introduise différentes choses au lit, dans le genre sex-toys chic/glamours très conventionnels (menottes en fourrures, cock-rings, huiles lubrifiantes à différents goûts, rouge à lèvre chauffant…). Avec le recul, je comprend qu’elle faisait tout ça pour correspondre à une injonction de société, celle d’être une femme « un peu salope, MAIS SURTOUT PAS TROP ATTENTION ». C’est à dire que tu DOIS varier les plaisirs au lit, mais dans une gamme acceptable, jamais plus, et toujours seulement « avec ton homme ».

Cette contrainte est à faire rentrer dans l’injonction générale pour la « femme moderne » d’avoir une sexualité épanouie. Définition d’une « sexualité épanouie » en 2014 : il faut vivre quelques aventures sexuelles, ATTENTION PAS TROP, et puis assez vite se caser au long terme et rester fidèle, et garder les choses intéressantes au lit.

Quand aux hommes (hétérosexuels), cette injonction leur est faite aussi, mais avec en plus une injonction à la domination qui les entraîne à négocier avec leurs partenaires (parfois très longtemps et très lourdement) pour pouvoir pratiquer de l’anal (homme dans femme, jamais le contraire) ou se faire sucer.

BOOOOOOOOOOOOOORIIIIIIIING

  • Il faut faire des sacrifices pour faire fonctionner le couple

Les couples monogames qui fonctionnent le mieux sont ceux qui se forment entre partenaires qui partagent les mêmes aspirations et projets. Parce que c’est justement là que les sacrifices sont moindres.

Combien de personnes se sont laissées convaincre de faire des enfants dont elles n’avaient pas vraiment envie ? Que faire si votre partenaire est muté à Hong-Kong mais que vous n’avez pas envie de tout quitter et d’abandonner votre vie et vos amis ? Combien de disputes conjugales dûes au simple fait que l’un des deux membres du couple est d’un naturel bordélique, tandis que l’autre est maniaque de propreté ? Que faire si l’un de vos grands plaisir c’est le sexe S&M mais que ce n’est pas du tout le trip de votre partenaire ?

Pour faire fonctionner le couple normé monogame, il faut faire des sacrifices. Potentiellement énormes. Du coup, on s’imagine que toute relation amoureuse ne peux fonctionner sans sacrifices.

Je vais vous avouer un grand secret : les sacrifices sont tout ce qu’il y a de plus facultatifs.

Bien sûr, c’est pas tout les jours agréable d’être amoureux d’une partenaire qui s’est fait muter en Arménie. Mais ça fait bien moins mal que de s’obliger à quitter une ville où on est heureux, entourés par tous ses ami(e)s, pour aller s’installer dans un pays qu’on finira par détester. Ca fait aussi moins mal que d’être obligés de se séparer sans en être obligé. Evidemment, la situation est plus facile en polyamour qu’en monogamie : nos besoin sont potentiellement toujours comblés, au moins en partie.

On peut être très heureux en amour et refuser de sacrifier ses rêves et ses ambitions pour une autre personne. Et refuser que l’autre fasse ce sacrifice aussi. La vérité, c’est pas qu’il faut des sacrifices, c’est que les sacrifices pourrissent le couple.

  • Si tu n’arrives pas à vivre une relation monogame heureuse, continue d’essayer, tu finiras par y arriver.



CETTE LOGIQUE EST INFAILLIBLE

  • Une fois qu’on a trouvé la bonne personne, tout est parfait. Si tout n’est pas parfait, c’est qu’on a pas trouvé la bonne personne.

Cette idée rejoint la précédente : « Tu n’es pas parfaitement heureux/se en monogamie ? Essaie encore ! ». Toujours pas ? « Essaie encore, tu finiras bien par y arriver ! » – Répeter à l’infini.

C’est intéressant de voir que cette « logique » (qui n’en est pas une) ne peut souffrir d’aucune exception : il s’agit d’un raisonnement circulaire parfaitement fermé et donc impossible à déconstruire de l’intérieur.

  • Un indi

    vidu sans couple ne vaut rien

Encore que si vous êtes un homme, vous pouvez vous en tirer à bon compte. On dira de vous que vous poursuivez votre rêve, que vous êtes trop occupé pour songer à vous « poser », ou même que vous êtes un séducteur et qu’aucune femme ne peux vous « fixer ».

Si vous êtes une femme, vous êtes foutue. On dira de vous que vous êtes carriériste, possiblement misandre, bonne à rien (voir même Féministe), et que vous finirez forcément triste et aigrie avec des chats qui chient partout.

  • Un couple sans sexe ne vaut rien, excepté passé un certain âge ou un certain nombre d’enfants

Petit mode d’emploi de quand le sexe est acceptable au sein du couple :

Le sexe est réservé à un couple jeune, APRÊS le troisième rendez-vous, jamais avant. Il est encouragé par la suite, jusqu’à ce que le couple atteigne le deuxième ou troisième enfant. A partir de ce moment là, ce n’est plus la peine de faire du sexe, en particulier si les individus qui forment le couple sont devenus vieux, puisque le sexe est une affaire de jeunes personnes minces hétérosexuelles. Ne vous avisez pas de faire du sexe si vous sortez de cette catégorie, ce serait dégueulasse. Ne vous avisez pas de ne PAS faire du sexe si vous êtes dans cette catégorie, sinon vous êtes de gros losers.
PS : Les asexuels n’existent pas, ils n’ont juste pas rencontrés la bonne personne. 

Voilà, maintenant vous savez comment être une bonne personne : il faut se poser en s’engageant et en faisant des sacrifices, et surtout rester MO-NO-GAME pour toujours sinon l’amour est faux et vous finirez seuls et tristes pour toujours et toujours.

Et n’oubliez pas, si une de vos amie décide d’essayer quelque chose de différent de la monogamie, de bien lui rapeller à quel point elle se trompe, se « manque de respect » et ne sera jamais heureuse et comblée grâce au pouvoir du saint pénis de son homme unique qui seul peut apporter bonheur et rédemption.

*mizandriiiiiiiie
** Là j’ai fait une recherche google pour trouver une image pour illustrer mon propos. Je cherchais un truc qui critique la manif pour tous., donc j’ai google « Un papa une maman fuck ». Je l’ai tout de suite amèrement regrétté.

Pour aller plus loin :

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3 Commentaires

  1. Publié le novembre 22, 2014 à 10:57 | Permalien

    Déjà j’aime cet article parce qu’il y a un lapin avec un pancake sur la tête. Mais pas seulement.
    En fait je suis pas d’accord avec tout – il faut dire que le fait d’avoir un enfant fait évoluer certains points de vue – mais globalement je reste quand même assez d’accord, surtout sur la nécessité de s’engager par contrat, qui m’a toujours paru très étrange et assez cynique quelque part. Sur la nécessité de s’engager, j’apporterais un léger bémol. On dit souvent qu’il faut s’engager, et je te rejoins sur le fait que s’engager n’est pas une preuve d’amour et que ce n’est pas forcément nécessaire. En revanche, s’engager est quelque chose qui tout simplement survient, par exemple si tu as un enfant. Avoir un enfant c’est comme signer un contrat quelque part, puisqu’il en résulte généralement que tu es définitivement lié à l’autre parent… C’est d’ailleurs sans doute une raison pour laquelle certains ont l’idée saugrenue de faire un enfant pour réparer leur couple (très mauvaise idée à mon avis).

    Pour ce qui est de la sexualité, je pense que l’injonction à la sexualité, contrairement à ce que tu dis, existe tout au long de la vie, du moins jusqu’à un âge avancé et peu importe le nombre d’enfants. J’ai lu des trucs terrifiants sur des forums fréquentés par des mères d’un ou plusieurs jeunes enfants. Parce que la libido baisse parfois pendant la grossesse, souvent après l’accouchement (ce n’est pas pour toutes les femmes mais ça arrive souvent). J’ai lu des discussions du genre « comment se forcer quand t’as le vagin en chou fleur après l’accouchement et que t’as aucune libido » et des trucs comme (je cite de mémoire) « oh ben moi j’arrête jamais le sexe pendant les grossesses car sinon après c’est plus difficile de reprendre » (????). C’est encore une des injonctions dont tu parlais avant, il faut être un peu maman et un peu lafâme (un peu salope quoi – mais pas trop).
    Deux menaces sont couramment évoquées pour celles qui ne baisent pas assez:
    -Ton mec va être frustré (et ce sera la fin de ton couple)
    -Ton mec va aller voir ailleurs (et ce sera la fin de ton couple)

    Donc pour finir même si l’expérience d’avoir un enfant fait évoluer certains points de vue, au final des choses comme ça ne font que renforcer ma conviction sur les dangers de la monogamie obligatoire…

  2. Luxa
    Publié le juillet 30, 2015 à 5:34 | Permalien

    Juste merci, merci. Le ton de l’article est très juste et finement dosé à mon sens, soulève des points très pertinents sans rentrer dans le « Mais les hétéros monogames sont tous des branlos qui n’ont rien compris à la vie ». Bon je ne suis ni hétéro ni monogame, mais rentrer dans le jeu du jugement des choix personnels, surtout concernant des sujets aussi intimes que le sexe et l’amour, au nom de la très noble cause du cassage de norme, ça me fait toujours mal au cerveau. Donc merci. Sinon les commentaires sont toujours source de problèmes, j’ai commencé à lire celui de Lelfe, et je me suis arrêtée à  » il faut dire que le fait d’avoir un enfant fait évoluer ». On s’en sortira jamais -.-‘

  3. Laurie
    Publié le mai 30, 2017 à 10:47 | Permalien

    Bonjour,

    La monogamie a failli me faire crever alors comme je comprends tous ca… oui oui je commencais à devenir franchement depréssive…

    J’ai aussi perdu quelqu’un il y a plus d’un an et demie (c’est gai je sais :)) et je pense que la monogomie avait sa responsabilité là-dedans également … car si elle a avait eu plus d’affection chez elle, elle serait encore parmi nous. Heureusement qu’on est pas obligé d’ en arriver à des extrêmes pareils avant de trouver des solutions, heureusement qu’il y a les bouquins, les sites internet (des blog comme le vôtre), et qqfois la télévision (j’ai bien dit quelques fois).

    Tous ça pour vous dire, merci, merci de faire avancer l’humanité, car il y a vraiment urgence, il y a des vies en jeu là-dedans, si, si je vous jure.

    Bien à vous.

    Laurie

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