La liberté du polyamoureux

On aurait tort de croire que la plus belle liberté de celui ou celle qui choisit de vivre sa vie hors de la norme monogame est d’ordre sexuelle. Quoiqu’en disent (avec une certaine mauvaise foi) les détracteurs de notre mode de vie, ce n’est pas (avant tout) cela que l’on recherche.

Enfin, je ne veux pas parler au nom de tous les polyamoureux, mais parmi les nombreuses libertés qui s’ouvrent lorsque l’on s’ouvre soi-même à d’autres modes de relations, il me semble que la simple capacité de faire l’amour à droite et à gauche n’est qu’une cerise sur un gâteau, mais point plus.

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Une autre liberté, me semblant plus profonde, plus intense et même plus jouissive, consiste bien sûr en la liberté de vivre l’amour : aimer de tout coeur, sans barrières, sans limites, sans jugements, sans compromis. Aimer comme un acte de révolte, aimer à l’envie, aimer à construire ou détruire.

Ou bien aimer en fin gourmet, une entrée, un dessert ; cinq étoiles, ou même en fast-food ! Qui viendra critiquer ? A qui en ai-je cédé le privilège ? A personne sinon moi-m‘aime.

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Une autre liberté, encore plus intense : changer ses propres perceptions, prendre sa vie en main, des deux mains, aujourd’hui. Empoigner ses émotions, ses sentiments, son cerveau. Tout secouer, foutre le bordel, puis réorganiser au petit-bonheur la chance, remettre un semblant d’ordre… et tout secouer à nouveau. Comme ça, pourquoi pas ? Je peux, c’est mes neurones, mon choix. Ma vie, ma voie, ma voix. Je chante mon amour et mon bonheur à l’en-vie, parce que je l’ai saisi, j’ai osé le saisir : en amour comme dans la vie, saisir son opportunité (ou se délecter à la laisser choir ?), la croquer à pleine dents (ou pas !). Pourquoi ? Pour moi. Je me suis libéré, je jouis de ma liberté, par l‘amour qu’on fait, l’amour qu’on vie, mais avant tout par l‘amour de la liberté. On prend nos libertés comme on prend un(e) amant(e).

Combinez ces trois libertés, mélangez bien, faites jaillir, faites jouir : cocktail de jouissance, fontaine de jouvence. Je ne vieillirais pas : j’ai choisi de ne pas le faire. Je ne serais jamais beau comme dans les magazines, parce que ma beauté sera d’un autre monde. J’arpenterais cette terre de la façon la plus vivante possible, avec ses hauts et ses bas, comme autant de montagnes russes à escalader. Cette vie n’est pas un parc d’attraction : ce n’est pas payer 10 euros, on monte, on descend, on a nos émotions préprogrammées. Cette vie, c’est escalader une montagne à la force des bras, tomber, se relever, retomber, arriver au sommet. Grimper pour rester vivant et connaitre de nouvelles altitudes. Contempler le sommet. Contempler l’horizon et toutes les montagnes qui viennent de jaillir par devant soi.

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Être vivant c’est être libre, et être libre c’est être vivant, par la liberté de l’amour et l’amour de la liberté.

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