L’humain est fondamentalement bon. Voilà pourquoi.

Il existe quelque chose chez l’humain qu’on appelle l’intuition.
Il ne s’agit ni plus ni moins que de la lecture consciente ou subconsciente de divers signaux envoyés par autrui, qui permettent de déterminer qui est cette personne en face de nous. Ce qu’elle fait, ce qu’elle ferait éventuellement dans une situation donnée, mais surtout, comment elle pense.

Et quand on observe suffisamment de gens autour de nous avec un peu d’intuition, on se rend compte d’une chose :

Premier point : Énormément de gens voient la société en terme de relations de dominations, en conséquence d’une nature humaine qui serait fondamentalement mauvaise, égoïste, voire cruelle.

« L’homme est un loup pour l’homme » dit l’adage. C’est bouffe ou tu te fais bouffer. Trop bon trop con. Les femmes n’aiment pas les gentils garçons. Quand tu donnes ça on te prend ça. Etc. etc.

La société serait régie par cette « loi de la jungle » morale, où il est nécessaire d’être un requin pour survivre. Souvent, on devient un requin après s’en être reçu plein la gueule dans cette fameuse « étape essentielle » qu’est l’école (souvent, la période collège est la plus psychologiquement difficile). Il s’agit de pure survie : confronté à un environnement ouvertement hostile, il est normal de se protéger en se donnant cette consistance de prédateur.

Le prédateur, c’est celui qui va se nourrir des plus faibles… Ça sonne bien, comme terme, « prédateur ». La société aime ça, et n’hésite pas à glorifier le loup, le tigre, et le requin. Objectivement, un terme plus sociologiquement juste pour ces personnes serait « gros connards ». Il est bon d’être un connard, clame la société.

Revenons un peu sur notre enfance, à la période souvent la plus difficile de toute notre vie : l’adolescence.

La période où arrivent en même temps les poils et l’anxiété sociale.

20080222Personne n’aime la Fée Puberté (©SMBC)

J’ai été assez intéressé par le milieu des « Anti-école obligatoire », cette communauté de gens TRÈS mal vus par les autres parents, qui prônent l’éducation à la maison et non pas en compagnie d’autres élèves en milieu éducatif « classique ».
La première critique des individus lambdas, quand on leur parle de ce concept d’éducation à la maison, est de s’exclamer : « Comment ! L’enfant non inclus dans une classe, parmi ses pairs, sera incapable de socialiser et de s’intégrer plus tard et vivra probablement comme un reclus « creepy » pour le restant de ses jours. Il deviendra ce mec qui fait ses courses à Monoprix en legging, haut de pyjama, manteau dépareillé et odeur douteuse. »

Et ceci particulièrement s’il rate la période collège… La plus « importante » pour apprendre la vie, et la plus difficile aussi.

Attend, la période la plus difficile est la plus importante ? Une coïncidence ? Bien sûr que non.

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Des discussions plus approfondies avec un échantillon représentatif de ces personnes m’ont apprises qu’il était apparemment important d’en chier, pendant cette période où nous sommes les plus vulnérables, pour se forger une carapace, être capable de résister aux chocs plus tard dans la vie, bref, en prendre plein dans la gueule pour comprendre que la vie est difficile et ne te fera pas de cadeaux et que tu te feras bouffer sinon.

Apparemment il est nécessaire de souffrir pour grandir et évoluer.

Du coup, je propose toujours gentiment à ces personnes de leur mettre un gros coup de poing, là tout de suite, parce qu’ils en prendraient là aussi plein la gueule, et du coup peut-être que cela leur apprendrait des choses. [A noter que je trouve malsain de ma part d’utiliser une interjection si violente, même prononcée avec beaucoup de douceur, mais je n’ai jamais trouvé d’argument plus frappant dans cette situation].

Il y a par ailleurs une discrimination âgiste certaine à considérer qu’il est OK de souffrir quand on a moins de 18 ans, par exemple pour des besoins éducatifs, mais qu’après c’est bon, plus besoin (Le saviez vous ? Jusqu’au milieu des années 80, on opérait les bébés sans anesthésie. La douleur chez les jeunes n’existe pas, n’est-ce pas ?).

Et, comble de l’ironie, les personnes avec qui j’ai eu ces discussions puaient à plein nez les traumatismes qu’ils avaient subis lors de cette période. Et oui, ils croyaient en conséquence, dur comme fer, que la vie est froide et cruelle et qu’il faut apprendre à bouffer l’autre avant de se faire bouffer. Beauté perverse d’un système qui s’entretient de lui-même : l’école est primordiale car dans une société de connards il faut apprendre à être autant un connard que ton voisin. Et ainsi les nouvelles générations sont converties en masse à une société violente. Et le cycle recommence à la génération suivante.

Pour approfondir sur le sujet : lisez Insoumission à l’école obligatoire, de Catherine Baker.

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Et cette situation ne date pas d’hier. Le culte de la souffrance est au moins aussi vieux que les martyrs de la chrétienté. Plus récemment, Nietzsche a aussi sorti sa merde : non, ce qui ne me tue pas ne me rend pas plus fort. Ce qui ne me tue pas, au mieux ça m’use, et au pire ça m’handicape à vie.

Un de mes amis y croyait dur comme fer, à cette citation. Un jour, quelque chose de terrible lui est arrivé. Or, il pensait dans son système de croyances qu’une douleur aussi énorme dans sa vie l’aiderait à progresser sur d’autres aspects, puisqu’il compenserait et du coup deviendrait plus fort, plus capable, qu’il avancerait alors plus vite. Il m’avoua par la suite qu’il n’avait rien senti de tout ça, qu’il se sentait au contraire toujours comme avant. Juste plus usé, et plus vieux.

Alors non, la douleur n’apprend rien. La douleur est mauvaise, pour tous. La douleur crée le connard qui crée une société de connards.

Alors, oui, en conséquence la société est mauvaise et s’auto-entretient. Heureusement, et contrairement à ce que beaucoup pensent, ce n’est pas une fatalité.

Deuxième point : Les gens qui ne pensent pas de cette manière (et en conséquence de quoi, ne vivent pas conformément à ces valeurs) sont les plus agréables à fréquenter.

Est-ce vraiment étonnant de clamer qu’il est beaucoup plus agréable de fréquenter des gens peace & love plutôt que des obsédés de la puissance et de la position sociale ?

Depuis bien plus jeune, je me rend compte que je préfère souvent la compagnie des femmes à celle des hommes. J’ai longtemps réfléchis aux raisons du pourquoi, me demandant par exemple si ce n’était pas par intérêt sexuel subconscient. J’ai mis longtemps à réaliser que c’était avant tout parce qu’il est tellement plus agréable de fréquenter des gens qui n’essaient pas en permanence d’asseoir leur gros cul de dominants sur ta gueule.

Dans la communication entre jeunes loups qui essaient de s’entre-bouffer, on a des archétypes très divers, tous extrêmement durs à supporter.

On a le jeune roquet, qui aboie fort à cause de ses insécurités profondes. Il parle à voix haute pour se faire entendre, et n’y arrive pas vraiment. On a le manipulateur narcissique, qui considère toute personne autour de lui comme un objet pouvant éventuellement servir à ses desseins de gloire et de grandeur. Il te trahira sans verser une larme. On a le dominant plein d’insécurités qui ne supporte pas qu’une situation échappe à son contrôle. Celui là peut être très dangereux. On a celui qui s’en remet à la violence physique ou verbale pour asseoir son sentiment de pouvoir. On a celui qui te rabaisse en permanence, soit-disant « par humour ». On a celui qui se vante continuellement. Etc, etc.

Tout ça au final, c’est juste fatiguant. Souvent, ça n’en vaut pas la peine.

Et on a, de l’autre coté du spectre, les victimes du système. Ceux qui se placent directement dans la catégorie des dominés.

On a le garçon très gentil, « trop gentil », qui sait que les connards finissent premier mais se refuse à faire comme eux parce que c’est contraire à ses principes, ce qui entraîne chez lui une profonde frustration. Il ne vaut pas vraiment mieux que lesdits connards. Il y a l’éternelle victime, qui n’ose rien dire puisqu’elle se considère tellement inférieure à autrui, qui VEUT être dominée puisqu’elle a toujours fonctionné comme ça et ne pense pas mériter plus, et qui te mettra toujours dans une position de supériorité par rapport à elle. On voudrait être son ami, mais c’est très difficile (et un peu malsain) puisqu’on n’a pas forcément envie de rentrer dans une relation dominant/dominé. On a celui qui prend tout comme une agression. Il faut des talents de communication très développés pour communiquer avec lui. Et on a en bien d’autres.

C’est très fatiguant aussi. Souvent, ça n’en vaut pas la peine non plus.

Et pour ce qui est de la confiance ? Il y a bien souvent affaires de confiance envers les gens qui nous sont proches. Comment faire confiance à quelqu’un qui considère qu’il est normal de faire du mal à autrui pour vivre et survivre ? Comment peut-on alors se rapprocher d’un connard et le laisser pénétrer notre intimité (voir même notre corps) ? Cela relève d’un masochisme certain. D’ailleurs quand je voit ce qui est disponible actuellement dans la catégorie hommes cis-hétéros et leur tendance insupportable à vouloir tout dominer autour de nous, mais mon dieu, comme je plains les femmes hétérosexuelles ! Vous avez vraiment pas fini d’en chier !

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Si vous êtes un homme, imaginez que vous ne pouviez sortir qu’avec une créature mi-ours mi-lion,
et vous êtes, genre, en train de vous dire, « Ugh, j’espère que celui là est gentil… »
©Louis CK

Il est intéressant de noter que les dominés sont tout autant prompts à la trahison que les dominants, voir même parfois plus. Du moment que la personne pense dans ce système de valeur, le crime est justifiable. Et pour un dominé, l’occasion étant plus rare, il est probable qu’il saisisse assez facilement la perche tendue.

Un dernier point qu’il est, je pense, intéressant de faire remarquer : les sociétés basées sur ces rapports de dominations « naturels » tendent à établir une classe sociale d’élites toute-puissantes, qui assoient leur supériorité « naturelle » par une violence tout aussi « naturelle ». Le loup ne mange-t-il pas l’agneau ? Le lion dominant n’impose-t-il pas ses gênes après avoir combattu les autres mâles ? Le fort ne mérite-t-il pas plus que le faible ? Maintenant regardez dans le dictionnaire : c’est la définition exacte du terme « Fascisme ».

Mais, bonne nouvelle : L’humain est bon.

Tom-Hanks-orlyYeah, really.

Troisième point : L’humain est fondamentalement bon. Voilà pourquoi. 

J’ai une vision extrêmement positive de l’humain. Pour moi, chaque humain renferme une étincelle particulière. Chaque humain possède, fondamentalement, cette étincelle, cette petite part de divin, avec sa saveur propre, l’expression de ce qu’est réellement la personne en face de nous.

Quasiment toujours, elle est recouverte de diverses crasses, de saletés, d’excréments, que sont les divers complexes, névroses et traumatismes de la personne. Alors il faut savoir creuser un peu pour la trouver.

Parfois, elle est enfermée derrière une carapace ou un mur, ou même plusieurs. Alors il faut savoir percer les murs et les carapaces pour y accéder.

Très rarement, elle a tellement croulé toute son existence sous des déchets tellement immondes, qu’elle est irrémédiablement corrompue et il n’y a plus grand chose à en tirer. Alors il faut savoir se retirer et s’éloigner de cette personne toxique (Cas des pervers narcissiques).

Peut-être ai-je raison ? Peut-être ai-je tort ? Cela est sans d’importance. Parce que ce système de représentation me sert. Il me sert à être une meilleure personne, il me sert à vivre plus heureux, et à rendre plus heureux les gens autour de moi (Cf. le deuxième point ci-dessus).

Mais ceci n’est que ma vision personnelle, une vision spirituelle et éthérée. Je n’affirme rien sans fondements concrets. Et, pragmatiquement, voilà des preuves qui indiquent que selon moi, l’humain est une créature fondamentalement bonne :

  • L’humain évolue majoritairement dans un seul sens

J’ai été sexiste, homophobe, raciste, spéciste, âgiste… au plus profond de moi-même. Je me suis vu évoluer, j’ai vu d’autres personnes évoluer. J’ai vu beaucoup de gens s’ouvrir vers une plus grande compréhension d’autrui et ne jamais revenir en arrière. On ne reviens pas en arrière parce qu’on se sens mieux dans notre nouvelle situation mentale.

D’un point de vue du spectre politique, j’ai vu nombre de personnes passer de la droite (voir de l’extrême-droite) à la gauche, et y rester. Parce que « Être à droite c’est avoir peur » et personne n’aime avoir peur.
Bien sûr, d’autres passent de la gauche à la droite. Mais il faut noter que je viens de Montpellier, ville « traditionnellement » gauchiste. « Traditionnellement » veut dire qu’on reproduit le vote de nos parents. J’en connais beaucoup qui vivent avec des valeurs spécifiquement de droite mais votent à gauche comme ils ont été éduqués à le faire. Il me semble que ce type de personnes votent de plus en plus à droite au fur et à mesure qu’ils vieillissent. Leurs valeurs sont fixes, elles ont été posées par leurs parents, et leur cadre est inamovible. La société, elle, progresse sans eux, et dérive lentement vers plus d’ouverture, tandis qu’eux ne bougent pas. Les jeunes gauchistes qui ne réfléchissent pas sont les vieux réacs de demain.

Ceux qui évoluent par la réflexion, et non par la fermentation, vont toujours vers plus d’ouverture d’esprit, et ce changement est irrémédiable.

Note importante : Je ne souhaite pas ici déprécier TOUTE personne votant à droite. Il existe aussi des gens très ouverts, éduqués et réfléchis qui votent à droite, parce qu’ils croient d’avantage au système économique sous-jacent. Mais je n’ose pas parler d’économie sur ce blog (ni dans la vie quotidienne) parce que je n’y comprend rien. Je parle de valeurs sociales, et celles de droite sont effectivement à vomir. La gauche institutionnelle actuelle ne vaut d’ailleurs pas beaucoup mieux non plus.

  • L’humain est une créature sociale, empathique et éthique.

Puisque nous avons été optimisés par mère nature pour vivre en société, nous avons développé cette chose merveilleuse appelée Empathie. En conséquence de quoi nous avons inventé l’Éthique.

Il existe deux stratégies de survie : l’égoïsme et la solidarité. L’égoïsme consiste à prendre à la société pour donner à soi, et la solidarité consiste à prendre à soi pour donner à la société. Les deux sont valables dans une certaine mesure : je conçois tout à fait dans une position de survie extrême (comme l’ont été les humains pendant des millions d’années) qu’il soit rentable de tuer son voisin pour voler sa nourriture.

Wow, such physics, much technology Extrait de ce comic de SMBC©

Mais d’une part, on vit aujourd’hui dans une société d’abondance, où notre survie ne dépend plus d’enfoncer une lance dans la tête de son voisin. Et d’autre part, même dans des conditions extrêmes, il n’est pas difficile d’imaginer que la stratégie de la solidarité communautaire soit bien plus rentable pour la survie des membres d’un groupe que chacun qui fait sa merde dans son coin.

HURR DURR

Alors ce n’est pas étonnant que nous ayons une Empathie et conséquemment une Éthique. Et que nous nous sentions bien en prenant soin d’autrui. Et que cela nous revienne parfois dans la gueule de manière positive, un jour, d’une manière ou d’une autre (même si ce n’est pas le but, évidemment).

  • Nous sommes naturellement attirés par les personnes bienveillantes

Est-ce une surprise de réaliser que les personnes qui aiment et respectent autrui sont aimées et respectées en retour ?

Et non, contrairement à ce que pensent les « gentils garçons » et autres poires, personne ne veut être en relation avec un Parangon Viriliste. A l’exception de quelques femmes éduquées spécifiquement pour rechercher un « vrai mec viril » (comprendre : sexiste), qu’on conditionne depuis toujours à cet étrange syndrôme de Stockolm qui les condamne à vivre en position de soumission. Elles sont heureusement de plus en plus rares, puisque le sexisme recule, lentement mais surement.

Dans tout les cas, si vous voulez attirer des personnes saines et bienveillantes, la première étape est de l’être vous-même.

  • Les relations égalitaristes sont les plus saines et les plus jouissives

Etant un homme, et étant également privilégié sur d’autres aspects, je n’ai jamais été vraiment « en dessous » dans les interactions sociales. Je ne pense pas avoir besoin de jouer ce rôle pour deviner qu’il s’agit d’une position extrêmement déplaisante. J’ai eu au contraire plus que ma part de relations dans lesquelles j’avais le contrôle complet et exclusif, du temps où j’étais sexiste et sortait avec des filles sexistes.

Et dieu, comme c’était horrible. Surtout pour elles, mais aussi pour moi.

Qu’il est triste d’être en relation avec quelqu’un qui est supposé être votre inférieur. Qu’il est fatiguant de devoir jouer le rôle du dominant. Qu’il est inintéressant de partager sa vie avec un ou plusieurs personnages-objets. Qu’il est moche de croire que cela représente l’ordre naturel des choses.

Mais qu’il est bon, en comparaison, de jouir de relations saines avec ceux et celles que l’on considère nos égaux.

Et de même, qu’il est douloureux de haïr son prochain. Qu’il est difficile de devoir toujours juger autrui et d’être jugé en retour. Qu’il est stressant d’avoir peur en permanence de la différence.

Mais qu’il est bon d’aimer son prochain, quelque soit sa race ou son orientation sexuelle, et qu’il est bon de se sentir à sa juste place parmi les autres humains, et non pas par-dessus, seul tout au sommet…

Quand on a la chance de ressentir des émotions si positives au sein de notre être, on n’hésite plus à réclamer l’abolition de nos privilèges. On réalise à quel point les boost d’égos et de position sociale entraînés par ces situations n’en valent, simplement, pas la peine.

Conclusion ?

Une seule phrase en conclusion :

Si notre vie est meilleure quand nous aimons et respectons autrui, pourquoi s’en priver ?

Zerh

Edit 1 : Ajout d’une amie, militante pour les droits des autistes :
J’ai un point de vue complètement différent à amener sur un point : « Puisque nous avons été optimisés par mère nature pour vivre en société, nous avons développé cette chose merveilleuse appelée Empathie. En conséquence de quoi nous avons inventé l’Éthique. »
Certains humains n’ont pas d’instinct social. Ils ne développent pas automatiquement ce qu’il faut pour vivre en société. Ils ont un trouble du développement qu’on appelle l’autisme. Sans éducation ils auront beaucoup de mal à deviner ce que l’autre ressent. Pourtant ils ne sont pas mauvais. Ils sont même souvent, là d’après ma seule expérience personnelle, plus souvent vegan… Et ils souffrent beaucoup des travers de ceux qui, précisément, sont les + adaptés à la vie en société. Les « NT » pour neurotypiques c’est-à-dire non-autistes, sont en comparaison hypocrites, malhonnêtes et illogiques. La soumission à l’autorité ou le sadisme viennent tout droit de cet instinct social.

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10 Commentaires

  1. Mélody
    Publié le avril 16, 2014 à 12:18 | Permalien

    ça fait du bien de savoir que je ne suis pas seule à penser cela !

  2. Sonny
    Publié le avril 16, 2014 à 2:20 | Permalien

    Merci pour l’édit de la militante, je commençais à croire qu’il manquait quelque chose dans ce texte (je m’y suis clairement retrouvé pour ma part, heureusement cela s’est amélioré, non pas vers la prédation évidemment).

    Ce que tu dis au fond est vrai, mais certains arguments ne me plaisent pas : tu décris l’école comme un enfer (c’est à moitié vrai), et tu décris l’éducation à la maison comme étant paradisiaque (par symétrie, à moitié vrai aussi). C’est trop simple, comme raisonnement, beaucoup trop simple, et voici deux contre-arguments. A l’école, tu es également susceptible de rencontrer des personnes qui, justement, ne sont pas embrigadés dans un système prédateur. C’est cela aussi, l’école, c’est la diversité (bon d’accord, ce n’est pas équi-réparti), ce sont des gens que tu ne pourras pas nécessairement rencontré lors d’une éducation à la maison. Bien entendu, il y a des contre-arguments face à l’école, mais je reste convaincu que cette dernière est une très bonne idée à la base, c’est ce qu’on en a fait qui est désastreux (baisse du niveau, tout ça…), et c’est la mentalité de la société qui doit être changé (bien entendu l’école suivra). Pour l’éducation à la maison : Bon, le primaire/collège, c’est à la portée de tout parent éduqué (il faut encore qu’il le soit). Mais le lycée? Plus spécifiquement, la formation scientifique? Ce n’est pas à la portée de n’importe qui! Comment, par exemple, des parents littéraires, auraient la prétention d’enseigner les maths niveau S (j’entends, les démonstrations, les intégrales, le plan complexe, la géométrie 3D…) à leurs enfants? De plus, qu’est-ce qui garantit que l’apprenant pourra également échanger avec d’autres personnes, je veux dire, AUTRES que son milieu? (On ne m’enlevera pas de l’esprit que chaque être humain a besoin d’explorer ce qu’il y a à l’extérieur, afin d’apprendre).

    Bref, encore une fois, ton idée de fond (ton titre, en outre), je l’approuve totalement. La séparation binaire que tu fais entre l’école et la maison, nettement moins.

  3. Publié le avril 16, 2014 à 3:15 | Permalien

    Très bel article, qui vient au bon moment et qui fait du bien

  4. Publié le avril 16, 2014 à 8:35 | Permalien

    mais je ne pense pas que le sexisme recule, en fait

    • Publié le avril 16, 2014 à 10:25 | Permalien

      bah si on compare à y’a 50 ou 100 ans pour moi y’a pas photo on est en net progrès non ?

      • Sonny
        Publié le avril 17, 2014 à 6:57 | Permalien

        Elle veut sans doute dire que les idées sont toujours là, ou en tout cas, qu’elles essaient d’être maintenues par la société (mais on ne peut pas nier une certaine prise de conscience, par contre, et surtout en ce moment)

      • Ribz
        Publié le mai 9, 2014 à 8:29 | Permalien

        en terme de ? Liberté, sécurité, capital culturel ou économique par individu ? « on » est en net progrés, mais pas dit que les femmes soient proportionellement + en progrès que les hommes. Si tu compares une femme d’aujourd’hui avec une d’y a cent ans, ya un progrès. Si tu procèdes de même avec un homme, progrès. Si tu compare les hommes et les femmes ya cent ans et les hommes et les femmes maintenant ? sais pas si y a eu progrès.

        on vit dans un monde matériellement plus riche, donc forcément, toutes les catégories sociales en profitent. On peut devenir encore 100 fois plus riches et en santé que maintenant, ça veut pas dire que la société deviendra + égalitaire.

  5. Publié le juin 4, 2014 à 5:21 | Permalien

    Juste merci pour cet article. Beaucoup de choses dedans me parlent, et Internet est sûrement un endroit stupide, mais bordel on peut aussi tomber sur des trucs comme ça, et ça fait du bien!
    (j’aime beaucoup ton blog en général au passage)

  6. Yohk'
    Publié le juin 7, 2014 à 4:53 | Permalien

    Ah, Dieu que ça fait du bien un article comme celui-ci sur le net !

    La partie sur l’école ou sur la droite et la gauche me laissent froid, mais le 3e point et notamment les deux dernier paragraphes fait chaud au coeur.

    Merci !

  7. pims
    Publié le janvier 24, 2015 à 7:50 | Permalien

    Comme les autres, que ça fait du bien de lire ça sur le net !

    J’ai un ajout à faire à l’ajout de l’amie militante pour les droits des autistes.
    Il y a plusieurs types d’empathie, dont j’ai oublié les noms. En gros, il y a l’empathie « je perçois que l’autre ressent une émotion positive/négative », et il y a l’empathie « je sens intuitivement ce qui se passe dans sa tête pour qu’il ressente cette émotion ». Pour parler de l’autisme sur lequel je suis le plus renseignée, dans le syndrome d’Asperger seule la deuxième forme d’empathie a un problème (le coup de bol, c’est qu’avec un peu de patience et de pédagogie de la part de l’entourage, il est possible de la « simuler » intellectuellement et d’avoir une vie « normale » – bien qu’un peu fatiguante).

    Voilà, c’bon, j’arrête d’être relou. 8)

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