Vivre pauvre pour rester riche : pourquoi et comment être radin.

Quand j’étais petit, je voulais être riche.

Je ne savais pas trop pourquoi. Avec le recul, je pense que j’avais surtout envie d’être quelqu’un d’important, donc automatiquement il fallait que je sois riche. C’est ce que la société apprend : il faut collectionner les voitures et les femmes-objets pour montrer qu’on a réussi sa vie (plus, bien entendu, l’essentielle rolex avant 40 ans).

J’avais tellement rien compris à la vie que je me suis dit que je deviendrais scientifique pour devenir riche. ELLE HO ELLE ! LOL ! Scientifique. Pour. Devenir. Riche. Avec le recul ça me semble aussi judicieux que devenir star du porno pour rester vierge. Bien sûr, on peut trouver des emplois correctement payés en cherchant bien, mais pour devenir riche ça ne vaudra jamais les filières plus commerciales.

Enfin, tout cela ne devait jamais fonctionner, de toute façon, puisque entre temps, je me suis rendu compte de deux choses :

1/ Je suis extrêmement feignant.
2/ Il est bien moins fatiguant d’apprendre à dépenser 100 euros de moins par mois que de trouver un moyen de gagner 100 euros de plus.

Forcément, il était logique que je finisse mes jours à vivre frugalement.

Bon là je m’arrête tout de suite et je précise : c’est clair que je tiens un discours de privilégié. Je suis blanc et mâle, pour commencer, ce qui aide comme tout le monde le sait à vivre et survivre. J’ai un diplôme d’ingénieur en poche, pour ce que ça vaut de nos jours, et je n’ai jamais eu à survivre au RSA. J’ai hérité avant mes études d’un pécule de quelques milliers d’euros, et d’une petite pension parentale, qui font que je n’ai pas eu à m’endetter pour finir mon diplôme, même si comme beaucoup d’autres j’ai du travailler toutes les vacances de mon cursus.
Alors je veux être très clair là-dessus et insister lourdement : je suis conscient de mes privilèges et je n’écris aucunement ce texte pour stigmatiser les moins privilégiés que moi qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts en fin de mois, en mode « Lol mais c’est facile pourtant tu dois probablement t’y prendre mal ! » – le jour où je me permettrais de faire ça, je vous demanderais de m’assassiner avec du matériel de jardinage. Au mieux, dans ce texte, je voudrais défendre une idéologie de la frugalité, rien de plus.

Cela fait 2-3 ans maintenant que mes possessions terrestres se limitent à un ordinateur portable acheté 700 euros à l’époque, une guitare d’occasion récupérée pour 50 euros, un sac à dos (d’excellente facture) récupéré pour 30 euros (une affaire), et des vêtements à mettre dedans. Je me rend compte qu’en réalité, posséder peu de choses m’a permi d’être très mobile, et cette liberté de mouvement m’a encouragé par ailleurs à ne jamais posséder davantage.

Tiens, c’est d’ailleurs une bonne question : pourquoi je possèderais davantage ?

1/ La philosophie de la frugalité, ou : pourquoi achète-t-on des choses ?

On achète quelque chose pour combler un besoin. Que ce soit un besoin sérieux, voir vital (nourriture pour subsister) ou complètement trivial (comme acheter des billes pour le délire d’y rejouer une après-midi pour se rappeler la cour de récré). Dans tout les cas, dans tout achat on pèse le pour et le contre, avec d’un coté les bénéfices que l’on va retirer de la satisfaction du besoin, et de l’autre le prix de l’objet.

Le problème, c’est qu’il ne faut pas négliger, bien évidemment, que notre conception du besoin est une « valeur » comme une autre, et à ce titre est construite entièrement par la société (à l’exception bien sûr de quelques besoins « naturels » comme celui de manger).

En réalité, pour ce qui est de la simple survie, les besoins sont extremement limités. De l’eau potable (disponible partout en France métropolitaine), 2 ou 3 kg de riz par semaine, et un récipient en métal pour cuire, suffisent en théorie. Un abri pour l’hiver, et des vêtements un peu chaud, pour éviter de mourir de froid la nuit. Tout ce qui ne relève pas de la survie immédiate et nécessaire peut être qualifié de « luxe ». Techniquement, si on amenait une tribu préhistorique à notre époque, même s’ils vivaient sous le seuil de pauvreté, je pense que l’électricité et l’eau courante leur sembleraient un luxe inouï. Parfois, il est bon de se rapeller la valeur de ce que l’on a.

Parce qu’on vit dans une société « d’abondance » (ça dépend pour qui, évidemment). On a dévié les besoins matériels vers le besoin de reconnaissance sociale.

On connait tous la fameuse « pyramide de Maslow » (un concept que je n’aime pas : très arbitraire, et à qui on a déjà fait dire énormément de conneries. Mais de temps en temps un peu utile). Les besoins de l’ordre de la survie sont prioritaires : Besoin physiologiques (nourriture, etc) > Besoin de sécurité physique > Besoins sociaux et personnels (reconnaissance sociale, etc.)
Les besoins d’ordre physiologique sont assurés pour beaucoup d’entre nous, mais les besoins d’ordre sociaux semblent devenir de plus en plus importants, au fur et à mesure que la civilisation avance. On ne vit plus dans des tribus/grandes familles au seins desquelles tout le monde a une place reconnue. On vit dans de grandes villes où l’on cultive l’anonymat, ou l’on est un numéro parmi d’autres numéros. Avec le développement du salariat, on travaille dans des emplois souvent aliénants, sur lesquels notre emprise est extrêmement limitée. Avec la masse gigantesque de notre civilisation hypra-complexe, on se sent facilement perdu, voir isolé. Attention, je ne dit pas que le développement de la civilisation est une mauvaise chose, au contraire, mais je veux juste souligner le fait que les besoins physiologiques sont aujourd’hui bien plus faciles à combler qu’avant, tandis que les besoins sociaux semblent au contraire plus difficiles à combler.

Par dessus tout cela, rajoutons une bonne dose de marketing, la science de la création des besoins. Pubicités, magasines de mode, tout ce qui essaie de créer de la frustration en général. Tout cela n’est au fond qu’un outil pour notre bon vieux système de domination, qui appelle en permanence l’humain à s’élever au dessus des autres par la démonstration de sa supériorité, supériorité qui se doit d’être affichée par des signes ostensibles de mieux-être et de richesse.

Une métaphore intéréssante pour réaliser l’influence de la société sur nos besoins : Imaginez que vous viviez dans un manoir magnifique. Avec des robots pour s’occuper de tout vos besoins, une piscine, huit chambres et trois grandes salles de bain. Des télévisions énormes avec pleins de consoles et de jeux vidéos. Chauffé, nourrit, et blanchit. Vous seriez heureux, non ?
Maintenant, imaginez qu’absolument TOUS les autres humains sur terre aient un manoir comme vous, mais en mieux.. Plus grand, deux piscines dont une olympique, mais aussi un sauna et un jacuzzi. Plus de vingt chambres, des télévisions plus grandes, des consoles un peu plus avancées, De la nourriture un peu meilleure et des vêtements un peu plus beaux. Seriez vous toujours aussi heureux, alors que vous êtes la personne la plus pauvre de la planète ?

Une grande part de nos envies sont ainsi en réalité non basées sur le besoin réel, mais sur la reconnaissance sociale. Avons nous besoin de beaux vêtements, alors que de vieilles fringues  trouées sont souvent plus confortables ? Non, mais nous voulons être beaux, parfois pour nous-mêmes, mais le plus souvent pour notre place sociale. Je n’ai pas mis un seul pantalon qui ne soit pas un sarouel depuis plus de six mois : j’ai une envie folle et irraisonnée, depuis quelques jours, de m’habiller en costume, genre là, tout de suite. Une de mes exs, que je fréquentais du temps de ma monogamie, était complètement fauchée, et devait travailler dur et se battre en permanence pour subvenir à ses besoins de manière autonome. Paradoxalement, elle avait plus de 70 paires de chaussures, et continuait à en acheter régulièrement.

Acheter nous donne l’impression d’avancer. C’est en partie vraie : nous « avançons » dans la société, nous élevons notre statut social par l’achat, nous répondons à notre besoin de reconnaissance sociale. Chez les femmes en particulier, cela s’exprime par une garde robe très bien fournie, puisque les femmes sont censées être toujours jolies pour espérer être reconnues socialement. Chez l’homme, ce sera plutôt une grosse voiture ou autres marques de puissance viriliste. Comme dans le célèbre cliché des hommes qui compensent la taille de leur pénis avec de grosses voitures (cliché très sexiste et très malsain, merci de ne pas l’utiliser).

Un aspect intéressant à noter : Chez certaines personnes, la consommation peut vite tourner au shopping compulsif. Il s’agit d’une addiction à l’achat, avec les mêmes mécanismes que toutes les autres addictions (drogues, World of Warcraft, sport…), et aux conséquences souvent dévastatrices. Quand on se sent bien en dépensant des sous, et qu’on n’a pas grand chose pour se sentir bien à coté, on se retrouve vite complètement surendétté…

Dans cette culture du besoin et de l’éternelle frustration, développer sa propre frugalité est un geste de révolte. On voudrait nous asservir à la consommation (et au travail pour obtenir de quoi consommer). Apprendre  à se contenter de peu, c’est se libérer.
Et non seulement se libérer, mais c’est également apprendre à mieux profiter de ce que l’on a. C’est une étape majeure vers le bonheur épicurien, et vers une vie plus saine (et NON, contrairement à la méconception populaire, EPICURIEN NE VEUT PAS DIRE HEDONISTE ! C’est même deux philosophie radicalement opposées ! Si vous confondez ces deux philosophies, je vous invite à aller réviser leurs pages wikipédia).

Les meilleures choses de la vie sont gratuites. C’est cliché comme phrase mais c’est vrai. Si on me parle de mes richesses, je vais penser aux gens extraordinaires qui m’entourent plutôt qu’a mon compte en banque. Les meilleurs voyages que j’ai fait son ceux qui m’ont coûté le moins cher (à l’aventure, compagnons !). J’ai passé bien plus de temps à jouer avec une guitare trouvée dans les poubelles et dont j’ai changé les cordes pour 8 euros, qu’avec un jeu vidéo que j’aurais payé 50 euros. Et elle a une sacré personnalité, cette gratte ! Les objets qu’on récupère, qu’on customise, qu’on répare, prennent en général une valeur sentimentale bien plus elevée que ne pourrait en prendre un iphone quelconque, semblable à tous ses congénères sortis de l’usine.

Consommer moins, c’est également une bonne action pour l’environnement. Vos choix les plus économiques sont souvent aussi les plus économiques pour la planète ! Grosse exception notable : les meubles ikéa. Je comprend que ça soit tentant, vu les prix, mais Ikéa c’est une des entreprises les plus polluantes du monde, si pas la pire. Les prix bas, ça coûte à l’environnement. Allez plutôt voir du coté de Emmaüs pour les meubles, où trouvez de l’occasion ailleurs, et comme ça au moins votre appartement ne ressemblera pas à un plagiat de l’appartement de tout vos amis (De nos jours, tout les appartements ont la même armoire Shträddlemaddle et la même table de salon Güntengarden).

Maintenant, voyons ensemble comment être un bon radin, pour une vie plus saine, plus rigolote, plus intéressante, et surtout plus libre !

2/ Quelques astuces pour dépenser le moins possible

Attention, ici comme plus haut, notez bien que la plupart du temps je ne m’adresse pas aux plus pauvres de mes lecteurs. Les conseils du genre « Les ipads ça sert à rien » c’est valable uniquement pour ceux qui peuvent s’en acheter.

Nourriture :

Le régime alimentaire de très loin le plus écologique, et l’un des meilleurs possibles pour la santé, est le régime végétalien. Attention, je ne dis pas qu’un régime omnivore est forcément malsain… Quoique, vu comment c’est pratiqué de nos jours, ça l’est en fait la plupart du temps.
Le régime végétalien est également l’un des moins chers possibles. La viande coûte cher, le poisson aussi. Les produits animaux et transformés en général sont chers. Alors qu’on peut se fournir des fruits & légumes de saison, légumineuses, céréales, pour un budget extrêmement modeste, et en même temps économiser sur notre budget santé. En plus de faire une bonne action pour les animaux, bien entendu !
A noter, que beaucoup de gens croient à tort que le régime végétalien coûte cher. C’est parce que, pour une raison que je ne m’explique pas, les non-végétaliens ont tendance à penser qu’il faut forcément remplacer la viande par des steaks de soja importés d’angleterre ou jsépakoi, alors qu’il suffit juste de ne plus acheter de viande.

-L’eau du robinet est bien meilleure pour votre santé que l’eau en bouteilles (en tout cas en Europe).

-FREEGANISME ! Apprenez l’art du Dumpster Diving (fouiller dans les poubelles). Ça a l’air dégradant comme activité, dit comme ça. Ça l’est uniquement si vous vous souciez de votre image de marque (Un concept qui, comme le freegan, devrait aller aux ordures !). En réalité c’est une activité extrêmement ludique, un peu comme une chasse au trésor, mais les odeurs en plus. Plutôt que d’aller au supermarché et décider dans quoi vous allez investir vos tunes, vous partez à la récolte, comme nos ancêtres chasseurs/cueilleurs, et votre menu du jour est dicté au petit bonheur la chance. Comme alternative plus facile, vous pouvez également faire les restes du marché de votre ville. Les éboueurs passent souvent 30 min après la fermeture du marché, ça vous laisse suffisamment de temps pour récolter de quoi manger pendant une semaine.

30 mins de fouille = tout ça à manger !

Une de mes récoltes classiques. 30 mins de fouilles = tout ça à manger !

Attention : en tant que végétalien, je pratiqué cette activité QUE pour les fruits et légumes. Je ne suis jamais, jamais tombé malade, alors qu’on ne peut pas en dire autant pour les consommateurs réguliers de MacDonald. Si j’ai un doute sur la qualité d’un aliment, il me suffit de le cuire. Il faut savoir que les produits animaux sont beaucoup plus sensibles à la dégradation microbienne, et les conséquences en cas d’intoxication sont souvent plus graves. Je vous conseille donc de vous limiter aux fruits et légumes, qui sont de toute façon meilleurs pour votre santé.

Produits manufacturés :

-Si vous possedez un ordinateur, vous n’avez besoin ni d’une télévision, ni d’une tablette tactile,

– Réflechissez bien avant d’acheter un smartphone. Leur durée de vie est de deux ans environ, cela représente donc un budget conséquent. Cela consomme également énormément d’électricité. Le bon vieux téléphone portable est toujours valable et souvent plus fiable.

-L’écrasante majorité de vos produits manufacturés peuvent être achetés d’occasion. Dans beaucoup de cas, c’est même une preuve de fiabilité de l’objet (mon vélo est un modèle très haut de gamme d’il y a 15 ans, racheté au quart du prix). Le seul cas où cela ne s’applique pas est en cas d’obsolescence programmée avancée.

-A propos d’obsolescence programmée : quand un appareil tombe en panne, on a l’habitude de racheter la même marque, puisqu’on y est habitués, et souvent le modèle au dessus. C’EST STUPIDE ! Si le premier est tombé en panne, le deuxième finira de la même façon. Trouvez une autre marque plus fiable.

Sport :

-La méthode de musculation la plus saine ne se fait pas à grand coup de machines coûteuses, mais peut au contraire se pratiquer chez soi ou à l’extérieur. Se procurer « la méthode Lafay » en occasion ou en PDF.

-Le jogging : sain et gratuit.

-Le yoga : tout le monde devrait faire du yoga ! Ça s’apprend très facilement (j’ai commencé avec un livre acheté d’occasion) et ça se pratique à l’extérieur où chez soi, il suffit de 3 m² de sol libre.

Arts & Loisirs :

-Acheter des CDs ? C’est so 1995. De plus en plus d’artistes vendent directement leur musique sur leurs sites web (moins cher pour vous, et l’artiste touche réellement de l’argent dessus, contrairement à l’industrie du disque classique).

-Si vous aimez les jeux vidéos : une quantité incroyable des meilleurs jeux sur le marché sont issus du secteur PC indépendant. Ça veut dire qu’on peut se les fournir pour quelques dollars, et qu’ils tournent même sur un ordinateur bas de gamme.

-BOUQUINISTES ! On y trouve des livres extraordinaires, et souvent pleins de personnalité. Sinon, direction la bibliothèque municipale.

-Internet : même en 2014, on sous-estime encore son pouvoir ludique et éducatif. La grande majorité des livres libres de droits sont disponibles sur Wikicommons ressources.

Aspect vestimentaire & Look :

-Vous en avez marre que votre coiffeur ne fasse jamais exactement la coiffure que vous lui avez demandé ? Coiffez vous vous-même, bon sang. Pour les gens (comme moi il y a peu) qui n’ont jamais osé : c’est bien plus facile que ça en à l’air.
Si vous ne savez pas quelle coiffure faire, allez voir une fois un coiffeur visagiste cher, prenez une photo quand vous sortez, et reproduisez le résultat à l’avenir. On peut être radin tout en ayant le swag.

-Dans le même genre, conseil vestimentaire pour hommes : si vous avez une belle paire de chaussures, vous pouvez être sapé à peu près N’IMPORTE COMMENT, vous aurez toujours l’air d’une star de cinéma.

-Emmaüs : on y trouve des vêtements pas chers, des meubles, et d’autres trucs. Et non, contrairement à ce que pensent beaucoup de gens, les achats chez Emmaüs ne sont pas destinés aux plus démunis, mais à tout le monde, et l’argent est reversé aux oeuvres caritatives de l’association. C’est donc une bonne action que d’acheter chez Emmaüs, quelles que soient vos ressources.

-Les métaux et pierres précieuses : N’EN ACHETEZ PAS ! N’EN PORTEZ PAS ! Le marché des métaux et pierres précieuses exploite des esclaves partout à travers le monde, souvent même des enfants. Les nouveaux systèmes de rachat et revente d’or encouragent les vols et le recel. La production de ces ressources est également extrêmement polluante : la plus grande menace écologique en Guyane, c’est l’orpaillage (production d’or) illégal. Les travailleurs clandestins déforestent, tuent faune et flore. Si un amérindien tombe sur un de ces camps illégaux, il est réduit au silence de la manière la plus froide et rapide possible. Le mercure nécessaire à la production de l’or va directement dans l’eau et la terre, empoisonne la forêt, s’accumule chez les poissons qui sont la première source de nourriture des tribus amérindiennes, et entraine ainsi des nouveaux-nés gravement malformés.

Les bijoux « chers » ne sont même pas si beaux que ça, leur fonction première est surtout de marquer une différence de classe. J’ai déjà vu des proches acheter un bijou non pas parce qu’il était très beau, mais parce qu’il était très cher. On marche sur la tête…
Je porte un bracelet et une bague en acier, des bracelets en graines, et en tissu. La plupart ont été fabriqués avec amour par des gens à qui je tient énormément, et ils ont donc une valeur sentimentale extrêmement forte, que l’argent ne peut égaler.

Divers :

– Prenez le temps de comparer les prix dans différents magasins et sur internet. Vous pourriez être surpris.

– N’achetez jamais rien avant d’y avoir réfléchis au moins trois fois.

-Arrêtez de fumer. Sérieusement, c’est super mauvais pour votre santé, extrêmement addictif, ça coute super cher, et la défonce est de piètre qualité.

-Inviter un ami à boire une bière, c’est bien. Mais pas besoin de sortir systématiquement pour ça : chez soi on est bien aussi, et la bière ne coute pas les 10 euros de la terrasse.

-Vous n’avez pas besoin d’autant de vaisselle chez vous.

-Pour vos voyages, le stop c’est dur, mais c’est fun, gratuit, et vous aurez pleins d’histoires kikoo à raconter après ! Et des rencontres ! Même chose avec couchsurfing !

-Hygiène : vous avez besoin de 1/ Savon, et 2/ du shampoing, et c’est tout. Selon certaines personnes, le shampoing serait même facultatif… Je fais des expériences en ce moment pour voir si je peux m’en passer. Eventuellement, un soin pour la peau ou pour les cheveux, si vous avez un problème particulier.
De même, pour le dentifrice, vous pouvez en fabriquer pour quasiment rien. De nombreuses recettes sont disponibles sur internet.

-LE VÉLO ! Pas cher, bricolable, customisable, réparable, et le moyen le plus rapide de se déplacer en ville, en plus d’être bon pour la santé. « Cars make you fat and run on money, Bikes run on fat and saves you money ».

-Système D : apprenez la couture et le bricolage ! Récemment j’ai fait économiser une nouvelle tête de douche à l’une de mes amoureuses en remplaçant un joint cassé qui fuyait par un joint que j’ai fabriqué en découpant une vieille semelle. Réparation totalement invisible et efficace. Un ami a insisté pour lui changer quand même sa tête de douche… Depuis, ça a recommencé à fuir.
Et il n’y a pas que la cuisine et le bricolage : apprenez à tout faire vous même ! Electronique, informatique, etc, etc, tout est bon à (a)prendre !

Une dernière chose : s’il fait bon-vivre quand on est radin, il existe des exceptions où il faut savoir au contraire se diriger vers le choix le plus cher. Quand la santé est en jeu, par exemple. Quelques cas pratiques :
– En cas de voyage : dépensez ce qu’il faut pour une BONNE paire de chaussure et un BON sac à dos, vous ne voulez pas vous bousiller les pieds ni le dos.
-Si vous passez comme moi trop de temps devant l’ordinateur, vous avez besoin d’un siège adapté, il en va de votre santé…
-Le dentiste : la mienne est la plus compétente et peut-être la plus chère de ma ville. Je n’irais pourtant en voir une autre pour rien au monde.
Etc, etc.

Soyez libres, soyez radins, soyez radins intelligent.

[Edit : Ajout d’astuces au fur et à mesure que mes lecteurs m’en envoient. N’hésitez pas à commenter les votres !]

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30 Commentaires

  1. Osbern
    Publié le janvier 11, 2014 à 2:29 | Permalien

    Bonne lecture mais il y a certains points qu’il faudrait nuancer ; on peut trouver un plaisir réel qui n’est pas forgé par notre société à l’achat de certains objets, un jeu vidéo n’en vaut pas un autre, et on peut trouver autant de plaisir à acheter un jeu dernier cri qu’à acheter une petite perle indé ou un jeu vieux de 20 ans.

    Dans la même idée, on peut aussi vouloir soigner son apparence physique pour soi-même et non pour la société. Evidemment elle a tout de même son influence, les conceptions de la beauté, les faux besoins qu’elles créent, etc, mais même au delà de ça on peut décider de soigner son physique pour soi-même. Et j’entends pas par là la tenue, mais bel et bien le corps. Il y a quelques années j’étais pas mal en surpoids, c’est pour ma santé que j’ai décidé de perdre du poids, pas pour le regard des autres.

    Enfin, attention en parlant d’addiction aux jeux vidéo, surtout aux MMO : ce sont en général des idées reçues créées par des vieux conservateurs et basés sur aucune recherche, aucune mise en contexte. On compare bien souvent la consommation du jeu vidéo à la consommation d’un quelconque produit addictif et on en conclut que le jeu vidéo est addictif alors qu’il n’en est rien. Avec le temps on joue différemment, les joueurs ont des expériences très différentes selon les jeux et ne sont pas soumis aux mêmes sensations/émotions (relations sociales, pics d’adrénaline, etc). Enfin bref sur ce sujet, deux psychologues qui en parleront bien mieux que moi et qui sont intéressants à lire : Serge Tisseron et Yann Leroux. Attention de pas participer à la stigmatisation générale avec ce fameux terme d' »addiction ». :p

    Ah, et sinon tout à fait d’accord avec les meubles emmaus : ma soeur en récupère souvent et, avec un pot de peinture, un peu de matériel et d’imagination, en fait des trucs incroyables.:D

    • Publié le janvier 11, 2014 à 2:31 | Permalien

      Merci de tes commentaires
      1/ certes vrai
      2/ Le problème c’est qu’on ne sais jamais à quel point la société nous influence. Personnellement ça fait des années que je me trouve trop gros, alors que je suis mince. A moins d’être vraiment obèse, le surpoids ne provoque pas de problèmes de santé, voir même rallonge la durée de vie.
      Le seul point de vue où je te suivrais sur le fait de s’arrangersans que ce soit pour la société, serait de considérer son corps comme une oeuvre d’art customisable qu’on arrangerait par amour du beau et non pas pour notre propre image. Et à ce moment là, la tenue rentre dans l’équation. De plus, cela ne sous entend pas forcément perdre (ou prendre) du poids. Je pense cependant que cette vision est ultra minoritaire dans nos choix.
      Mais bon, toi comme moi, on n’a pas de données sérieuses pour étayer nos points de vue respectifs, donc on ne peux qu’en rester là.
      3/ Les MMORPGs, que j’ai consommé pendant des années, ont un pouvoir addictif fort. Techniquement, tout ce qu’on aime faire a un pouvoir addictif. Les MMORPG ont cela de particulier en plus d’un jeu vidéo classique qu’ils jouent fortement sur la réponse dopaminergique, avec les fameux « systèmes de récompense » (usul a fait de bonnes videos sur le sujet)
      Mais attention je ne dit pas que les MMORPG c’est mal, ça serait malhônnete de ma part, d’ailleurs j’ai consommé régulièrement des amphétamines pendant longtemps et je compte recommencer bientôt. Je suis totalement pro-drogues. Seulement, je suis conscient que je peux tomber dans l’abus si je ne me surveille pas, et de même quand je jouais aux MMORPGS.
      (C’est évidemment faux cette histoire d’amphétamines car c’est illégal et je ne fais rien d’illégal dans la vie trolilol)

      • Publié le janvier 11, 2014 à 4:14 | Permalien

        Mon surpoids me provoque des soucis de santé. Pas majeures mais le surpoids sur les genoux me fait souffrir comme l’arthrite des p’tits vieux…
        Sinon la quantité de jeux incroyables issus de l’indé…
        Des bons oui, des quantités incroyables heu non. Malheureusement.
        Et il y a des jeux bardés de DRM sur des consoles proprio qui sont des p’tites tueries…

        Je trouve ton billet sympa mais un peu trop… « donneur de leçons » mais bon, je lis peut-être mal.

        Pour le shampoing, y’a mieux : plus de lavage de cheveux : http://antigonexxi.com/2013/10/23/le-jour-ou-jai-arrete-de-me-laver-les-cheveux/

        • Publié le janvier 12, 2014 à 2:57 | Permalien

          Rien que FTL et Rogue Legacy 😀 Antichamber, the stanley parable, spelunky, trine 2, kerbal space program, papers please, hotline miami, don’t starve, etc etc (il me semble que tout ces jeux sont sortis en 2013 ?). Puis bon, ya les bundles, aussi.
          Sinon oui j’avoue c’est donneur de leçons.

        • Publié le janvier 12, 2014 à 2:57 | Permalien

          (Ps : curieusement ton commentaire était dans ma file de spam, probablement à cause de la mention du poids)

  2. zx97
    Publié le janvier 11, 2014 à 4:54 | Permalien

    Sympa ta vision, mais largement pas possible à appliquer pour tout le monde … en fait ajoutes une femme et des enfants à ta recette et on en reparlera 😀 surtout quand ils iront à l’école …

    • Publié le janvier 11, 2014 à 9:15 | Permalien

      Eurm, ma femme ce sera pas à moi de l’entretenir…

      Quand aux enfants, oui je n’en ais pas parlé, mais ils coûtent beaucoup moins cher qu’on l’admet habituellement… Une poussette à 500 euros, ou une écharpe de portage à 20 euros ? (Hint : ici aussi le choix le plus sain est le moins cher)

    • Publié le janvier 11, 2014 à 9:16 | Permalien

      D’ailleurs l’école c’est sans doute pas la meilleure chose pour les gosses x) mais ceci est un autre débat.

      • zx97
        Publié le janvier 11, 2014 à 9:44 | Permalien

        La pression sociale, reçue à la fois par ta femme (via ses relations) et tes enfants (via les leurs à l’école) t’empêchera sans doute de continuer ton mode de vie, je veux dire par là de le faire subir à ton entourage.

        Ce n’est pas une critique, juste un constat. Un célibataire (vivant seul) pourra choisir de faire du freeganisme, porter de vieux vêtements fonctionnels si son employeur n’y voit pas d’inconvénients mais une fois en couple avec des enfants et en fait des que tu sortiras de ton « isolement », les problèmes commenceront à apparaître.

        • Publié le janvier 11, 2014 à 10:55 | Permalien

          La pression sociale devrait empêcher un jeune cadre de la recherche publique de passer ses samedis matins à plonger dans les ordures, mais ce n’est pas le cas ^^

          Non, sérieusement, de par mon mode de relation polyamoureux, et ayant de par ailleurs suffisamment de psychologie pour qu’il soit impossible à mes partenaires de me faire changer selon des exigences sociales arbitraires, je ne vois aucune raison pour que ma situation change à l’avenir. Le seul changement majeur qui pourrait survenir, et j’y ais bien réfléchit, serait que j’ai un ou plusieurs enfants à élever, et la seule différence qui en résulterait serait que j’aurais simplement beaucoup, beaucoup moins de temps libre. Ma soeur a récemment accouché, elle partage mes opinions. J’ai un très bon modèle devant moi à ce sujet.

          De plus je tiendrais je pense beaucoup trop à mes enfants pour les envoyer à l’école, se faire formater à la haine sociale ordinaire. On passe notre vie à déconstruire les horreurs sociales qu’on y voit et les traumatismes qu’on y reçoit, si j’ai des enfants je compte bien leur éviter ça. Si tu es de l’avis que l’école est mieux que l’éducation à la maison, je t’invite à regarder les ressources des parents qui pratiquent le homeschooling, c’est très éclairant.

          Je pense que le coup du « tu verras quand tu auras une famille à charge » c’est surtout un phénomène de pression sociale comme tu le dit en effet, mais qu’on croit à tort qu’on a pas le choix, alors qu’on l’a. C’est d’ailleurs le même processus quand on décide d’abandonner la monogamie pour le polyamour.

          • zx97
            Publié le janvier 12, 2014 à 10:41 | Permalien

            Je ne parle pas le novlang 😉 Tu vas beaucoup trop loin à mon avis, mais bon courage en tout cas !

      • S.Rite
        Publié le janvier 12, 2014 à 7:21 | Permalien

        « De plus je tiendrais je pense beaucoup trop à mes enfants pour les envoyer à l’école, se faire formater à la haine sociale ordinaire. On passe notre vie à déconstruire les horreurs sociales qu’on y voit et les traumatismes qu’on y reçoit, si j’ai des enfants je compte bien leur éviter ça. Si tu es de l’avis que l’école est mieux que l’éducation à la maison, je t’invite à regarder les ressources des parents qui pratiquent le homeschooling, c’est très éclairant. » Je partage à moitié ton avis : en fait j’ai l’impression que tu n’exposes que les points négatifs de l’école (qui sont d’une réalité effarante, évidemment), alors qu’il subsiste du positif (pas tout le monde ne peut faire du homeschooling par exemple. J’ai deux questions :

        1 Autant je pense que le homeschooling primaire/collège peut très bien se faire, autant je vois pas trop pour le lycée (disons que pas tout le monde ne peut enseigner la filière S, L, ou ES, qui demande tout de même un background pour rendre l’enseignement accessible à l’élève). Dans les faits, comment cela se passe-t’il? On envoie finalement l’élève au lycée (Ce qui peut provoquer un choc culturel conséquent, j’imagine)? Ou bien on continue son enseignement? (Et ça, je ne pense pas que ça soit accessible à tout le monde, aussi bien concernant le bagage que financier (au cas où l’appel à un prof extérieur serait requis)).

        Je connais un mec dans ma fac qui n’est jamais allé à l’école, ben j’ai l’impression que ça ne se passe pas très bien pour lui, niveau méthode de travail, toussa. Je ne généraliserais pas, mais ce contre-exemple montre les problèmes qui peuvent survenir (qui ont sans doute leur solution, hein), notamment la préparation aux études supérieures. Par exemple, comment préparer l’élève aux études supérieurs quand l' »enseignant » n’en a jamais fait par exemple????

        2 N’est-il pas possible, selon toi, de quand même laisser son enfant aller à l’école, afin qu’il puisse justement développer son esprit critique? Je m’explique :

        Si l’on prend une journée lambda à l’école, prenons un cours de sciences nat’, au pif. Disons que le maitre / la maitresse dise comme ça, qu’on est au sommet de la chaine alimentaire et c’est pour ça qu’on doit se goinfrer de bidoche sinon manque de protéines (j’exagère, mais à peine). Imaginons un parent soucieux de son enfant (une espèce en voie de disparition?), qui lui demandera ce qu’il a appris à l’école. L’enfant ne manquera pas de donner cette information. Et à mon avis, c’est là que les choses peuvent commencer : commencer à poser les bonnes questions! Par exemple le dialogue pourrait commencer ainsi : « Ah, donc, elle a dit ça. Et qu’est-ce qui te prouve que c’est vrai? » « Ben c’est la maitresse qui le dit » … Et là, de fil en aiguille, on arriverait à prendre d’autres sources, qui expliquent que l’homme est en fait à la même place qu’un anchois. Sans le lui faire admettre de force (sinon on se place au niveau de la maitresse), on pourra alors lui expliquer que l’esprit critique, c’est important, et qu’il ne faut pas hésiter à consulter d’autres sources et faire sa propre opinion. En fait, en écrivant ça, ça me semble carrément évident (c’est le principe de l’éducation), mais comme personne ne l’applique, je comprends que les dérives de l’école soient visibles à ce point.

        Enfin bref, pour résumer mon argumentaire, personnellement, je réduis l’école à un outil : Utiliser un outil de manière efficient peut maximiser les bienfaits apportés à l’enfant tout en minimisant l’impact (et sera une meilleure solution pour certains que le homeschooling, parce que je doute réellement que tout le monde puisse l’assurer jusqu’à la fin du lycée), mais laisser l’outil décider à sa place est effectivement source de problèmes.

      • S.Rite
        Publié le janvier 12, 2014 à 7:34 | Permalien

        Par contre t’as oublié un argument pro home-schooling, qui vient de me venir en tête, et ce pourquoi d’ailleurs je l’ai envisagé : le niveau, la façon d’enseigner.

        Personnellement il y a quelque chose que je ne peux pas supporter, c’est qu’on te demande sans raison de retenir une notion sans la comprendre. Autant il y a des définitions qu’on doit savoir par coeur ou du moins admettre, pour une explication ultérieure, autant la systématisation de ce concept m’énerve. En fait c’est le cas avec un tas de choses, qui avec une explication un minimum intuitive pourrait être compris desuite (mais non, on préfère obfusquer les notions, pourquoi faire simple…).

        Enfin bref, une opportunité cruciale de l’home-schooling, quelque chose qui peut donner un profil atypique mais pouvant être des plus intéressants (je dirais même plus, c’est ce genre de personnes qui sont capables d’innover de manière significative par rapport à certains « mentiontrèsbienpartout »). Après il faut être capable de fournir un tel enseignement, comme je l’ai fait comprendre dans mon précédent commentaire.

        • Publié le janvier 12, 2014 à 7:40 | Permalien

          Que rajouter ? Je pense que cela fera l’affaire d’un autre billet, encore qu’il faut que je finisse un livre sur le sujet avant de rédiger l’article. Tu peux trouver cet excellent livre en libre accès ici : http://tahin-party.org/cbaker.html Il en parlera mieux que moi.

  3. OlivierC
    Publié le janvier 19, 2014 à 5:41 | Permalien

    Pour les jeux vidéos un bon plan: les abandonwares. Totalement gratuit, et des jeux bien old school qui peuvent être sympa.
    Sinon pour les objets il y a LeBonCoin et sites similaires bien sympa et également Donnons.org, où les gens donnent des objets et on va les chercher.
    Le troc avec les amis et la famille marche bien aussi (très efficace si vous avez des enfants: echange de jouets et d’habits).

    Après je vais passer pour un vieux bouddhisme mais quelque chose qui marche pour recevoir sans demander: l’amabilité. Depuis que je souris, que je m’intéresse vraiment aux commerçants (et non de la sympathie d’apparence), je reçois beaucoup plus en retour (livres gratuits, ristournes). L’idée n’est pas de devenir hypocrite pour recevoir à tous prix des choses, mais simplement d’être respectueux et la nature altruiste de certaines personnes se dévoile. Egalement je reçois naturellement de l’aide de personnes.

  4. Gaelle
    Publié le mai 3, 2014 à 8:58 | Permalien

    et la conso collaborative: ne plus acheter, mais échanger matériels et compétences. troquer, donner, recevoir gratuitement. s’associer pour s’entraider. plein d’idées ici: http://consocollaborative.com/1704-100-sites-de-consommation-collaborative.html

  5. Barrou
    Publié le février 3, 2015 à 6:43 | Permalien

    Tout ça fonctionne si on est en bonne santé. Manger sain coûte quand même un peu ( je sacrifie au bio). Vivre sans chauffage c’est une calamité pour la santé, et que je sache, le chauffage n’est pas donné. Donc, pour vivre de l’air du temps, faut être jeune et en très bonne santé, avoir un logement à soi et peu de besoins. La société ne nous permets plus cette vie de bohème…

  6. Publié le juin 9, 2015 à 3:47 | Permalien

    Un petit commentaire pour répondre à ton sujet.

    – Pour les meubles, faites marcher les réseaux : familiaux dans un premier temps, et après de don ou d’occasion.
    Pour 150€, j’ameuble toute une maison (je pense même que j’aurai des meubles en trop…) L’ensemble des meubles de cuisine, j’en ai pour 60€.
    Et certains meubles en sont à leurs nième maisons / propriétaires / générations. (typiquement la table basse, projet scolaire, qui en ai à sa 3 ou 4eme maison)

    – Pour l’alimentation, effectivement, il y a des trucs sympa dans le régime végans.
    Par contre, le soja, c’est juste immangeable. J’arrive déjà pas à comprendre comment les vaches arrivent en manger, alors les humains…
    Par contre, la grosse difficulté est qu’il faut réapprendre la cuisine. Car en France, la légumes sont l’accompagnement de la viande.
    Donc partir des légumes pour faire un plat n’est pas dans le schéma de pensée par défaut.

    – Pour l’eau, je suis fan d’eau pétillante. Avec une machine à faire des bulles, vive l’eau du robinet! ^^
    Prochaine étape : poser un système pluvalor dans la baraque (bon là c’est du très gros oeuvre!)

    – Pour le freeganisme, ce n’est guère plus que le glanage modernisé.
    Perso, je suis plus adepte du glanage en campagne (Typiquement, faire un champagne de fleur de sureau, récupéré les épis de maïs laissé sur place pour les animaux, …)

    Pour les produits manufacturés :
    – si vous avez un pc, passez à ubuntu (ou autre logiciel libre), ça consomme moins de puissance que windows, et vous aurez l’impression d’avoir une bête de course!

    – Le portable pas mieux : pour moi un vieux coucou (bientôt 6 ans). La batterie commence à faiblir, je ne tiens plus autant qu’avant, faut que je recharge tout les 10 jours maintenant.

    – Pour l’occasion, typiquement, au lieu d’aller chez ikea, aller voir l’occasion. Typiquement, ma futur cuisine à 60E. Une connaissance a acheté une cuisine similaire neuve : 1.000E.

    – Pour le sport, je trouve que le jardinage bien pratiqué est un bon moyen de s’entretenir. (attention quand même à éviter les mauvais gestes)

    – Pour les jeux vidéos, j’ai bloqué il y a longtemps et suis plutôt abandonware (vieux jeu laissé tombé par les marques) que jeux récent.
    Bon là avec Ubuntu, et sans émulateur windows, je suis un peu limité!
    Le seul jeu que j’ai d’installer c’est freecol, débile, moche mais toujours fun! 🙂

    – Pour les livres, la difficulté n’est pas d’acheter, mais de se débarrasser. J’ai beaucoup de livre pas vraiment récent, et personne n’en veux.
    Ni les bibliothèques, ni les repreneurs de livres d’occasion, … Donc j’en écoule lentement par certains associations, mais c’est pas très rapide.

    – Pour les chaussures, avant de choisir une belle chaussure, prenez une bonne chaussure. En gros, une chaussure solide qui protège et maintiens le pied.
    Perso j’ai adopté les cat, pas très élégant, mais passe partout, solide, et maintiens bien les chevilles.

    – Pour les métaux précieux, il y a aussi une concurrence avec l’industrie (pour l’or par exemple)
    Mais il y a aussi de nombreuses possibilités : faire fondre des bijoux, acheter à des petits créateurs de bijou des pièces uniques, …

    Ceci dit, on est plutôt d’accord sur l’ensemble, la forme seul change! 😉

  7. Lana
    Publié le octobre 27, 2015 à 10:03 | Permalien

    En tant que femme, il est difficile de se contenter seulement d’un « savon » et « facultativement » de shampoing, en matière d’hygiène. Mais bon, cela coûte plus cher, d’être une femme…

    • Zerhariel
      Publié le octobre 27, 2015 à 11:22 | Permalien

      C’est bien vrai…

      • Brigitte
        Publié le février 7, 2016 à 2:30 | Permalien

        Ben… Heu… Non. On peut être femme, être propre et ne pas dépenser dans les produits de toilette. Je me lave entièrement (cheveux compris) au savon d’Alep, je n’utilise plus de dentifrice (ça ne sert à rien, c’est le brossage qui lave) – Résultat : ma peau et mes cheveux se portent beaucoup mieux qu’avant et mes dents ont blanchi. Si je me maquillais, je ferais mes préparations moi-même : aucun produit chimique et prix divisé par… 10 ?

        • Nananielle
          Publié le avril 27, 2016 à 6:39 | Permalien

          tu as tout à fait raison. Je rappelle que l’homme et la femme sont de la même espèce, il n’y a aucune raison pour que l’hygiène corporelle soit différente entre l’homme et la femme!!!
          Il y a même des hommes ET des femmes qui se lavent majoritairement grâce au brossage à sec puis au lavage sans savon.

  8. houbron
    Publié le janvier 13, 2016 à 10:13 | Permalien

    nous sommes 3 personnes dans notre foyé, j’ai 26 ans mon copain aussi et notre fille a 3 ans.
    on mange équilibré (beaucoup de fruits et légumes, un peu de viande et des féculant) on paye 40 a 60e de courses la semaines. niveau chauffage on chauffe la maison a 16 degré, on met des pulls et on a pas froids, on s’achète 4 tenues par personne par an. et on se lave au lavabo, ou on prend des douches très courtes et pas de télé chez nous on a un ordinateur

    par contre on sort beaucoup, on visite le monde 1 fois par an
    on apprend beaucoup de chose en faisant nous mm et on gagne une certaine satisfaction et on se sent accompli, on fait les choses qu’on aime vraiment

    seul bémol, c’est très fatiguant comme rythme de vie, je pense que c’est bien pour les jeunes un peu nomade

    très bon article

  9. Sylvain
    Publié le août 3, 2016 à 7:57 | Permalien

    Bonjour, j’ai lu et je mets en oeuvre quelques pratiques depuis quelques années. La question de passer en situation de couple se pose: comment séduire une femme quand on est mal sapé, pas à la mode…? La réponse évidente serait de trouver la bonne, mais mois je pose la question: où? D’où quelque part une justification de sortir du lot et montrer quelque chose socialement. C’est donc un bon plan effectivement pour un célibataire et qui désire éventuellement le rester. D’autre part n’est pas évoquée la question du logement, j’ajouterais donc qu’il vaut mieux être locataire en HLM que locataire dans le privé ou même propriétaire. On peut se permettre vivant seul de ne pas se prendre de douche tous les jours, une petite toilette bien faite au lavabo peut suffire comme à l’époque des cabinets de toilette, vous savez bien les meubles à ablutions du 19ème siècle.
    Personnellement j’ai une tendance aux achats, même si ils sont comparés sur internet ou reportés à plus tard ou même souvent d’occasion, malgré les économies sur les achats et bien la publicité ne m’épargne pas. Il vaut mieux acheter un petit réfrigérateur plutôt qu’un grand. Côté mobilier, on trouve du meuble d’occasion, et ma table de salon certes modeste achetée et mottée pour 25€ chez Ikea me va très bien. En ce concerne avoir une télé ou pas, je dirais que l’essentiel de l’information y est de façon pratique résumée, ce qui est vraiment un gain de temps, et je trouve que c’est plus facile avec la télé de ne pas avoir envie d’acheter malgré les pubs, car pour l’instant il n’y a pas encore de cookies à la télé (on y viendra), à l’époque où je n’avait ni ordinateur ni internet je dépensais beaucoup moins sans avoir à me prendre la tête à réfléchir. En revanche côté pratique d’internet, il permets de revendre ce dont ne se sert plus. Mais en revanche on ne trouve pas grand monde pour les acheter, les gens ont un fort appétit pour le neuf.
    Vivre à la campagne, loin des besoins des grandes villes permet de faire quelques économies, il y a moins de choses étalées qui font envie. Manger peu est aussi une solution.
    Je pense en revanche que tout ce qui concerne les choses qu’on fait soi-même ne sont pas toutes économique, changer un joint oui, réparer sa machine à laver, non, certains calculs sont fait par des industriels, de telle manière qu’il revient plus cher de réparer ou de faire réparer que d’acheter à nouveau, cependant faire réparer dans un atelier participatif n’a pratiquement que pour avantage de tisser le lien social. Réparer soi-même côte cher en matériel, tout le monde ne possède pas le matériel adéquat et souvent c’est à moi qu’on vient demander de prêter sa perceuse ou autre, et je ne pourrais pas leur louer car le lien social disparaîtrait on me demanderait plus rien.
    De plus vivant dans une banlieue où les gens préfèrent le neuf, ils sont peu enclin à me demander de réparer chez eux, ils achètent à neuf.
    Louez donc votre matériel lorsque vous le pouvez.
    J’en reviens au célibat, et bien ça ne m’a pas aider à ne plus l’être en tout cas, nul femme ne s’intéresse à un homme qui sait se débrouiller manuellement, elles préfèrent garder le potentiel d’acheter tout neuf.
    Bon bref être radin c’est quand même assez galère ça peut être une passion, ça ne permet pas forcément d’être riche, car les économies sont reportées sur des dépensent structurelles ou de loisir, il faut quand même sortir de chez soi car en banlieue, avoir un transport est une nécessité absolue. Pour s’occuper sans s’ennuyer demande des efforts financiers aussi, il est indispensable d’éviter toute dépense de santé supplémentaire en évitant la dépression ou la psychose. Faire quelque chose en dehors de son travail est indispensable, comme juste voir des gens à la salle de sport, aller à un spectacle, faire un pic nic avec des potes…
    Je terminerais par dire que jamais on ne devient riche en étant juste salarié avec un salaire moyen sans aucune rente, aucun héritage conséquent. Il est inutile de rêver. Toute comme il est inutile de rêver gagner au loto ou devenir riche en créant son site web. Toutes le petites économies finissent par être redistribuées en dépenses, certes sur un échéance un peu plus longue, mais dépensées quand même. En tout état de cause ces économies permettent juste de mieux vivre, mais au final le bilan sera tout juste de zéro et permet d’éviter la faillite, c’est déjà ça!

  10. Jesus
    Publié le août 15, 2016 à 9:48 | Permalien

    Personne n achèterai un téléviseur pour le jeter au poubelle le lendemain ou le donner à quelque d autre. Je crois que la vie est fait pour qu ont oublie notre mort . A quoi bon des choses qui prend 25ans ou 50ans à battir pour mourrire . Le concept de la vie n est pas fait pour comprendre que l important ces le bonheur

  11. Eleonore
    Publié le décembre 29, 2016 à 2:41 | Permalien

    Bonjour à tous

    Je suis journaliste et pour une émission qui sera diffusée sur M6, je suis à la recherche de personnes qui seraient prêtes à témoigner pour un reportage sur ce qu’on appelle communément les « radins », mais en réalité qui sont plutôt des économes, des consommateurs malins… Il s’agirait de suivre cette personne dans son quotidien, voir ou et comment elle fait des économies dans sa vie de tous les jours…

    Si vous êtes intéressés et que vous souhaitez avoir davantage de détails, merci de me contacter par mail ici : e.voisard@hotmail.fr ; puis nous pourrions fixer un appel téléphonique.

    Merci d’avance pour vos éventuels retours et meilleurs voeux pour 2017 !!

    • Zerhariel
      Publié le décembre 30, 2016 à 1:27 | Permalien

      Vous êtes gentille mais c’est littérallement la 5eme fois qu’on me contacte a ce sujet depuis que j’ai écrit cet article il y a quelques années.
      Je parle de nouveaux modeles amoureux, de luttes sociales, de problemes de société importants, je tente d’analyser de nouveaux modes de vie pour tenter de répondre à la question : « Comment vivre aujourd’hui ? », et de tellement de choses importantes, mais on me contacte en permanence pour des interviews juste parce que j’ai dit que j’etais radin et fier de l’être.
      La derniére fois j’ai accepté l’interview, j’ai discuté une heure avec une journaliste, et à la fin elle m’annonce qu’on ne peut pas m’intégrer au reportage car « J’ai une logique derrière », comprendre par là que ça n’interesse pas les journalistes de savoir pourquoi être radin peut s’inscrire dans un contexte éthique, vous voulez juste présenter des gens comme étant de doux idiots. Je ne dis pas cela contre vous, mais vos patrons qui vous ont donné comme travail ce marronnier merdique. Ce n’est pas de votre faute, mais le journalisme actuel est vraiment, vraiment merdique.

  12. Maurice
    Publié le janvier 8, 2017 à 12:44 | Permalien
  13. Nydge
    Publié le janvier 18, 2018 à 8:29 | Permalien

    Merci pour ces quelques minutes de lecture tres amusantes 🙂

    Plus serieusement la partie sur la consomation de nourriture… je… je dois intervenir !

    Il n’y a actuellement aucune preuve/etude scientifique qui démontre que manger végétarien ou (pire encore) végétalien a un effet bénéfique sur notre physiologie par contre on peut commencer à avoir un certain recul sur les adeptes de longue date de cette pratique.

    Les dégats sont dramatiques…

    Dépression, anxiété, carrences alimentaires que ce soit sur les protéines ou les vitamines. Le projet est il serieusement de vivre plus longtemps ?

    Manger de la viande procure du plaisir et que cela déplaise aux adorateurs des petites bêtes poilues.

    Je ne fais pas l’apologie de la viande car nous (occident) en consommons trop, mais bannir la viande est une vision aussi extremiste et donc erroné de la bonne chose à faire.

    Donc frugalité oui, bétise non

    • Zerhariel
      Publié le mars 5, 2018 à 1:10 | Permalien

      « extremiste donc faux »
      Je ne suis pas d’accord avec ce parcours logique

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