La jalousie : Ses origines, ses mécanismes, ses conséquences, et comment la réduire.

Dans ma vie, je suis passé par toutes les étapes de la jalousie, de la plus maladive et malsaine, jusqu’à sa quasi-disparition.
Il y a 7 ou 8 ans, ma petite amie m’annonce avoir embrassé un autre homme. J’ai détruit ma toute première relation sérieuse, d’une durée de treizes mois, pour cette raison puérile.

Aujourd’hui, j’écoute avec passion mon amoureuse me raconter ses fantasmes avec ses collègues de bureau. Je suis toujours heureux d’en apprendre davantage sur comment se passe sa relation avec son autre amoureux. Je respecte sa liberté physique et psychique (liberté de profiter de son corps autant qu’elle le désire, liberté d’aimer autant qu’elle le désire), et je suis heureux de savoir qu’elle vit une vie bien remplie.

Entre ces deux « extrêmes », j’ai franchis toutes les étapes. Je pense être en bonne position pour discourir de ce sujet aujourd’hui. Je vais donc vous en entretenir. Ce sera long mais je crois que la lecture pourra vous intéresser, et peut-être même vous aider à évoluer.

Avant de commencer sur ce sujet, une question simple :

1/ Pourquoi vouloir se débarasser de la jalousie ?

On pourrait simplement arguer qu’éliminer une source de souffrance potentielle de sa vie est forcément positif. Mais ce serait un peu simpliste : la douleur sert toujours à une fonction, après tout. Si vous avez mal quelque part, c’est votre corps qui vous averti que quelque chose disfonctionne. Le cerveau est un organe comme un autre : s’il vous inflige de la douleur, cela signifie qu’un disfonctionnement vous affecte. La sonnette d’alarme sonne pour prendre les mesures correctives avant que la situation n’empire.

Cela dit, ce raisonnement logique (car votre cerveau est une machine logique, même dans le domaine émotionnel) repose sur un point de vue faussé. Celui-ci se base en réalité sur des réflexes culturels hérités de 10 000 ans d’histoire, dans laquelle la jalousie a joué un rôle très important.

2/ Des origines préhistoriques de la jalousie :

Si les théories évolutionnaristes ne sont pas votre tasse de thé, vous pouvez sauter toute cette partie.

Dans une société primale et primitive, quand la survie demande une vigilance constante, il est sans aucun doute utile de s’assurer le contrôle de son partenaire.. Certains experts d’ethnologie prétendent que la monogamie est apparue avec le développement de la société agricole rudimentaire (post chasseurs/cueilleurs) et l’apparition de la propriété privée. La femme devient une propriété importante, puisqu’elle produit la descendance qui permettra d’étendre le domaine agricole (et de nourrir le patriarche quand celui-ci ne pourra plus subvenir à ses propres besoins). Cette vision explique pourquoi la polyginie (polygamie avec 1 seul homme et plusieurs femmes) a longtemps existé mondialement, jusqu’à aujourd’hui encore (bien que souvent reservé aux plus riches), quand la polyandrie (1 femme pour plusieurs hommes) ne s’observe que dans quelques micro-sociétés. La femme est devenue un bien matériel, pour ses fonctions de travailleuse domestique, mais surtout d’usine à enfants. Et on garde « jalousement » ses richesses : le dixième commandement ne dit-il pas « tu n’envieras point l’âne ni la femme de ton prochain » ?

Avec cette vision extrêmement sexiste et marchande des relations humaines, a ainsi commencé à la fois le règne de la monogamie et du Patriarcat (domination de l’homme sur la femme, reléguée au rang d’objet sexuel et de procréation).

Par les principes simples de la sélection naturelle, le modèle de la monogamie patriarcale s’est instauré partout dans la civilisation en développement : après tout, le modèle de la famille fermée et solidaire, du « clan », est une entité très efficace pour la protection de ses membres dans une société dangereuse. « La famille traditionnelle est la cellule de base de la civilisation » disent les manifestants de la manif pour tous. Ils ont tout à fait raison sur ce point ! Seul inconvénient : ils sont restés 500 ans en arrière. La race humaine a, dieu merci, évolué, et l’individualisation s’est développée. La famille a perdu son rôle protecteur, et de nouvelles formes familiales ont ainsi pu émerger. On peut quitter sa famille aujourd’hui, sans voir nos chances de survie diminuer drastiquement. L’être humain a les moyens d’exister pour lui-même, de se débrouiller et de survivre seul, de se développer comme il l’entend et décider lui-même de son avenir.

La jalousie est le vestige d’une société à l’image de la nature qui l’a vu naître : sauvage, brutale, impitoyable. Une société qui a développé la monogamie et le sexisme comme des moyens de survie, ceux-ci ayant été très utiles à la perpétuation de l’espèce humaine. Après tout c’est là le seul but de la nature : la perpétuation de l’espèce. Si certains procédés aident à survivre et se reproduire un maximum, alors ces procédés se généraliseront par simple sélection naturelle, qu’ils soient éthiques ou non.

Des exceptions existent, bien entendu. De nombreuses micro-sociétés isolées, par exemple au fond de la jungle, ont développés des moeurs complètement différentes. Depuis un an que je vis en Guyane je suis toujours autant fasciné par le rapport des communautés locales aux relations hommes/femmes. Cette région est très multiculturelle. Les tribus bushinengues (noirs issus de l’esclavage) sont officiellement polyginistes, mais dans les faits les femmes sont également polyandres (ce qui est logique : dans une tribu constituée à 50% d’homme et 50% de femmes, en excluant toute homosexualité, si TOUS les hommes sont polyginistes alors obligatoirement les femmes sont aussi polyandres). Ce mode de vie très particulier s’explique par le fait que l’homme est en voyage perpétuel (en pirogue) entre plusieurs tribus pour assurer sa pitance, et possède sa famille dans chaque « port ». Il entretient ainsi plusieurs femmes et enfants. Chaque femme est ainsi entretenue par plusieurs hommes.
Dans de nombreuses tribus amérindiennes, avec un mode de vie plus sédentaire, la polygamie (polyginie ET polyandrie) est la norme. Le « couple » n’existe donc pas : on est dans une position d’anarchie relationnelle totale.

Dans ce document :  http://puffin.creighton.edu/jesuit/relations/relations_06.html une discussion animée a lieu entre un chrétien et le shaman d’un village. Le bon jésuite ne comprend pas comment la polygamie est possible, et demande nottamment comment les hommes savent quels sont leurs enfants. La réponse est pourtant tellement évidente : « Tout les enfants de la tribu sont nos enfants, nous les aimons tous ». La cellule « familiale » comme base de la civilisation est ici étendue à la tribu entière. L’enfant n’est pas l’enfant du couple, mais de la tribu.

En conclusion, nous pouvons affirmer que la jalousie est un sentiment parfaitement explicable issu de notre culture, mais que d’autres cultures sont possibles où la jalousie n’est pas de mise. A nous de développer des éléments culturels plus sains et plus éthiques que ceux qui se sont imposés par leur efficacité en des temps plus sauvages et plus difficiles.

3/ Avant de rentrer dans le vif du sujet, définissons un peu mieux la jalousie.

La jalousie au sens sentimental du terme a une connotation bien différente du mot usuel. Si tu annonces à untel que ton boulot t’offre des vacances dans les îles tout frais payés, celui-ci sera jaloux. Si tu flirtes avec sa copine, il sera jaloux également. Les deux émotions, bien que portant le même nom, sont évidemment bien différentes. On appellera le premier la « jalousie envieuse » et le deuxième la « jalousie romantique ».
Si un homme lambda couche avec ta petite amie, assurément la jalousie que tu peux ressentir n’est pas de nature envieuse : tu peux coucher avec ta petite amie à peu près n’importe quand. Pour toi, il ne s’agit pas de quelque chose d’exceptionnel. La jalousie romantique est donc d’une nature profondément différente. A noter : Dans certains cas, les deux sont mêlés, mais on reviendra sur ces concepts plus tard. Pour le moment, gardons une distinction bien nette :

Jalousie ENVIEUSE = Je voudrais être à ta place car ce que tu fais semble absolument génial.
Jalousie ROMANTIQUE = Je me sens bléssé d’une manière profonde par rapport à ma relation.

On va analyser maintenant un peu plus en profondeur la notion de jalousie romantique : Pourquoi se sent-on bléssé par ce que fait éventuellement notre partenaire avec quelqu’un d’autre ?

4/ Mécanisme d’action de la jalousie romantique

Tout le monde le sais déjà : la jalousie est un problème d’estime de soi. Certes, mais je n’ai pas pris la peine de commencer ce billet pour m’arrêter à une synthèse si banale. On va creuser un peu le concept.
Avant cela, définissons ensemble deux éléments-clefs :

a) L’estime de soi : Définition web :  « terme désignant le jugement ou l’évaluation faite d’un individu en rapport à ses propres valeurs » – Il s’agit de l’importance relative que vous accordez à votre personne. Suis-je une personne « importante », ou « bonne » ? Suis je donc en adéquation avec ce que je pense que je devrais être ?

b) L’égo : Définition web : « désigne généralement la représentation et la conscience que l’on a de soi-même » – plus précisément, il s’agit également de celle que l’on PROJETTE dans la société. Je pense être ceci, je me projette comme ceci dans la société. C’est l’image que je me fait de moi même et donc celle que je projette.
Sociétalement, l’égo joue un rôle central : dans une société non égalitariste, il existe par définition une hiérarchie sociale. Votre position dans cette hiérarchie définit votre place, et c’est là que vous allez projeter votre égo. On a tous en tête l’image du riche insolent, qui se permet de traiter autrui avec mépris puisqu’il dispose d’une place plus importante. Sa valeur est supérieur à la votre, car il est en tête du classement de la hiérarchie : il a l’argent et le pouvoir. Les SDFs, eux, sont vus comme de la vermine en bas de l’échelle sociale.

Avec les deux définitions ci-dessus on comprend aisément que l’égo est la source de l’estime de soi. Mon auto-représentation (égo) est-elle en adéquation avec ce que je désire qu’elle soit ? Si oui : mon estime de moi-même remonte. Si non : elle diminue. Le boost à l’égo est donc excellent pour améliorer son estime personnelle. Attention il y a un piège : tout dépend des VALEURS selon lesquelles vous vous définissez. Si vous pensez qu’être sadique envers autrui vous assure une position dominante, et que dominer autrui vous assure une position plus haute dans la société, alors votre égo sera boosté à chaque fois que vous effectuerez une action sadique et chaque fois que vous appuierez votre domination. C’est exactement ainsi que fonctionnent les pervers narcissiques.

Un autre fonctionnement intéréssant de la hiérachie sociale est bien évidemment le fameux paradoxe de don juan : En conséquence des valeurs sexistes de notre société, un mâle qui couche avec beaucoup de femelles s’asseoit une position dominante, tandis qu’une femme qui couche avec beaucoup de mâles voit sa position sociale diminuer (elle devient comme un « bien matériel d’occasion » et perd de la valeur. Objectification de la femme, encore et toujours !). Sacré paradoxe, puisqu’on imagine mal comment beaucoup d’hommes pourraient coucher avec beaucoup de femmes si les femmes n’en faisaient pas autant. On a pu concilier ce paradoxe grâce à la création de la figure de la femme « Pute ou Sainte » (Couche avec les salopes & épouse une vierge). Mais je digresse.

Pour revenir à la question de la jalousie, on va voir comment les concepts entre-reliés d’égo et d’estime de soi entraînent deux sortes de jalousies distinctes : la jalousie provenant de l’égo, et la jalousie provenant de l’estime personnelle. Je vais développer ces points dans les parties suivantes. Cela étant dit, reprenons depuis le début. Votre partenaire couche avec une autre personne que vous. Que ressentez-vous ? Principalement : de la colère, et de la tristesse.

5/ La jalousie colérique, ou Fracture à l’égo : Emotion particulièrement violente pour les hommes. Dans notre société patriarcale et sexiste, l’égo des hommes est bien plus gonflé que celui des femmes [Note perso : c’est la raison pour laquelle je préfère en général la compagnie des femmes]. La raison est simple : les hommes sont dans une course perpétuelle pour savoir qui aura le plus gros pénis. Les femmes étant des femmes, elles ont perdu la course par avance puisqu’elles ne peuvent rivaliser avec un homme. Leur seul moyen de s’élever dans la hiérarchie est encore d’épouser un homme ayant une position importante dans la hiérarchie sociale. Après tout, on en est encore à penser qu’une femme est incapable de faire quoi que ce soit sans un homme.

Pour cette raison, je vais m’adresser ici à un public masculin, encore que beaucoup de femmes rentrent bien sûr dans ce type de schéma. Nous allons discourir sur l’exemple de l’homme cocufié par sa compagne.

Vous êtes cocufié. Votre égo est brisé. Vous étiez un idéal qui se basait sur des valeurs, et voici que votre idéal s’est cassé. Vous étiez l’homme de la situation, l’homme qui avait le contrôle, la domination, bref qui possédait sa compagne. Vous n’avez pas le contrôle au final ! Vous n’êtes mêmes pas capable de conserver la maigre « conquête » féminine que vous aviez épousée ! Et pourtant, vous avez un contrat signé devant Dieu et l’Etat (le contrat de mariage) qui prouve que cette possession est la vôtre ! Comment un malotru peut-il venir jouir de votre possession et vous déposséder de votre pouvoir sur cette femme, pour l’ajouter dans le propre compte en banque de ses conquêtes ?

Raisonnons en clichés, puisque les clichés sont un reflet de la société. Le cocu sera un homme timide, n’ayant pas beaucoup de succès avec les femmes, et donc dans une position de frustration permanente. L’amant sera un don juan quelconque, beau gosse et charmeur. Il multiplie les conquêtes féminines. Vous serez JALOUX ! Jaloux de ce qu’il ose empiéter sur votre propriété privée. Jaloux de comment l’amant domine le cocu, le cocu dont l’on se moque dans le village. Votre position sociale est en chute libre, déjà qu’elle n’était jamais bien haute ! Le cocu, détroussé de ses dernières bribes de pouvoir, jaloux à mort de cette homme qui l’a dominé, toute la frustration accumulée dans une vie ressurgissant, peut en venir à des extrémités d’une violence inouie pour reprendre une position dominante. La violence est la forme la plus extrême et la plus sauvage pour asseoir sa domination sur autrui : pourquoi croyez vous que l’écrasante majorité des crimes passionnels soient commis par des hommes ? L’homme trompé peut aller jusqu’à vouloir se venger dans un dernier acte  de violence barbare.
Votre égo était en grande partie définit par la personne que vous possédiez. Votre position dans la société était déjà basse, vous avez nagé toute votre vie pour éviter de sombrer, et quelqu’un vous met la tête sous l’eau. Vous vous débattez avec la force de celui qui perd tout. C’est compréhensible.

On le comprend, ces réactions violentes de jalousie sont révélatrices de plusieurs valeurs et problèmes sous-jacents :
– Je pense que ma position dans la société dépend de la personne / des personnes avec qui je couche ou que je possède.
– Je pense qu’il est extrêmement important de posséder une bonne position dans la société

6/ La transition : De la fracture à l’égo jusqu’a la perte d’estime de soi, de la colère à la tristesse.

Trois possibilités de scénario :

Scénario majoritairement masculin (égo gonflé) : L’égo est fracturé, mais l’estime de soi n’est pas ou peu touchée. Cela est possible grâce à l’intervention du déni qui protège l’estime personnelle de la personne trompée. Cette stratégie consiste à tout mettre sur le dos de l’autre personne. Vous entendrez souvent dire comment « c’était une salope/un connard », « toutes les femmes/les hommes sont pareils » etc. C’est une mesure d’auto-protection efficace.

Scénario intermédiaire : la fracture à l’égo entrainera une chute d’estime de soi.

Scénario majoritairement féminin (égo faible) : L’égo est certes fracturé, mais celui-ci étant un égo féminin/faible, il n’était pas bien haut de toute manière. L’estime de soi étant particulièrement basse par contre, on sentira encore mieux la jalousie qui dépend de l’estime de soi :

7/ La jalousie triste, ou Chute de l’estime de soi.

Scénario donc ici typiquement féminin. La personne va se demander « ce qui cloche chez elle ».
Cette pensée est la conséquence directe de l’idée que « Si mon partenaire va voir ailleurs, c’est que je ne suis pas assez bien pour lui ».
Cette idée découle d’une valeur qui dit que : Il est possible de répondre à 100% des besoins d’une personne. En d’autre terme, il est possible d’être la personne parfaite pour quelqu’un, et que cette personne soit également la personne parfaite pour vous, que vous correspondiez à 100% sur vos besoins et exigences.
On notera que cette valeur n’a AUCUN FONDEMENT. On pense juste ça parce que nos parents nous ont transmis implicitement cette idée. Et pourquoi notre société pense-t-elle cela ? Parce que sans cette valeur, le concept entier de monogamie s’écroule ! Il est donc essentiel de maintenir cette valeur pour maintenir la monogamie ! C’est le serpent qui se mord la queue : on croit quelque chose pour justifier la monogamie, et on justifie la monogamie par cette même croyance !

Les corrolaires à la combinaison de cette valeur et de la valeur monogame sont les suivants :
1 – Il est le rôle et le devoir du partenaire de répondre aux besoins de son partenaire (au passage, voilà une belle justification au viol conjugal).
2 – Si la personne n’arrive pas à répondre aux besoins de l’autre, c’est soit qu’il ne s’agit pas du bon partenaire, soit que cette personne est inapte à entretenir une relation.

En d’autres termes : le prince charmant existe, il suffit juste de le trouver, et si vous ne le trouvez pas, c’est que vous ne le méritez pas.

Et après avoir enchaîné échec sur échec, après n’avoir jamais réussi à conserver une relation vraiment satisfaisante et de longue durée, tu finis par te dire que y’a quelque chose qui déconne avec toi, forcément. Surement, tu n’es pas une personne suffisamment bien pour « faire marcher » une relation.

Ainsi vient la deuxième source de la jalousie : le sentiment que vous êtes inapte à une relation, que votre valeur n’est pas suffisante pour conserver et posséder un partenaire. Votre estime de vous-même chute d’autant plus qu’elle était basse au départ.

Autre difficulté majeure : le fait d’avoir une estime de soi basse entraîne, dans un marché monogame et donc compétitif (je n’ai le droit qu’a un seul partenaire et donc il faut que ce partenaire soit LE MEILLEUR POSSIBLE), une peur de l’abandon. Si vous avez développé une estime personnelle faible, vous avez peur d’être abandonné. Vos « échecs » sentimentaux et vos ruptures passées contribuent à affaiblir la perception que vous avez de vous-même, alimentant ainsi votre peur de l’abandon. Le cercle vicieux devient un tourbillon mortel où l’on se noit facilement.

Cette peur de l’abandon est un puissant moteur de la jalousie. On la retrouve très souvent chez les adultes ayant été abandonnés par un parent (ou par les deux) pendant leur enfance. Le sentiment de culpabilité qui a grandit avec eux les entraine facilement dans cette boucle infernale.

8/ Synthèse sur la jalousie romantique et précisions supplémentaires.

On a donc vu comment la jalousie, cette émotion puissamment négative, se développait après une tromperie. J’ai choisi cet exemple « extrême » pour la démonstration, mais il suffit de bien moins pour déclencher la jalousie. On a pu développer en détail avec cet exemple, comment la jalousie prenait ses racines dans la dissonance entre la société et la réalité. Comme pour les femmes photoshoppées, on nous impose un idéal à suivre qui n’existe pas, et qui n’est juste pas possible.

Quelques objections que j’ai entendu a propos des idées développées ici :

a) Certains disent que la jalousie est « une bonne chose » car cela prouve que « le partenaire tient à la personne ».
C’est partir du principe que tenir à la personne équivaut à vouloir la posséder entièrement. Cela objectifie la personne et la définit en tant que possession par rapport à l’autre, et répond ainsi d’une logique malsaine. « Si je te veux, je veux te contrôler, sinon c’est que je ne te veux pas vraiment ».

b) Mais les vieux couples qui sont ensemble depuis des années ? Mes grands parents ont fété leurs 60 ans de vie commune, c’est la preuve que la monogamie peut fonctionner !
Oui et non.
Oui, la monogamie peut fonctionner. Mais pour tenir en monogamie, il faut accepter le fait que l’autre ne pourra jamais répondre à 100% de nos besoins, et donc que nous seront privés de certaines de nos envies jusqu’à la fin de nos jours. Ce contrat était plus facile à accepter à l’époque de nos grands-parents, car 1/ la vie était plus rude et il fallait donc vite se protéger en formant un couple, et 2/ la société était plus sévère envers ceux qui refusaient de rentrer dans le moule de la monogamie. Le choix était donc vite fait : fait marcher ton couple ou crève.
Aujourd’hui, le taux de divorces record est un indice tangible que cette époque est révolue, qu’on est de plus en plus libres de vivre une vie libérée, et qu’on ne s’en prive pas. On ne se contente plus du « bien », on désire le « mieux ». On est très exigeants, et on enchaîne les histoires d’amour. Au fond, les monogames d’aujourd’hui sont des polyamoureux, qui ne font qu’espacer dans le temps leurs aventures : plusieurs amoureux, mais jamais en même temps, ce serait sale.
En fait, la seule manière de faire marcher la monogamie aujourd’hui, c’est de se contenter de peu… ou de tricher. Nos grand parents ne se privaient d’ailleurs pas sur ce dernier point, quoi que vous en pensiez.

Une autre précision sur ces idées : Ne culpabilisez pas à cause de votre jalousie ! Vous êtes le produit de milliers d’années de culture sexiste et de hiérarchisation sociale. Vous êtes le produit de votre éducation. Si déjà vous décidez que votre jalousie est déplacée et indésirable, vous commencez à avancer dans le bon sens ! Après tout, nous vivons dans une société raciste et sexiste, et même avec la meilleure volonté du monde, il est quasi impossible de ne pas avoir de pensées racistes et sexistes. Ce n’est pas grave, les pensées n’ont aucune valeur : c’est vos paroles et vos actions qui comptent vraiment. Ainsi, même aujourd’hui, il m’arrive de sentir régulièrement des piques de jalousies. Sauf qu’avant, c’était une épée qui me transperce le coeur, et aujourd’hui c’est une piqûre de moustique.
Quand on rentre dans une parfumerie, on en ressort parfumé. Quand on baigne dans une société où la jalousie joue un rôle central, c’est un sentiment tout à fait normal à expérimenter. N’hésitez pas à en discuter avec votre/vos partenaire(s). Attention cependant, cela ne vous donne aucun droit sur la liberté d’action d’autrui, gardez ça à l’esprit !

9/ Solutions pour diminuer notre jalousie romantique :

Considérant tout ce qui a été dit, on peut développer deux modes d’action pour diminuer notre jalousie romantique :

a) Remplacement de nos valeurs malsaines par des valeurs plus saines

Si vous êtes un homme, votre femme ne vous aime pas pour votre capacité à subvenir à ses besoins matériels. Si vous êtes une femme, votre partenaire ne vous aime pas pour votre capacité à procréer. Nous ne sommes plus dans la préhistoire : les femmes peuvent subvenir à leurs propres besoins, et les hommes n’ont pas besoin d’enfants pour s’enrichir.

Réalisez que votre partenaire n’est pas une conquête qui sert à asseoir votre position sociale ou à renforcer votre égo. Réalisez que votre égo ou votre position sociale ne devrais pas dépendre de votre situation maritale.

La personne en face vous aime pour ce que vous avez d’unique. Vous êtes une personne unique. Vous avez une étincelle unique dans vos yeux. Vous n’êtes pas remplaçable. Si votre conjoint vous remplace, par exemple pour une femme plus jeune ou qui présente mieux, il ne vous aimait pas vraiment, il était avec vous pour la position sociale que vous lui apportiez. Et vous êtes mieux sans cette triste personne.

Réalisez que vous ne pourrez jamais répondre à 100% des besoins de votre partenaire, et que ce n’est pas votre rôle. Cela ne diminue pas votre valeur en tant que personne.

Réalisez que les échecs passés ne sont pas votre faute, et ne sont pas la faute de l’autre non plus. L’échec d’une relation vient en général de problèmes de communication, d’incompatibilités non négociables, ou d’une dissonance entre ce que vous ou l’autre idéalisiez et la réalité.

En bref : dissociez votre égo et votre estime de vous-même de votre situation sentimentale.

b) Etape suivante : destruction de l’égo

On digresse un peu ici, mais je pense que c’est une digression importante. Quand vous avez finit de faire dépendre votre égo à des éléments externes à vous-même (votre situation professionnelle, sentimentale, vos compétences, vos succès ou échecs passés…), en bref quand vous réussissez à faire sortir votre égo de la hiérarchisation sociale, que vous arrêtez de vous projeter dans cette hiérarchie, vous commencez alors seulement à être véritablement libre.

En des termes plus vulgarisés : quand vous réussirez vraiment à vous foutre de ce que les autres pensent de vous, vous aurez fait un pas de géant vers la sérénité.

Quelqu’un couche avec votre femme ? Big deal. Quelles conséquences facheuses pour vous ? Aucune, au fond. Vous vous en foutez. Vous êtes sereint. Vous êtes libéré des émotions négatives que la société vous demande de ressentir à ce moment là.

10/ Sublimation de la jalousie romantique restante.

Vous remarquez que j’ai appellé la partie précédente « Solutions pour diminuer notre jalousie romantique ». « Diminuer » et non pas « Supprimer ». Cela tient au fait que je n’ai jamais réussi à détruire complètement mon égo, à m’exclure de cette compétition éternelle qu’est la vie (de mâle, surtout). J’ai l’esprit compétitif. Les concours de « qui a la plus grosse bite » me stimulent. Mon égo est très diminué, mais il existe toujours. Ainsi, comme je l’ai évoqué plus haut, je ressent encore parfois des piqûres de jalousie.

La bonne nouvelle, c’est qu’il est possible de sublimer cette énergie pour en retirer des bienfaits. Je me rapelle, pendant mon évolution, avoir été extrêmement jaloux après un épisode douloureux pour mon égo. J’ai pris cet évènement comme un challenge : quelqu’un essaie de me dominer ? Alors je vais me développer jusqu’à retrouver une position supérieure.
On dit que les gens s’encroûtent et s’empâtent dans la routine d’une relation. Penser que vous pouvez perdre votre partenaire n’est pas totalement inutile ou néfaste : dans une certaine mesure, cela peut être un moteur qui vous pousse à entretenir la flamme de la passion, et à continuer votre développement personnel. La jalousie, c’est une forme de compétition. Vous pouvez vous sentir menacé, et entretenir des émotions négatives… Ou alors vous pouvez l’accueillir comme un challenge, et relever le défi. Evidemment ce n’est pas possible si la peur est trop grande : vous seriez alors juste déprimé, paralysé et incapable de réagir.

Je remercie au passage l’ami cher qui m’a par le passé trahi profondément et a exacerbé ma jalousie : tu m’as certes poignardé dans le dos, mais tu as été un catalyseur puissant dans le développement de mes réflexions sur la jalousie et dans mon développement en général. Je ne t’ai jamais remercié pour cela. Je le fais aujourd’hui.

Cela conclut ce que j’avais à dire sur la jalousie romantique. Il est grand temps de parler un peu de la jalousie envieuse. Bonne nouvelle, ce sera bien plus court !

11/ La jalousie envieuse : une forme de jalousie Saine !

La jalousie envieuse est bien plus simple à comprendre. Il s’agit simplement d’envie. On est jaloux comme on serait jaloux du fils du voisin qui a reçu la dernière nintendo à noël. Il n’y a pas de jugement de valeur ici : il s’agit juste de l’envie d’en faire autant.

Evidemment, rien n’est si simple. En général, la jalousie envieuse comporte une partie de jalousie romantique (cette dernière étant quasi impossible à supprimer complètement, on pouvait s’y attendre). Mais plus on réduit la jalousie romantique, plus notre jalousie prend la forme plus pure de la simple envie. C’est d’ailleurs la forme de jalousie prédominante chez les polyamoureux.

Récemment, des gens en Europe avec qui je partage une relation amico-romantique se sont rencontrés et ont fait l’amour. Sans moi ! Ce n’est pas qu’ils ne veulent pas de moi, c’est que je suis bloqué à plus de 7000 km du vieux continent. J’en ais conçu une certaine amertume, une forme de jalousie envieuse. Je voulais être là, je voulais participer, je voulais m’amuser moi aussi avec mes amoureux !
Mais ce n’est pas grave, j’aurais d’autres occasions. Le monde continue de tourner, rien n’a changé pour moi.
Je qualifie cette jalousie de « saine », car elle est dénuée de tout jugement, elle ne modifie en rien ma personne ni les relations que j’entretiens. Elle est une forme pure et innocente de jalousie, la jalousie de l’enfant qui voit les autres s’amuser et veut juste s’amuser aussi. Elle ne porte pas à conséquences. Elle frustre un peu, bien sûr, mais il s’agit d’une frustration superficielle. Les frustrations immédiates sont les conséquences d’une envie immédiate non assouvie, comme des caprices d’enfant. Elle va et elle vient. A la différence des frustrations profondes de la jalousie romantique qui, elles, sont profondément ancrées et néfastes pour la santé mentale.

Une conclusion sur tout ça ?

La jalousie romantique n’est, au fond, que le symptôme de problèmes plus graves et plus profondément ancrés en vous. Des problèmes d’égo et d’estime de soi. Elle offre donc une excellente approche pour débuter un travail de libération personnelle, vers une vie plus saine et plus sage, où vous contrôlez vous même votre vie, sans se soucier du regard des autres, et sans se laisser dicter les règles par des conventions sociales inutiles et néfastes.

Comme tout travail avec sa propre psyché, il peut être extrêmement difficile et douloureux de s’exercer à réduire sa jalousie. Déjà parce que penser à la jalousie est une chose douloureuse. Basiquement, ce travail peut être comparable à se poignarder tout seul le torse avec un couteau pointu, jusqu’à ce qu’on arrive enfin à réaliser que le couteau n’existe pas. Mais je vous garantie que le jeu en vaut la chandelle. Eliminer une source d’émotions négatives si profonde et se forger un chemin vers la destruction de l’égo, c’est basiquement une voie royale vers la sagesse et une vie plus heureuse.

Et puis après tout, la suppression de la jalousie, c’est aussi ouvrir grand la porte vers l’amour inconditionnel, la forme d’amour la plus forte et saine que j’ai pu expérimenter à ce jour. Mais je vous en parlerais lors d’un autre billet.

En attendant, je vous souhaite un futur rempli de bonheur et d’aventures passionnantes et passionnelles.

Zerh.

[Note : Pour faciliter l’écriture de ce billet, j’ai utilisé certains clichés, je me suis alternativement destiné à un public masculin ou féminin selon les passages, et j’ai abordé la problématique dans un cadre purement hétérosexuel. Il est évident que tout les rôles précités et la nature des relations sont interchangeables et que je suis juste allé vers la situation la plus normative par souci de facilité (hétérocentrisme homme/femme). Je m’excuse ainsi pour les homosexuels, bisexuels, asexuels, queers, genderfluids, etc. de les avoir exclus de mon discours, bien que ce billet soit valable, AMHA, pour toute personne jalouse, quelle que soit son orientation ou son genre.]

Cet article a été publié dans Evolution, Féminisme, Passé, Polyamour, Témoignage. Bookmarker le permalien. Laisser un commentaire ou faire un trackback : URL de trackback.

16 Commentaires

  1. Publié le décembre 19, 2013 à 8:43 | Permalien

    Ton article est top! – Le reste de ton blog est pas mal non plus 😉
    Je n’ai pas grand chose à dire, mais je tiens tout de même à t’écrire un bravo et un merci.

    Bravo d’écrire là-dessus, parce que la jalousie que tu dépeins ici existe plus que jamais dans les rapports humains contemporains, et ressort d’autant plus perverse que les individus s’émancipent librement en amour.
    Et surtout bravo de bien écrire.

    Sinon, merci, pour les mêmes raisons que les « bravo » 😉
    Merci, parce que ce que tu racontes, on a beau le partager, ça fait toujours du bien à entendre.
    Ma copine et moi (nous sommes en couple libre), on a pas mal morflé avec cette foutue jalousie, que l’on apprivoise peu à peu, mais qui nous a mis par terre lors de nos premiers pas de côté par rapport à la « norme » du couple exclusif, on te remercie!

    PS : J’imagine que tu penses également qu’on ne parle pas assez de polyamour, alors je me permets de partager mon blog :
    http://lebricolageamoureux.tumblr.com/

  2. Publié le décembre 19, 2013 à 9:17 | Permalien

    Dans ta conclusion tu parles « d’amour inconditionnel ». Mon psychiatre m’a dit que l’amour inconditionnel est possible uniquement avec sa maman ou son papa. Les autres amours sont nécessairement sous conditions. Je me doutes que tu contreras cette idée, tu es très doué pour utiliser toutes sortes d’arguments et ce n’est pas du tout de l’ironie (ni quoi que ce soit de désagréable). Je crois que je te propose seulement une piste… Tu es tout à fait libre de ne pas l’explorer.
    Tu peux justifier la polygamie (polygynie et polyandrie mélangés) autant que tu le voudras, soit tu as raison pour toi-même et tu es sur la bonne voie (alors continue!), soit ta maman ne t’as pas donné suffisamment et sainement son amour pour que tu tiennes debout sur tes 2 pieds sans tuteur psychique ou social ou illusoire ou autre.
    Aucune leçon dans ce commentaire. Vraiment vraiment vraiment.

    • Publié le décembre 19, 2013 à 9:23 | Permalien

      Merci de ton commentaire, merci de préciser qu’il n’y a pas de leçons dedans en effet j’aurais pu mal juger de tes intentions =)

      Je pense que les psychiatres sortent parfois des idées de leurs culs sans les avoir explorées et réfléchies, comme cette idée que l’amour inconditionnel est possible uniquement comme ceci ou cela. Des principes qui sortent de nul part, qui n’ont aucun fondement ni valeur. Si je leur dit que je vis cette forme d’amour et que je connais des gens qui la vivent également et que donc c’est possible, j’imagine qu’ils diront que je vis dans le déni.
      Je me soucie peu de ce que pense quelqu’un de l’amour inconditionnel, mais je dois avouer que ce n’est pas la première fois que j’entend un psychiatre sortir une valeur quelconque et sans fondement comme un fait absolu. Cela m’inquiète et me révolte. Je trouve ça grave et dangereux. Les psychiatres s’adressent en particulier à des gens fragiles.

      Je pense également que la polygamie est la forme de relation la plus saine et la plus évoluée, mais ceci n’est que mon avis

      • Publié le décembre 20, 2013 à 3:40 | Permalien

        Je me suis déjà posée cette question : à quel point on doit admettre le discours de son psy. Je ne suis pas capable d’y répondre. J’ai besoin d’avoir confiance en son discours sinon je ne peux pas continuer.
        Mais comment savoir si j’ai raison ou si je me trompe de le croire, même très partiellement…

        Effectivement j’ai relu mon 1ier commentaire et ça ne me plait pas: mon ton n’est pas assez neutre, j’en suis désolée car mon sentiment était neutre.

        J’ai quand même un exemple. Les seules personnes que je ne pourrais pas m’arreter d’aimer ce sont mes enfants, quoi qu’ils fassent. Je peux arreter d’aimer un homme (ou même plusieurs dans le cas de la polygamie), mais je ne peux pas arreter d’aimer mes enfants.
        Ca me fait penser que la polygamie n’apporte peut-être pas l’inconditionnalité de l’amour mais autre chose… Ou alors ça rend l’amour plus inconditionnel qu’il ne l’est en monogamie sans pour autant être aussi fort que celui de parents/enfants…

        Ton texte pousse à de vastes reflexions et en ça c’est très interessant, qu’on soit d’accord ou pas.
        D’ailleurs il ne s’agit pas d’être d’accord ou pas, mais de respecter la polygamie et la monogamie à conditions que les choix soient faits dans la liberté.

        Voilà pas plus que ça….

  3. Elisende
    Publié le décembre 23, 2013 à 10:41 | Permalien

    Merci pour ce bel article. En ce qui me concerne, je ne vois pas de relation entre la jalousie romantique et l’amour inconditionnel, mais plutôt avec la possessivité. L’autre ne nous appartient pas. Je n’ai jamais ressenti de jalousie, je ne sais pas trop ce que c’est. J’ai été blessé parce que certains partenaires m’ont caché une autre relation. J’y ai senti un manque de confiance. J’ai été triste de voir certains partenaires rester dans une relation qui ne leur convenait plus, qui leur était douloureuse, sous prétexte d’amour, de vie de couple ou d’enfants … A chaque fois, eux m’ont parlé de jalousie, mais pour moi, il n’en était rien et j’ai dû expliquer la différence. En fait, je ne ressens aucun des deux types de jalousies que tu présentes et cette différence me paraît assez judicieuse, même si je pense qu’elles sont en fait liées, surtout si nous les analysons au regard de la possessivité justement …

  4. Ravelle
    Publié le décembre 29, 2013 à 11:27 | Permalien

    Très très bon article qui nourrit d’autant plus la réflexion que je mène sur le sujet en ce moment, merci beaucoup.
    Un bémol cependant : y’a qqs fautes d’orthographe qui font tache, relis toi ^^ Encore merci pour ce texte synthétique !

    • Publié le décembre 30, 2013 à 12:05 | Permalien

      Tu peux me les signaler j’ai du mal même, après trois relectures :3

      • pims
        Publié le décembre 18, 2015 à 11:04 | Permalien

        Il y a un « sereint » qui traîne, qui serait plus joli en « serein » ^^

  5. Publié le février 12, 2014 à 7:26 | Permalien

    Bonsoir Zerh,
    Je suis psychologue et je suis très heureuse de votre article car la jalousie m’interpelle depuis qq années à travers ma vie personnelle et à travers la vie de mes patients. Sans en avoir le temps, j’espérais trouver des articles qui puissent me guider … en librairie, c’est très pauvre… Mais votre article me comble tant personnellement que professionnellement! Vous avez toute mon estime 😉 pour celui-ci! Il respire le vécu et l’esprit scientifique que vous possédez!
    Si j’ai le temps dans les jours à venir, je corrigerai les quelques fautes d’orthographe. J’espère vous suivre.
    Avec tout mon respect et mon estime….
    Cécile

  6. elo
    Publié le mars 30, 2014 à 4:53 | Permalien

    un article intéressant. Je me suis toujours considérée comme monogame inconditionnelle, très jalouse, certainement aussi en raison de mon enfance. Ces derniers temps cependant j’ai pris du recul, appris à me connaitre, à m’apprécier, et commence un peu à remettre en question la monogamie qui caractérise notre société. J’ai apprécié ton article car il m’apprend beaucoup de chose sur les relations libres, me fait réfléchir sur cette notion de « possession » du couple, et tu restes relativement objectif ce que j’ai énormément apprécié (la propagande n’est jamais agréable). Bref, merci pour cette article 🙂

  7. Publié le septembre 13, 2014 à 9:24 | Permalien

    Merci pour cet article très intéressant – et très complet. Étant moi même en pleins questionnements et exploration sur la non exclusivité. et donc ce sentiment de jalousie (je parlerai plutôt de possessivité dans le cadre de la jalousie romantique), je suis passée par pas mal de ces réflexions.
    J’ai qq articles en brouillon sur le sujet mais je crois que je vais simplement renvoyer mes lecteurs vers ton post 😉

    Je suis en train de lire le livre de Serge Chaumier « La Déliaison Amoureuse » qui approfondit un peu ces concepts, si ce n’est pas déjà fait je te le conseille.

  8. pims
    Publié le janvier 24, 2015 à 9:45 | Permalien

    Merci pour l’article. Je commence à comprendre un peu plus ce que c’est que la jalousie romantique, qui était un concept extrêmement théorique et me paraissant particulièrement irrationnel avant de te lire. Maintenant, ça me paraît juste extrêmement théorique et rationnel dans un référentiel qui n’est vraiment pas le mien.

    Mais au moins, j’vais ptet comprendre ce que mes proches veulent me dire la prochaine fois qu’ils me parlent de jalousie.

  9. Camille
    Publié le mai 14, 2015 à 7:19 | Permalien

    Cet article est trop méga top, mais concrètement, quand on a des problèmes d’insécurité et de confiance en soi, c’est super compliqué de faire face aux vagues de jalousie – souvent injustifiées… J’essaie de travailler sur moi mais pour l’instant, c’est duuur.

    • Zerhariel
      Publié le mai 14, 2015 à 10:02 | Permalien

      Ca c’est vraiment certain :/

  10. Publié le juin 28, 2017 à 8:57 | Permalien

    Meilleur article sur la (les ?) jalousie que j’ai lu à ce jour, bravo ! Aussi bien écrit qu’intéressant, instructif et ouvreur de plein de réflexions !

    Je me permets de partager un site qui traite en partie d’amours ouvertes :
    http://www.monptitcanard.wordpress.com

Un trackback

Laisser un commentaire

Votre e-mail ne sera jamais publié ni communiqué. Les champs obligatoires sont indiqués par *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

*
*